C'*H«0*4- (KO, HO) = C'MPOS KO + 2 IL
L'hydrure de salicyle chasse l'acide carbonique des carbonates alcalind et produit des salicylures métalliques. Le potassium agit sur l'hydrure de salicyle à l'aide d'une douce chaleur, mot en liberté de l'hydrogène, et donne encore naissance à du salicylure de potassium.
Le chlore et le brome transforment l'hydrure de salicyle en produits cristallisables , qui n'en diffèrent que par la substitution de I équivalent de l'un ou de l'autre de ces corps à la place de i équivalent d'hydrogène. L'iode n'exerce pas d'action sur cette substance. L'acide azotique fumant transforme à froid l'hydrure de salicyle en un produit cristallisé , qui n'en diffère que par la substitution de I équivalent de vapeur nitreuse à i équivalent d'hydrogène.
Les bisulfites alcalins forment avec l'hydrure de salicyle des composés cristallisés, analogues à ceux que produisent les hydrures de benzoïle et de cumyle.
L'ammoniaque convertit l'hydrure de salicyle en un composé , qu'on désigne sous le nom de salhydramidcy dont le mode de formation et la composition correspondent de la manière la plus parfaite à Ihydrobenzamide.
Le sulfhydrate d'ammoniaque transforme l'hydrure de salicyle en un produit d'apparence résinoïde, qui n'en diffère qu'en co
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que la moitié de l'oxygène s'y trouve remplacée par une proportion équivalente de soufre.
La composition de Thydrure de salicyle est exprimée par la formule
C'*H«(y=4vol.vap.
Ce composé possède , comme on le voit , la même composition que l'acide benzoïque, et l'état de condensation des éléments s> trouve exactement le même. Tous deux forment avec les bases des sels qui présentent la même composition , mais dont les réactions sont essentiellement différentes; c'est encore là un de ces curieux exemples d'isomérie que nous présente si fréquemment l'étude des matières organiques.
§ 1146. Si nous jetons un coup d'œil sur les composés dont nous venons de tracer l'histoire, nous reconnaîtrons facilement que ces aldéhydes si variées, quoique présentant un très-grand nombre de propriétés communes , se scindent néanmoins en deux groupes parfaitement distincts. A la tète des premiers vient se placer Faldéhyde vinique; à la tête des seconds, l'aldéhyde benzoïque.
L'aldéhyde vinique et ses congénères forment avec les bisulfites alcalins des composés cristallisables , de même que celles du second groupe. Exposées au contact de l'air, elles fixent l'une et l'autre i molécules d'oxygène et se transforment en acides volatils qui se correspondent parfaitement. Sous l'influence de l'hydrate de potasse et d'une température de 200 degrés, les unes et les autres dégagent de l'hydrogène en se transformant en ces mêmes acides volatils; mais ce qui les distingue essentiellement Tune de l'autre , c'est d'une part l'action de l'ammoniaque , et de l'autre l'action de l'acide sulfhydrique et du sufhydrate d'ammoniaque. En effet, dans le premier cas, c'est-à-dire avec l'aldéhyde vinique, il se forme une combinaison pure et simple de l'aldéhyde avec l'ammoniaque, tandis que dans le second, c'est4-dire dans celui de l'aldéhyde benzoïque , il y a formation d'eau et d'un produit azoté, de nature particulière, qui ne rappelle en rien l'aldéhyde primitive. Ce produit , dans le cas d^ l'aldéhyde vinique et de ses analogues, se comporte, sous l'influence d'une lessive alcaline, à la manière de l'aldéhyde elle-même, au lieu qu'avec l'aldéhyde benzoïque et ses congénères il y a formation d'un alcaloïde par
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un simple jeu d^isomérie. Tandis que dans le premier cas, avec l'acide sulfhydrique, on obtient un produit de composition analogue et de même groupement; avec les seconds, on obtient bien encore un produit de composition analogue, mais dont le groupement est essentiellement différent. Enfin, avec le sulfhydrate d'ammoniaque, on obtient dans le premier cas des produits sulfurés, jouissant des propriétés basiques; dans le second, cm n'observe absolument rien de semblable.
ACÉTONES.
§ il47. A ces composés si pleins d'intérêt viennent s'en rattacher d'autres, dont Tacétone peut être considérée comme le type, et que par suite on désigne sous le nom générique ^acétones. Nous n'entrerons ici dans aucun détail relativement à l'étude de ces différents produits aussi nombreux que les acides d'où ils dé* rivent. Je me contenterai de vous tracer, en quelques mots , l'histoire de l'acétone proprement dite; j'essayerai de vous expliquer sa constitution, et je m'efforcerai de vous faire saisir les liens qui existent entre les acétones et les aldéhydes.
Je vous ai fait voir plus haut, § 4ii2, que lorsqu'on soumet à la distillation sèche l'acétate de chaux pur, il se dégage un liquide inflammable et très-volatil , auquel on a donné le nom d'acétone.
La formation de ce composé s'explique en vertu de l'équation
C*H»0'CaO = CO»CaO-hC*H»0.
Or, la formule précédente ne représentant que a volumes do vapeur, on a été conduit à la doubler pour avoir le véritable équivalent de l'acétone; on a, dans ce cas,