UENRE ACIDE | ^j^.j^ ^^^^^^^ ^^ ^^.^^^^ C'^H'^O
On pourrait alors piaccM* (Unis une catégorie spôcialo les csscucos
diverses qui, par Fensemble de leurs caractères, no sauraient encore aujourd'hui trouver place dans les groupes précédents.
Quant aux essences sulfurées , elles forment un groupe à part dont nous dirons quelques mots seulement en terminant cette leçon , après avoir soumis à un examen attentif les différents genres que nous venons d'établir.
Les huiles volatiles qui appartiennent à ces quatre groupes présentent des réactions de la plus grande netteté ; aussi leur étude a-t-elle jeté beaucoup de lumière sur la constitution des matières organiques.
Cette classification établie, nous allons passer en revue ces différents genres, et tout d'abord nous examinerons \cs huiles hjrdrocarbonées.
§ 1236. Les diverses huiles volatiles qui appartiennent à ce groupe sont comprises dans un petit nombre de formules ordinairement fort simples ; ces composés présentent , en outre , des cas d'isomérie nombreux et pleins d'intérêt.
Il existe, par exemple, un nombre considérable d'huiles volatiles représentées par la formule
qui correspond à 4 volumes de vapeur; les huiles de térébenthine, de citron, d'orange, de copahu, de poivre, d'élemi, de cubèbcs, etc., sont dans ce cas.
On observe , il est vrai , des différences dans le point d'ébuUition , la densité , le pouvoir réfringent , la chaleur spécifique , le pouvoir rotatoire, etc., de ces différents produits; mais ces différences sont très-faibles et ne sauraient établir de distinctions nettes entre eux.
L'action que l'acide chlorhydrique sec exerce sur ces différents carbures d'hydrogène permet, au contraire, de les classer en trois catégories bien distinctes. Ainsi , qu'on fasse arriver ce gaz bien pur et complètement desséché dans les essences de térébenthine, de cubèbes et de citron, convenablement refroidies {fg, 256), et dans les trois cas on obtiendra, d'une part un produit cristallin, de l'autre un résidu liquide. En apparence les résultats sont donc les mémos; mais l'analyse nous apprend qu'il n'en est pas ainsi.
La matière cristalline résulte bien , dans les trois cas , de Tu-
nion de l*acido chlorhydrique avec le carbure d*hydrogène; mais
si l'on compare les proportions de ce dernier qui s'unissent à un poids donné d'acide chlorhydrique, on trouve qu'elles sont dans les rapports de J, |, i ; c'est-à-dire que la composition de ces produits peut être représentée par les formules
C^ H'^ Cl H , C* H", Cl H , C H», Cl H.
Camphre de térébenthine. Camphre de cubëbes. Camphre de citron.
Ainsi , bien que ces composés renferment le carbone et l'hydrogène dans le même rapport , bien que l'état de condensation soit le même de part et d'autre, il faut néanmoins admettre que leur constitution moléculaire intime est différente , puisque leur pouvoir saturant n'est pas le même. Les combinaisons liquides qui prennent naissance en même temps que les produits cristallisés nous offrent des résultats semblables.
Ainsi , pour les carbures d'hydrogène de la forme