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BIOXYDE DE MANGANÈSE

chlorure correspondant, et laisse par conséquent dégager du chlore. En effet , on a

MnO»H-2ClH = MnCl4-2HO-+-Cl.

Nous avons mis à profit cette propriété, § 207, pour la préparation de ce gaz. On s'en sert également pour cet usage dans les arts, et par suite pour la préparation des hypochlorites employés dans le blanchiment des étoffes de coton, de chanvre et de lin. Or Toxyde de manganèse que nous offre la nature peut contenir des substances étrangères incapables de fournir du chlore par laction de Tacide chlorhydrique ; il s'ensuit que deux échantillons d'oxyde naturel pourront donner des quantités très-différentes de ce gaz, et par suite posséderont une valeur vénale très-différente. Il est donc fort important pour l'acheteur de pouvoir apprécier d'une manière exacte la proportion de peroxyde pur existant dans un oxyde donné.

§ 662. On doit à Gay-Lussac une méthode fondée sur l'appréciation de la quantité de chlore que peut fournir un manganèse donné. L'expérience et les calculs d'équivalents démontrent qu'un poids de 3«',98 de bioxyde de manganèse parfaitement pur, traité par un excès d'acide chlorhydrique, dégage i litre de chlore pur et sec à la température de o degré sous la pression de o^jjGo; si donc le manganèse qu'on soumet au même traitement ne fournit que T de litre de chlore, il en faudra nécessairement conclure qu'il ne renferme que y 5 pour 100 do bioxyde pur. Par conséquent, pour obtenir avec cet oxyde ta même quantité de chlore que fournirait I kilogramme d'oxyde pur, il en faudra prendre un poids

^là 1^ = 1"», 33.

Cette proportion de chlore dégagé peut s'évaluer par deux méthodes. La première consiste à introduire dans un petit matras {fig* ^7^) ^''i9^ de l'oxyde à essayer et à verser dessus 25 à 3o centimètres cubes d'acide chlorhydrique du commerce , après quoi on bouche le matras avec un bouchon traversé par un tube qui se recourbe en formant un angle d'environ 45 degrés, et dont la branche libre doit avoir euviron o^'yôo de longueur. On engage ce dernier dans le col d'un ballon de | litre environ, renfermant une dissolution trè^^tendue de potasse caustique, et l'on chauffe graduellement le

ij8 BIOXYDE de MANGANESE.

matras ; à mesure que le chlore se- dégage , il est absorbé ()ar la

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liqueur alcaline. Dès que le dégagement cesse , on porte à Tébullition le liquide du matras , afin de chasser, au moyen de la vapeur d'eau , les dernières traces de chlore dans le ballon. On verse alors le contenu du ballon dans une éprouvette jaugeant i litre à un point de repère donné, et Ton ajoute graduellement de Teau de manière à amener la liqueur à ce volume, puis on procède à un essai chlorométrique.

On peut remplacer la liqueur alcaline par une dissolution d'acide sulfureux entièrement exempte d'acide sulfurique. Le chlore, arrivant au milieu de cette liqueur, opère la décomposition de Teau , s'empare de son hydrogène , tandis que l'oxygène, se portant sur l'acide sulfureux , le transforme en acide sulfurique. En ajoutant à cette liqueur un excès d'une dissolution d'un sel de baryte et portant à l'ébullilion pour chasser l'excès d'acide sulfureux , le poids de sulfate de baryte obtenu fait nécessairement connaître la proportion de peroxyde de manganèse pur contenu dans l'oxyde essayé. En effet, 3*'",98 de peroxyde de manganèse pur fournissent I litre de chlore sec à o degré et sous la pression de o",76o. Or ce litre de chlore mis en présence de l'acide sulfureux et d'un sel de baryte produit io*%65 do sulfate de cette substance. On déterminera donc la richesse de l'oxyde soumis à l'analyse en posant la pro{)ortion

p représentant le poids de sulfate de baryte donné par l'expérience. Pour obtenir des résultats précis , il est nécessaire d'opérer de la manière suivante : On introduit dans un grand ballon de l'eau distillée, complètement privée d'air par une ébuUition récente, dans

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