HISTORIQUE DE LA COMPOSITION DE L’EAU
\ 45. Premières déterminations qualitatives et quantitatives. — Dans la même année (1783) où Watt découvrit la composition de l’eau, mais au mois de juin, c’est-à-dire postérieurement à la lettre de Watt à Priestley, Lavoisier et Laplace à Paris, Monge à Mézières où il était professeur à l’école du Génie, exécutèrent la synthèse de l’eau, dans des ballons fermés, par la combinaison de l’oxygène et de l'hydrogène sous l’influence de l’étincelle électrique, et leurs expériences, faites avec le plus grand soin, démontrèrent sans réplique : 1° que l’eau est composée, 2° qu’elle n’est formée que d’hydrogène et d’oxygène. Ils trouvèrent qu’elle contient environ 192 volumes d’hydrogène pour 100 volumes d’oxygène.
Leur appareil se composait d’un grand ballon en verre, entouré d’un grillage métallique, percé d’une large ouverture dans laquelle s’engageaient deux tiges en cuivre et trois tubes en verre ( fig . 62).
niture métallique du ballon; elles se terminaient au centre par deux boules placées à un millimètre environ.
L’une des tiges était fixée à la machine électrique et l’autre communiquait avec le sol; parce moyen, on pouvait faire jaillir dans l’appareil un nombre indéfini d’étincelles. Ces étincelles enflammaient l’hydrogène , au fur et à mesure de son arrivée dans le ballon, de sorte qu’il n’y avait pas de dé-
L’un des tubes, mis en communication avec une machine pneumatique, servait à faire le vide dans un ballon. Quand le vide était opéré, on remplissait le vase d’oxygène, en ouvrant le robinet du tube H qui était en communication avec un gazomètre rempli de ce gaz; puis on faisait arriver de ' l’hydrogène , bulle à bulle, par un tube O. Les deux tiges en cuivre étaient isolées l’une de l’autre et de la gar-