HISTORIQUE HE LA. COMPOSITION DE L’EAU
tonation redoulable possible. L’hydrogène brûlait aux dépens de l’oxygène tenu toujours en excès, et la formation de l’eau se continuait tant qu’il y avait du gaz dans les gazomètres.
Le grand mérile des chimistes français est donc d’avoir donné l’explication vraie du phénomène, en écartant toutes les interprétations erronées auxquelles conduisait la théorie du phlogislique.
Lavoisier etMeunier vérifièrent cette composition, par l’analyse, dans l’appareil suivant ( fig . 63) :
(Fig. G3.)
De l’eau, pesée avec grand soin, introduite dans l’entonnoir A muni d’un robinet, coulait goutte à goutte dans un tube de fer B contenant du fer et chauffé au rouge. L’eau, décomposée par ce métal, se condensait dans un serpentin et tombait dans un flacon, de sorte qu’on connaissait le poids de l’eau décomposée; l’hydrogène produit était recueilli dans une cloche pleine d’eau D.
Fourcroy, Vauquelin et Séguin reprirent la synthèse de l’eau et en formèrent 4 2 onces. Leurs expériences vérifièrent les précédentes au point de vue général, car ils trouvèrent que l’eau est formée de 100 d’oxygène et de 205 d’hydrogène; mais ils opérèrent, comme leurs devanciers, avec des gaz humides, et ils ne virent, pas plus qu’eux, le rapport simple qui existe entre les volumes de l’oxygène et de l’hydrogène.
Cet honneur fut réservé à Gay-Lussac et à de Humboldt,
EUDTOMETRE DE VOLTA.
qui découvrirent ce fait, en 1804, par l’emploi de la méthode eudiométrique.
146. Eudiomètres. — On désigne sous le nom d’ eudiomètre un tube en verre très-épais, disposé de telle façon qu’on puisse y faire passer une ou plusieurs étincelles électriques pour opérer la combustion des gaz. Les produits et les résidus de la combustion se trouvent dans l’eudiomètre et servent à vérifier les résultats.
Il y a diverses sortes d’eudiomètres.
147. 1° Eudiomètre de Voita. — Il consiste en un tube de verre épais, terminé àses deux extrémités par une monture en laiton munie d’un robinet et d’une cuvette du même métal (%. 64).
(Fi^ 04.)