COURBES DE SOLUBILITÉ
162. Courbes de solubilité. — Prenons pour exemple l’azotate de potasse. On trouve par le moyen que Y on vient de décrire que 100 p. d’eau dissolvent
à 0° 1 3 parties de ce sel ,
etc. etc.
Pour représenter graphiquement cette solubilité, on tracera sur la ligne O X des longueurs égales destinées à représenter les diverses températures; le mieux est d’employer une feuille de papier quadrillé. Aux pointsO, 5, 10, 15, etc., on élèvera des perpendiculaires proportionnelles aux nombres 13, 17, 21, 27, etc., et l’on joindra les extrémités de ces lignes par un trait continu : ce trait est la courbe du sel.
En général, la solubilité des sels croît avec la température ; par conséquent, la courbe s’élève et tourne sa convexité vers la ligne des abscisses O X, comme dans l’exemple précédent. Il est cependant quelques sels, comme le sel marin, qui ne sont pas sensiblement plus solubles à chaud qu’à froid ; il est clair que la ligne de solubilité est alors à peu près droite et horizontale.
La courbe du sulfate de soude hydraté Na O, S O3 -f- 10 H O présente une forme remarquable. Elle s’élève rapidement pour les températures comprises entre 0° et 33°; à partir de ce point elle s’abaisse vers l’axe des abscisses en lui tournant toujours sa convexité; par suite le sulfate de soude présente à 33° un maximum de solubilité. Ce fait singulier tient à un changement dans la constitution du sel; en effet, le sulfate de soude renferme 10 équivalents d’eau quand il se dépose dans une liqueur qui est à une température inférieure à 33°, tandis qu’il est anhydre lorsqu’il cristallise par évaporation d’une eau-mère maintenue au-dessus de 33°. La seconde partie de la courbe s’applique donc à un autre sel que la première.
Dans le tableau ci-joint nous donnons les courbes de solu-