‹ Leçons de chimieChapitre 155 sur 558 · EXPÉRIENCES DE LAVOISIER · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES DE LAVOISIER

Il fit un grand nombre d’autres expériences analogues, desquelles il conclut :

« La lumière ne saurait brûler dans aucune de ces espèces d’air » ; cependant il ne se rendit pas compte de la réaction.

Cet honneur était réservé à Lavoisier *.

Il étudia , comme Jean Rey l’avait fait avant lui (209), et sans avoir connaissance de ses observations , les phénomènes que présente la calcination de l’étain à l’air. Il reconnut que l’étain augmente de poids, et il vit de plus que, quelque temps qu’on chauffe un excès d’étain dans un vase clos, il arrive un moment où l’absorption cesse d’avoir lieu.

L’oxyde d’étain formé était, comme le sulfate alcalin de Scheele, incapable de régénérer l’oxygène fixé par lui. Il eut alors l’idée de remplacer l’étain parle mercure, qui s’oxyde à Pair, mais dont l’oxyde se détruit par la chaleur en régénérant le mercure et la partie de l’air fixée par lui (fig. 82).

(Fig. 82.)

i Lavoisier naquit à Paris, le 16 août 1743, et mourut sur l’échafaud le 8 mai 1793, Il fut nommé fermier général en 1771.

Lavoisier publia, de 1772 à 1786, quarante mémoires relatifs à la compotion de l’air, de l’eau, de l’acide carbonique, c’est-à-dire à l’histoire de la combustion. 11 renversa la théorie deStahl, et créa la nomenclature et la doctrine chimiques que nous suivons encore aujourd’hui.

Ces immenses résultats sont dus à une observation rigoureuse des faits , basée sur l’emploi de la balance.

Nous ne parlons pas d’une foule de travaux de Lavoisier sur la physique, la chimie appliquée, l’administration, l’agriculture, etc.

Page 1