Appareil pour l’analyse spectrale {fîg
ANALYSE SPECTRALE
A. Bec de gaz, peu éclairant, ou toute autre flamme faible dans laquelle on met la substance à essayer. Cette source de lumière est disposée devant une fente placée au commencement d’un tube B, au foyer principal d’une lentille convergente. Lefaisceaulumineuxqui passe à.travers la fente donne, au sortir de la lentille, des rayons parallèles à l’axe, qui tombent sur un prisme caché sous une enveloppe en laiton C.
Ces rayons forment un spectre qui est reçu dans le tube D sur une lentille convergente. Cette deuxième lentille donne une image petite et brillante du spectre qu’on examine avec une loupe placée en D.
Afin qu’on puisse comparer les positions respectives des raies, il existe sur le côté un troisième tube, E, qui porte un micromètre divisé, au lieu de la fente du premier. La lumière du bec à gaz F traverse ce micromètre, puis une lentille convergente située également dans le tube E. Les rayons sortant de ce tube tombent sur la face du prisme qui est du côté du tube D,* et sont renvoyés à l’œil de l’observateur, qui voit à la fois le spectre et les divisions grossies du micromètre.
M. Duboscqa modifié cet appareil, de manière qu’on puisse voir à la fois deux spectres différents.
Un petit prisme est placé devant une des moitiés de la fente. Deux lampes sont nécessaires : l’une envoie directement sa lumière dans le tube, en passant dans la partie de la fente qui n’est pas derrière le prisme. La lumière de l’autre flamme arrive dans la lunette, après s’être réfléchie sur le prisme.
Pour faire l’expérience , on introduit dans chacune des flammes un fil fin de platine, imprégné de la matière qu’on se propose d’analyser. Ce fil de platine se fixe à un petit support mobile, qu’on voit, à droite, dans la figure.