DE LA MATIÈRE ET DE LA FORCE
boulet s’échauffe fortement, quelquefois même jusqu’à 1’ incandescence ; de sorte que nous devons admettre que, dans les circonstances où le mouvement extérieur est détruit, la chaleur apparaît.
Inversement, la chaleur se transforme en mouvement, en travail. C’est le charbon, qui brûle dans le foyer de la chaudière à vapeur, qui entraîne la locomotive, ou met en mouvement les outils, les rouages des usines. Il y a un rapport constant entre une dose déterminée de chaleur et la quantité de travail que cette chaleur produit : ce rapport se nomme l’équivalent mécanique de la chaleur.
D’autre part, nous voyons, dans maintes circonstances, la chaleur se transformer en électricité, en magnétisme, en lumière, et réciproquement. Or, quand on analyse avec soin les ciconstances dans lesquelles une force paraît s’anéantir, on trouve que, dans la réalité, elle n’a fait que se transformer en une autre. Par suite, nous admettrons que la force, pas plus que la matière, ne se crée ou ne se perd.
2. Physique et chimie. — » Force et matière , voilà donc deux grands sujets dont l’étude résume en définitive celle de la nature entière. La physique a pour but la connaissance des lois suivant lesquelles agissent les forces. La chimie fait connaître les propriétés des corps et cherche à pénétrer leur constitution; elle se lie donc aux sciences naturelles parce qu’elle est descriptive, et elle se rattache à la physique parce qu’elle doit se rendre compte des forces qui interviennent dans la production des phénomènes.
Sa méthode est différente de celle des sciences mathématiques, elle procède par l’observation et l’expérience. Appliquons de suite la méthode d’obervation , faisons des expériences.