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COHÉSION

transformations, multipliée par l'équivalent mécanique de la chaleur, sera l’expression exacte du travail des affinités, pourvu toutefois que le phénomène de la combinaison n’ait été accompagné d’aucun développement de travail extérieur, d’aucune communication de force vive à des corps étrangers, d’aucune création de force vive sensible dans les corps eux-mêmes qui prennent part à l’action chimique. » ( Verdet .)

cc Toute action chimique qui s’exerce ne peut produire que trois sortes d’effets : un travail mécanique, un courant électrique et de la chaleur. Or l’équivalent mécanique et la valeur en calories d’un courant électrique étant connus, le travail des affinités pourra s’exprimer en calories. On n’a donc pas besoin de chercher aux combinaisons chimiques d’autre cause que celle dont émane la chaleur elle-même. Il suffit d’énoncer que cette cause est nécessairement préexistante dans les éléments, de la même manière que la chaleur latente est emmagasinée dans les vapeurs pour que l’on puisse analyser tous les phénomènes dus à la combinaison sans recourir à cette archée qu’on appelle l’affinité, en un mot sans faire d’hypothèse. » (M. H . Sainte-Claire- Deville.)

Ainsi, quand nous dirons : Ces deux corps ont beaucoup d'affinité , ou bien Y affinité est énergique entre ces corps , cela signifiera : ces corps sont très- aptes à se combiner.

33. Cohésion. — Lorsqu’on jette les yeux sur les corps, on voit* immédiatement qu’ils affectent trois états bien différents : ils sont solides , liquides ou gazeux.

Un solide est caractérisé par la résistance qu’il oppose à la séparation de ses diverses parties. Son volume augmente peu lorsqu’on le chauffe, il diminue peu lorsqu’on le comprime. Enfin sa forme est déterminée.

La cohésion des liquides est moindre que celle des solides. En effet, on éprouve toujours plus de résistance quand on veut séparer un corps solide qu’un corps liquide ; un très-léger effort permet de diviser les molécules de l’eau , de l’huile. Le volume des liquides varie peu avec la chaleur et la compression, mais leur forme est indéterminée, elle est celle des vases dans lesquels ils sont renfermés.

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