PROPRIÉTÉS, ANALOGIES DES TROIS HYDRACIDES
temps en temps dans le tube abducteur. On évitera toute chance d’absorption en faisant plonger très-peu l’extrémité de ce tube dans l’eau; celle-ci se logera dans le renflement sans pénétrer dans la cornue.
L’opération est la même avec l’acide iodhydrique; elle est encore plus facile, car il suffit de jeter l’iode sur le phosphore rouge délayé dans l’eau.
Dans l’un et l'autre cas, il reste de l’acide phosphoreux dans l’eau que contient la cornue.
On peut préparer la solution d’acide iodhydrique en mettant de l’iode en suspension dans l’eau et en y dirigeant un courant d’acide sulfhydrique, tant qu’il reste de l’iode à dissoudre. Le soufre est chassé par l’iode de sa combinaison, et se précipite sous forme de flocons blancs jaunâtres trèsténus :
On filtre pour séparer le soufre, et l’on porte la liqueur à 60° ou 80° pour chasser l’acide sulfhydrique en excès. Ce procédé ne peut pas fournir une solution concentrée et fumante d’acide iodhydrique.
423. Propriétés. Analogies» — Ces deux acides ont les plus grands traits de ressemblance l’un avec l’autre et avec l’acide chlorhydrique. On peut dire d’une façon générale que toutes les propriétés de l’acide bromhydrique sont intermédiaires entre celles de l’acide chlorhydrique et celles de l’acide iodhydrique.
La densité de l’acide chlorhydrique est 1,247
Celle de l’acide bromhydrique » 2,798
Celle de l’acide iodhydrique » 4,440
Leur solubilité est très-considérable; ils répandent à l’air d’abondantes fumées. La solubilité va croissant du composé chloré au composé iodé, et l’eau en réagissant sur les acides bromhydrique et iodhydrique forme des hydrates comme avec l’acide chlorhydrique.