EXTRACTION DE L’ACIDE BORIQUE
(Fig. 219 bis,)
en gradins, où elle se concentre. Cette opération se fait sans aucun frais, en utilisant la chaleur que dégagent d’autres jets gazeux qu’on fait rendre sous les chaudières.
Lorsque la liqueur arrive à la dernière chaudière , elle est assez concentrée pour cristalliser; on l'abandonne dans des cristallisoirs, on égoutte les cristaux, et on les dessèche dans des étuves chauffées par d’autres jets.
Chaque année, on évapore ainsi plus de 120 millions de kilogrammes d’eau, et on produit plus de 1,300,000 kilogrammes d’acide borique, sans faire usage d’aucun moteur, sans consommer de combustible.
Ces merveilleux résultats ont été réalisés par M. de Larderel. Aujourd’hui ce sol, impropre à toute exploitation agricole, est utilisé en même temps qu’il est assaini par l’écoulement qu’on a donné aux eaux qui le changeaient en marécages avant qu’on exploitât l’acide borique.
Les gaz qui s’échappent du sol toscan renferment de l’acide sulfhydrique, de l’acide carbonique, de l’azote, de l’hydrogène protocarboné, de l’hydrogène, etc. (MM. Ch. Deville et Leblanc). Ils entraînent non-seulement de l’acide borique, mais encore de l’acide chlorhydrique, des matières organiques, des sulfates d’ammoniaque, de chaux, d’alumine et de fer, de sorte que les cristaux d’acide borique renferment 18 à 25 pour 100 de matières étrangères.
Il est difficile d’admettre, en raison de la faible volatilité