DIAMANT
Le diamant est du carbone pur, ou ne renfermant que des traces de matières minérales.
Historique. — Il a été connu de toute antiquité. Sa nature est restée longtemps ignorée. Anselme Boèce pressentit sa combustibilité; Newton, se basant sur ce fait, que les substances combustibles sont réfringentes, émit également l’idée que le diamant, dont le pouvoir réfringent est si considérable, était un corps combustible.
Le grand-duc de Toscane, depuis empereur sous le nom de François Ier, fit mettre pour six mille florins de diamants et de rubis dans des creusets qu’on chauffa violemment pendant vingt-quatre heures.
Les rubis n’éprouvèrent aucune altération, et l’on ne trouva pas]le moindre vestige des diamants.
On conclut de ces expériences et d’autres, répétées plus tard en France par Darcet, Macquer, Rouelle, etc., que le diamant a la propriété de se vaporiser par la chaleur.
Lavoisier reconnut que cette évaporation n’avait pas lieu quand on chauffait le diamant au milieu de poussier de charbon, et il tira de ses expériences les conclusions suivantes :
1° Le diamant est un corps combustible à un degré de chaleur à peine capable de fondre l’argent. 2° Il donne, comme la plupart des corps combustibles, une substance noire et charbonneuse à sa surface. 3° Lorsque les circonstances s’opposent à sa combustion, il devient presque aussi fixe que le charbon. 4° Il existe de l’analogie entre le diamant et le charbon, car l’air où l’un et l’autre ont disparu contient de l’acide carbonique.
Ge furent Guyton de Morveau en France, et Davy qui prouvèrent que le diamant était du carbone, parce qu’en brûlant