EXTRACTION DU DIAMANT
Ce savant soumit pendant six mois à l’action de deux éléments de pile une dissolution alcoolique étendue de chlorure de carbone. Le fil négatif se recouvrit peu à peu d’un enduit assez dur pour polir le rubis, mais ayant la teinte noire de charbon.
\ Il restait à essayer les procédés de dissolution. On avait certaines chances de succès, car on obtient le silicium et le bore adamantins en dissolvant le premier dans le zinc et le second dans l’aluminium. La fonte de fer est le seul dissolvant du carbone; M. H. Sainte-Glaire Deville a fait passer-du chlorure de carbone en vapeur sur de la fonte tenue en fusion dans une nacelle de porcelaine. Le chlorure s’est décomposé, et le charbon mis en liberté s’est dissous dans le bain tant qu’il n’a pas été saturé. Lorsque la saturation a été complète, le carbone s’est précipité en cristaux, mais ces cristaux n’appartiennent pas au premier système ; ce sont des lames hexagonales, brillantes, irisées, d’une faible dureté : en un mot, c’e^t du graphite.
On trouve assez souvent du charbon cristallisé dans les hauts fourneaux où l’on fabrique la fonte : ce charbon est à l’état de graphite.
541. Extraction du diamant. — -Il faut donc se contenter du diamant naturel. On en a trouvé d’abord aux Indes, dans les royaumes de Yisapour et de Golconde, puis dans l’île de Bornéo. Le Brésil en a fourni plus tard, et aujourd’hui la majeure partie nous arrive des provinces de Bahia et de Minas Geraés.
On en a rencontré récemment des gisements en Sibérie, dans les monts Ourals. Le Brésil, qui a presque le monopole de ce commerce aujourd’hui, en envoie 36 kilogrammes par an en Europe. Deux pour cent environ sont impropres à la taille.
Les roches dans lesquelles existe le diamant sont à peu près inconnues; on trouve toujours ce corps dans des terres d’alluvion charriées par des torrents à des époques peu anciennes. On fait subir aux sables des lavages fort longs, et quand on tombe sur des terres qui paraissent être riches, on