C2 CH
qui dérivent de l’hydrogène protocarboné par la substitution successive de 1, 2, 3, 4 équivalents de chlore à 1, 2, 3, 4 équivalents d’hydrogène. L’un de ces composés, C2 H Cl3, présente un grand intérêt : c’est le chloroforme, qu’on se procure d’ailleurs par un autre procédé plus économique, en faisant agir l’alcool sur un mélange de chaux et de chlorure de chaux.
Le chlore humide, sous l’influence de la lumière, change à la longue le gaz des marais en acide chlorhydrique et en un mélange d’acide carbonique et d’oxyde de carbone.
Action de l’oxygène. — Ce gaz brûle avec une flamme blanc jaunâtre, bordée de bleu. Mélangé à de l’air ou mieux à de l’oxygène, il détone violemment lorsqu’on approche un corps enflammé ou qu’on y fait passer une étincellé électrique.
Avec l’oxygène, le mélange s’enflamme à une température peu élevée. Avec l’air la combustion ne se produit pas encore au rouge sombre.
591. Composition. — On tire parti de cette propriété pour faire l’analyse de ce gaz. On place dans un eudiomètre à mercure [fig. 243 ) :
100v de gaz des marais et 250v d’oxygène
COMPOSITION DU FORMENE.
(Fig. 243.)
On fait passer une étincelle électrique, qui change le carbone en acide carbonique et l’hydrogène en eau. Le volume se réduit à 150.
On agite avec de la potasse, qui absorbe 100v d’acide carbonique.
1° Les 50 volumes qui restent sont de l’oxygène, car ils sont absorbés en totalité par une’ solution d’acide pyrogallique et de potasse.
2° Les 150 volumes d’acide carbonique contiennent 100 volumes d’oxygène et 50 volumes de carbone.
3° Si on joint à ces 100 volumes d’oxygène les 50 volumes qui restaient, on trouve 150 au lieu de 250 qu’on a introduit.
Donc 100v d’oxygène ont servi à former de l’eau, et par suite 100v de gaz des marais contiennent
200v d’hydrogène et 50v de carbone,
ÉQUIVALENT DU FORMENE. 655
ou bien lv de ce gaz contient 2V d’hydrogène et ^ de carbone1.
Vérification . La considération des densités fournit une vérification de ces résultats, car si l’on ajoute
au double de la densité de l’hydrogène 0,139
la moitié de la densité du carbone. ....... 0,415
on obtient le nombre 0,554
qui n’est pas très-éloigné de la densité du gaz des marais.
592. Équivalent. Hétermination «le la formule des corps volatils. — La formule duformène est donc C|H = 1 vol. ou l’un de ses multiples. On donne à ce corps la formule G2 H4 parce qu’on a l’habitude de représenter les corps, dont on ne peut pas déterminer l’équivalent, par la formule qui représente 4V de vapeur.
Yoici la raison de ce choix : dans un grand nombre de cas, on peut déterminer par des moyens chimiques la formule des corps organiques; ainsi, lorsqu’ils sont acides ou basiques, on y arrive par leur* capacité de saturation. On verra dans l’étude des corps organiques que cette détermination chimique est encore possible pour certains corps neutres comme l’éther. Or, on observe que la formule à laquelle on est conduit pour ces corps représente, dans la presque universalité des cas, 4 volumes de vapeur; et alors quand on n’a pas de moyen chimique pour déterminer l’équivalent d’un corps, on lui attribue la formule qui correspond à 4 volumes de vapeur. On devrait alors doubler la formule de l’eau pour avoir :
H* O* = 4 voi.
Ce serait extrêmement rationnel, car on verra pareillement
I Les élèves sont souvent embarrassés quand on leur demande cette analyse et surtout quand on leur dit de ne pas agir sur 100 volumes.
II suffit qu’ils se rappellent ceci :
1° un volume de ce gaz a pour formule C£H, 2° pour brûler il faut 1 vol. d’O, 3° pour brûler H il faut 1 vol. d’O ; en effet on a :
PRÊPMÂT'TON DU- /FOffM'Èî'tE.
que e’ékt toujours {H2i G2) et rioB! (HO) qui- intervient j qwî'fe’tto limine dans les réactions. Ainsi, le formène a pour forinule! C2 H4;et jtOütfMéqttïvâtonf id; pâtée' que C'est- la quantité «lui correspond à 4 volumes.’} ce- qui signifie;qu?iVfa0'1/46>gratttmës. de ce cai'tjqre pour oftç.up er àiO^le jinôine iVpl unje ^ae 2 grammes d’hydrogène, soit 22;Litr;es. Il .en, egt de mê/jtie.pour tous les corps volatils : on les réduit en vapeur à une température suffisante, ët on les Côrriparë'avèé ftiydrogèneà la même température. . U équivalent a donc toujours, la mente signification <> «5.93, État naturel.: -rt» Lorsqu’on agite la-,yase.i;,des eaux stagnantes il se dégage des huiles qui, renferment de l’ftxote,# dêll-aeide carbonique, de 1’acide siulfhydrique; et; une, proppjp: tion notable du gasiquinous occupe. C’est en raison .de cette circonstance /que l'on nomme quelquefois ce, carbure; le, ga^, des marais; c’est Volta qui fit, en 1778, cettfè.remarqne^juoH -Le gaz, qui prend, feu .dans , les; houillères, et , qui.y cnuse>des explosions, terribles, liest . encore, ■lîhydrqgèneiiprotoearbonéi;, les /ouvriers; lé désignent soueile iBom o <sqio;> «oh
i . Ce /gaz /s’échappe du sol d’une façon, continue dan^un -gpantj > nombre de, localités-, et, comme, ll-e&t combustible!, it ne teiotplus/une, foisiqulil aété, end:amroé.y;o-j(rj uupimiib . Telle;ÇSit; l’origine de», feux, perpétuels, qui bf&teet m* des, côtes de, l’Asie.Mineure'viil exisle.desdégagementsjftnalogues près, de, ia, mer., Caspienne,. /.envers, Ciien/Chinev dansdllndftÿ ils,sont.l’effroi;et;l’objetdeil/’adoral}on/dfish!abiiants<; <jb m:q Quelquefois, ces. dégagements sont t accompagnés de projet tiQns.bonepsçsi/fiQmmeeAttgliepcès/deiP.arwfi,.?© Sicile,près» d’Agrigente. Dans ces pays on tire parti de ces gaz pour l’éclair; rage et le chauffage; près d’Agrigente, notamment, on les utilise pour la cuisson de la brique et la fabrication de la chaux.
; Ge<gaz«se; rencontre «encore, quelquefois dahsi tes Cristaux» de sel de gemme; il y est comprimé et il s’en échappe en produisant une decrepitation lorsqu on dissout ce sel dans.
r .düinulov 001 lira njifi auii ou ol >*uu wjI no bmitjp Jïjojiij^ j*» .w»
* 6au. ou fili’ujj Il
:,; 594. Préparation . tH\ M* i.Petfsoz. 4 moptré^queuco gaz se produisait quand on faisaïfcagir le^aléaliâ ’ètiP desiàéétàte^afl-1 câlins. Le meilleur moe^e d’/opqrer est ;dûà M. Dumas; il con-
PRÉPARATION DU FORMÈNE.
siste à chauffer dans une cornue munie d’un tube à gaz une partie d’acétate de soude cristallisé, une partie de potasse caustique et une partie et demie de chaux vive en poudre. La chaux n’a qu’une action physique ; elle empêche la potasse de couler et par suite d’attaquer le verre (flg. 244).
(Fig. 2UU.)
On recueille le gaz sur la cuve à eau.
La réaction est la suivante :
Na O, C4 H3 O3 + K O H O = Na Q, C O2 + K O, C O2 + C2 H4 .
La réaction est due à la stabilité des carbonates alcalins, qui ne sont ni volatils ni destructibles par la chaleur, et à la décomposition facile des acétates correspondants.
Quand on n’a besoin que de petites quantités de gaz, on substitue au mélange précédent 10gr. d’acétate de soude cristallisé et 30§r. de baryte caustique.
595. Cette réaction n’est pas particulière à l’acide acétique; elle a lieu pour un grand nombre d’acides organiques, et elle s’applique notamment à une série d’acides organiques dont l’acide acétique fait partie, acides qu’on nomme pour cette raison des acides homologues.
Les premiers termes de la série sont :
l’acide formique ........ C2 H1 04
l’acide acétique C* H4 O4
PRÉPARATION DU FORMENE.
l’acide propionique C6 H6 04
l’acide butyrique Cs H8 04
Ces acides peuvent donc être représentés par la formule générale C2m H2m O4. Ils se détruisent tous, en présence d’un excès de base, de la même façon que l’acétate de soude, et la réaction est la suivante :
Om H*m O4 -f 2 Ba O = 2 (Ba 0, C O2) + Cam-* Ham.
Ces hydrocarbures accompagnent le formène dans la nature et ont vraisemblablement les mêmes origines que lui. Au fur et à mesure que leur équivalent croît leur volatilité diminue : aussi sont-ils tous liquéfiables ou solidifîables. Ils ont reçu des emplois considérables aujourd'hui, car ils constituent les produits connus sous les noms d 'essence minérale , de pétrole et dJozokérite ( cire minérale).
Parmi les autres acides organiques, il en est qui appartiennent à un série parallèle à la précédente et dont le principal est l’acide benzoïque, Cu H6 O4; ces acides ont pour formule générale G2m H2m 8 O4.
Chauffés avec la baryte, ils éprouvent une décomposition analogue et se changent en carbures d’hydrogène, de la forme C2m H2m~6.
C’est ainsi que l’acide benzoïque fournit la benzine :
C‘4 H6 04 + 2 Ba O = 2 (Ba O, C Oa) + C12 H6.
Le protocarbure d’hydrogène doit donc être considéré comme le terme le plus simple, le type d’une foule de carbures d’hydrogène engendrés par l’action des alcalis sur des acides organiques homologues.
596. Feu grisou. Lampe de 3>avy. — Ce gaz se produit spontanément dans les houillères, et tend, en vertu de sa légèreté, à s’accumuler dans les parties supérieures des galeries, où il donne naissance à des mélanges explosifs qui produisent des détonations extrêmement violentes.
Les explosions dans les houillères occasionnent trop souvent encore la mort de malheureux ouvriers; cependant ces