‹ Leçons de chimieChapitre 84 sur 558 · COMBUSTION VIVE ET LENTE · texte numérisé non relu

COMBUSTION VIVE ET LENTE

l’autre exlrémité dans un bouchon. On enflamme l’amadou et on plonge la spirale dans une cloche pleine d’oxygène reposant sur une assiette dans de l’eau (fig. 31).

L’amadou brûlantéchauffe le fer qui prend feu. La combustion se propage de procheen proche, en jetant de vives étincelles, et en produisant une chaleur assez intense pour que l’oxyde Fe3 O4 fonde, se rassemble en gouttes au pied de la spirale, se détache à l’état liquide, traverse Peau et vienne s’incruster profondément dans la porcelaine.

111. Combustion vive. — Tl résulte de ces expériences que les corps métalliques et non métalliques ont la propriété de s’unir à l’oxygène en produisant des phénomènes calorifiques et lumineux.

Nous sommes, chaque jour, témoins de phénomènes analogues s’effectuant dans l’air. La cause en est la même, car la combustion n’a lieu, dans l’atmosphère, qu’en raison de l’oxygène qu’il renferme, et si elle est moins vive, c’est parce que l’oxygène est délayé dans de l’azote. Lemot combustion est donc synonyme du mot oxijdation, mais nous allons faire voir que cette expression doit s’entendre dans un sens plus large.

T 12. Combustion lente. — L’oxydation des corps ne s’accompagne pas toujours du phénomène de l’incandescence. Ainsi, quand le fer se rouille à l’air, on ne remarque aucun dégagement de lumière et même de chaleur, et cependant il se forme du sesquioxyde de fer, corps plus oxygéné que l’oxyde, Fe3 O4, qui résulte de la combustion du fer dans l’oxygène. Il se dégage de la chaleur dans cette circonstance, mais elle se dissipe à mesure qu’elle se produit, en raison delà lenteur de l’oxydation, et, par suite, elle ne devient pas appréciable. Jetez

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