COMBUSTION. RESPIRATION
des feuilles dans le feu, elles brûlent rapidement en fournissant un peu de cendre pour tout résidu. Les feuilles mortes qui jonchent le sol à l'automne disparaissent peu à peu, brûlées lentement par l’oxygène de l'air, et laissent aussi quelques traces de cendre. Les deux actions sont du même ordre, il n’y a de différence que dans la durée. On exprime cette analogie générale et cette différence dans la rapidité de l’action, en désignant ces derniers phénomènes d'oxydation par le nom de combustion lente .
113. Respiration. — La respiration des animaux est un phénomène de combustion analogue aux actions lentes dont nous venons parler. C’est encore Lavoisier qui a donné la théorie de la respiration animale, car il a dit: « La respiration n’est qu’une combustion lente de carbone et d’hydrogène qui est semblable en tout à ce qui s’opère dans une lampe ou dans une bougie allumée, et sous ce point de vue les animaux qui respirent sontde véritables corps combustibles qui brûlent et se consument. »
« Dans la respiration comme dans la combustion, c’est l’air, de l’atmosphère qui fournit l'oxygène et la calorique; mais comme dans la respiration c’est la substance même de l’animal, c’est le sang qui fournit le combustible. Si les animaux ne réparaient pas habituellement par les aliments ce qu’ils perdent par la respiration, l'huile manquerait bientôt à la lampe, et l’animal périrait comme une lampe s’éteint lorsqu'elle manque de nourriture. »
Les aliments ingérés subissent dans le tube digestif un travail qui les rend assimilables par le sang. Les aliments transformés sont transportés parle sang dans les divers organes, mais ils ne peuvent être aptes à produire la nutrition qu’autant qu’ils ontsubi dans le sangle contact de l’oxygène.
Cette rencontre entre le sang et l’air a lieu chez l'homme et chez les animaux supérieurs dans un appareil nommé le poumon, organe formé par une infinité de cellules dans lesquelles le sang se divise. Les parois des poumons sont très-minces et douées d’une perméabilité très-grande pour les gaz; l’air traverse ces parois et s’infiltre dans le sang. En même temps