‹ Leçons de chirurgie de guerreChapitre 6 sur 43 · CO · texte numérisé non relu

CO

OO

Vf

CO

rH

Vf

to

a OO

rf

UO

IlO

OO

'Tf

rv

lO

Vf

Vf

Vf

vjO

Vf

lO

un

lO

Vf

Vf

LO

rv

CD

et ^

ce 4)

D bc

rs

ZZ a

et

ta

ta

Le projectile vibre d’abord par suite des pressions subies dans le canon soit dans le sens longitudinal par son frottement contre la paroi rayée, soit dans le sens transversal par le fait de la compression que lui imprime d’arrière en avant la tension des gaz de la poudre; ces vibra tions sont l’origine du sifflement de la balle.

Le projectile est animé d’un mouvement de propulsion en avant que viennent ralentir puis finalement arrêter définitivement d’une part la résistance de l’air et d’autre part la pesanteur, à moins que l’arrêt ne soit le fait de la rencontre du but avant la chute terminale. Le mouvement de propulsion donne au projectile sa vitesse et celle-ci peut être mesurée et évaluée en chiffres. La vitesse initiale se mesure par l’espace parcouru par le projectile pendant la première seconde au sortir de la houche de l’arme, mais en supposant que, pendant cette première seconde, la résistance de l’air ni la pesanteur n’ont agi. On appelle vitesses restantes les vitesses que possède encore la halle à telle ou telle distance et on évalue ces vitesses restantes par l’espace parcouru à partir de cette distance dans la première seconde, toujours en supposant arbitrairement que, pendant cette seconde, aucun ralentissement ne s’est produit par le fait de la pesanteur ou de la résistance de l’air.

Le tableau III vous indique les vitesses initiales et restantes des armes anciennes et des armes actuelles.

En examinant ces chiffres vous voyez que les vitesses initiales des armes modernes sont très supérieures à celles des anciennes; vous voyez ensuite que même à de grandes distances, à 1000 et même à 2000 mètres, nos projectiles sont encore animés de vitesses restantes considérables. Néanmoins vous serez frappés du fait que proportionnellement ces projectiles ont perdu à ces distances une plus forte part de leur vitesse; tandis que la balle du fusil Vetterli conservait à 1000 mètres le 42 % de sa vitesse

initiale, le fusil suisse d’ordonnance actuel n’en garde plus que le 37 %; ceci s’explique par la réduction de sa masse. Cependant, en raison de la grande vitesse initiale de nos balles leur portée est considérablement augmentée et leur trajectoire est plus tendue, c’est-à-dire se rapproche plus d’une ligne droite, d’où une augmentation de la longueur de l’espace dangereux.

Page 1