‹ Leçons de chirurgie de guerreChapitre 8 sur 43 · TH · texte numérisé non relu

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nuent proportionnellement plus rapidement avec la distance que ce n’était le cas autrefois; cependant cette force vive est encore malgré cela supérieure aux forces vives restantes des balles anciennes, même à de grandes distances; cela est possible malgré la réduction du calibre, grâce à l’augmentation de la vitesse; le tableau V vous démontre ces deux faits.

Les effets d’un projectile sur un but quelconque, ses effets vulnérants s’il s’agit du corps humain, dépendent d’une part de sa force vive et de l’autre de la résistance du but; mais ils dépendent encore du diamètre du projectile; en effet, supposons deux balles possédant la même force vive et dont l’une a 10 mm. de diamètre, l’autre seulement 5 mm., il est clair que la force vive de la première se répartissant sur une surface de 10 millimètres de diamètre, et celle de la seconde sur une surface de 5 millimètres de diamètre, chaque millimètre carré de la première surface supportera une pression bien moindre que chaque millimètre carré de la seconde; les effets seront plus grands dans le second cas. Il est donc nécessaire de calculer la force développée sur une surface identique quel que soit le diamètre de la balle, et on appelle coefficient de pression la valeur de la pression exercée sur une surface de un millimètre carré; ce coefficient est évalué en kilogrammètres ; comme pour la vitesse, comme pour la force vive, nous devons connaître le coefficient de pression initial et les coefficients de pression restants aux différentes distances. Le fusil Lebel donne à son projectile un coefficient de pression initial de 6,847 kilogrammètres, le fusil d’ordonnance suisse donne au sien un coefficient de pression de 6,018 kilogrammètres; cela veut dire que la balle française exerce sur chaque millimètre carré d’un but atteint à bout portant une pression égale à la force nécessaire pour élever à un mètre de hauteur dans l’espace d’une seconde un poids de 6 kilos et

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