‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 130 sur 272 · T = 37%4. P = 98. Bouillons, potages · texte numérisé non relu

T = 37%4. P = 98. Bouillons, potages

92. — T = 37*,9. P = 96. Appétit, sommeil, alimentation Le quatrième jour, on enleva les fils pour les remplacer

bandelettes collodionnées. Lavage et injections alcooliséea. par première intention. Suites des plus simples, pas d'accidents. Ls malade sortit guéri trois semaines après l'opération. Nous le rovtaei à la fin de février, il était atteint d'adénite sous-maxillaire aiguë sappurée du côté gauche. On fit la ponction de l'abcès, la contre-ouvsfr tare et l'on passa un drain. Nous avons craint, un instant, quTl n'y eût là un signe d'infection cancéreuse des ganglions. Hais tous las accidents disparurent rapidement et, le 9 mars, la guérison était complète. Diagnostic histologique. — Epithélioma.

Obs. CGLXXV. — Epithélioma de la fibro-muqueuse et de k voûte palatine ayant envahi le sinus maxillaire et une portion de la cloison nasale. Résection et rugination des os. Guérison. — Doublet (Arsène), quarante-trois ans, cordonnier, entre le 6 août 1877, salle Saint-Augustin, 80.

Ni scrofule, ni syphilis. N'a jamais fait de maladies graves, il habite Paris depuis quatorze ans ; trois enfants dont le plus jeune a douze ans. Fumeur de pipe à tuyau court. Il y a douze ans, il eut un abcès de la région palatine, à droite de la ligne médiane, immédiatement en arrière de l'arcade dentaire supérieure. L'orifice de l'abcès an lieu de cicatriser donna naissance à des fongosités qui envahirent progressivement les régions voisines. Les deux petites molaires droites supérieures tombèrent plus tard, d'elles-mêmes. En avril dernier, le malade vint dans nos salles, et nous portâmes à cette époque le diagnostic : epithélioma de la voûte palatine. Sur notre proposition de faire une opération, le malade quitta le service ; mais l'ulcération s'étendant continuellement et des fragments d'os s'étant détachés, il demande bientôt à rentrer à l'hôpital.

6 août. — État actuel. — Le mal a fait de rapides progrès. La tète étant

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renversée et la bouche ouverte, nous constatons sur la moitié droite de la voûte palatine, une ulcération, limitée en dedans par la ligne médiane qu'elle ne dépasse pas, en arrière par l'insertion de la portion membraneuse du palais sur la portion osseuse, en dehors et en avant par l'arcade dentaire. Les bords sont serpigineux, renversés, saignants ; en avant, ils se confondent avec le bord postérieur des alvéoles. Le fond est rougeâtre, excavé, recouvert de fongosités molles, saignant au moindre contact et laissant suinter un liquide ichoreux, caractéristique. Les deux petites molaires droites font défaut, la canine et les deux grosses molaires droites sont mobiles dans leurs alvéoles. Au toucher, on sent que la moitié droite de la voûte osseuse du palais est ramollie et envahie par les fongosités ; à un centimètre en arrière de la première grosse molaire, existe un orifice fistuleux, qui conduit le stylet à une profondeur de quatre centimètres vers le sinus maxillaire, lorsqu'on incline légèrement l'instrument en dehors et en arrière ; si on le dirige verticalement il pénètre directement dans la fosse nasale droite. Du côté de la face, déformation de la joue droite, parla tuméfaction du sinus maxillaire dont la moitié inférieure fait saillie dans la fosse canine qui a disparu. Le sillon naso-jugal est lui-même effacé dans sa moitié inférieure. La peau de cette région est légèrement rouge et distendue, mais elle a conservé sa température normale, son intégrité et sa mobilité ordinaire sur les couches profondes, pas de vaisseaux dilatés dans son épaisseur. Gêne considérable de la mastication et de la déglutition ; les aliments liquides passent par la perforation palatine et sortent par le nez si le malade n'a pas la précaution de renverser la tête en arrière, pour avaler. Gêne de la parole, nasonnement. L'ulcération n'est pas très douloureuse ; mais depuis trois mois le malade éprouve des névralgies dentaires insupportables. Le mal parait encore limité à la partie droite de la voûte palatine et au sinus maxillaire correspondant. Rien du côté de l'orbite, aucun trouble de la vision, rien du côté de la narine gauche. L'odorat et le goût sont manifestement conservés. Rien dans les ganglions parotidiens et sousmaxillaires.

14 août. — Chloroforme*. Applications de pinces hémostatiques sur la lèvre supérieure de chaque côté de la ligne médiane ainsi que sur la sous-cloison, pour faire l'hémostasie préventive; introduction d'éponges montées dans le vestibule de la bouche pour opposer un obstacle à l'écoulement du sang vers les voies respiratoire. Nous incisons verticalement la lèvre supérieure sur la ligne médiane dans toute son épaisseur, nous prolongeons ensuite notre incision vers l'aile du nez et en suivant le sillon naso-jugal jusqu'au niveau du sillon orbito-jugal ; de ce point nous faisons partir à angle droit une seconde incision qui suit le dernier sillon, en restant éloignée de i centimètre du bord adhé-

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vent de la paupière inférieure. Il est alors facile de disséquer par leur face profonde les téguments qui recouvrent la face externe du : laire supérieur jusqu'au niveau des insertions antérieures du : que nous respectons. Ce premier temps de l'opération terminé, faisons l'avulsion des incisives et canines droites, puis noué : à l'aide d'une forte pince de Liston la voûte palatine d'avant en i jusqu'à 1 centimètre des insertions du voile du palais ; de ee nous réséquons transversalement la voûte palatine en dirigeant no* tre instrument vers la tubérosité maxillaire. Nous réséquons de même la moitié inférieure de la cloison et la branche montante du mnillafce supérieur droit. Cet os se trouvant en partie isolé, nous le luxons I l'aide d'un fort davier et nous amenons du même coup toutes les partis» malades.Nousruginonsensuitelessurfaces osseuses restées adhértttss afin de ne laisser en place aucun prolongement L'opération terminée, les lèvres de la plaie sontréunies par neuf points de suture. Six pattes hémostatiques placées sur les vaisseaux peuvent être enlevées immédiatement. Mais pour prévenir l'hémorragie osseuse, nous appliquons sur les surfaces sectionnées une éponge que le malade* cornprime lui-même à l'aide de sa mâchoire inférieure. Sur une coupe, nous constatons que la moitié inférieure du sinus maxillaire est remplie de fongosités épithéliales. La lame interne des parois de cette cavité est ramollie par place, rugueuse en d'autres pointa où elle s conservé sa consistance.

12 août. — T M = 38°,2. P = 92. Malade affaissé, pas d'appétit. Bourdonnement d'oreilles et vertiges. On enlève les éponges compressées, pas d'hémorragie. Lavage avec l'eau alcoolisée.

13 — T M= 38°. P = 92. Le malade prend à l'aide d'une sonde, des aliments liquides, bouillon, lait, vin, etc. Il est moins déprimé qu'hier, mais éprouve de vives douleurs dans la région auriculaire. Lavages alcoolisés.

14— T M =37°, 6. P =90. Le malade ne dort pas de toute la nuit il a des bourdonnements d'oreilles qu'il compare au tic-tac irrégulier d'un moulin. Même traitement. On enlève les fils à l'exception de celui qui est placé sur la muqueuse labiale. La réunion s'est opérée par première intention et paraît solide. Pansement unissant à l'aide de bandelette de tarlatane collodionnée. Potion opiacée pour le soir.

15 — T = 37°,4. P = 88. Le malade a dormi 5 heures. Les bourdonnements d'oreilles ont un peu diminué. A partir de ce moment, rien de particulier à noter, les bourdonnements d'oreilles disparurent bientôt, le malade put se lever. Du côté de la cavité naso-buccale la suppuration diminua rapidement et le 7 septembre 1877, vingtsept jours après l'opération, le malade sortait guéri.

Obs. CGLXXVI. — Épithélioma développé dans le sinus maxillaire et étendu à la voûte palatine et à la joue. — Delaplace (Emile), trente-neuf

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