‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 164 sur 272 · AGI*. TU · texte numérisé non relu

AGI*. TU

1 gi et de dilatateurs. Ces tentatives faîtes arec beaucoup de doa-

l^riont mai tolérées et provoquent une inflammation aizuë de la

!vi du vagin et de la vessie, au point que la malade ne veut pas

kulirmiT à s y soumettre. Celte inflammation et l'élat fébrile qui accompagne tombent d'ailleurs à l'aide des in je-: lions émoltientes

.calmantes. Grâce à la dilatation obtenue, l'index passe et franchit

jément le rétrécissement. Il reconnaît au-dessus de lui les désordres ^«* plus considérables. Toute la paroi antérieure et latérale du vagin lusqu au col de l'utérus est détruite, ainsi que la paroi vésicale. Le Soi de l'utérus en partie détruit parles eschares est soudé aux débris fia la paroi postérieure du vagin qui seule reste transformée en un . cardon cicatriciel étroit et épais. En un mot, la destruction du vagin est tellement étendue que, immédiatement au-dessus du rétrécissement, on ne trouve plus que le fond et la paroi antérieure de la vessie fM l'extrémité de l'index rencontre à nu. mobile et flottant dans tontes les directions. La muqueuse vésicale fait saillie même par la lumière du rétrécissement et celui-ci est trop étroit pour que nous poissions distinguer les orifices des uretères. D'ailleurs la malade vaut être guérie rapidement et ne consent pas à être soumise à un traitement de longue durée. La dilatation de la partie supérieure du vagin n'est pas acceptée comme étant trop douloureuse. Elle serait néanmoins nécessaire pour rendre à cette partie assez d'étoffe pour permettre d'aviver et de rapprocher les bords opposés de la perte de substance vésicale. D'un autre côté, ce procédé nous exposerait à comprendre dans la suture les orifices vé>icaux des uretères. 11 ne nous reste donc en réalité, pour répondre aux indications, que l'occlusion vaginale au niveau du rétrécissement.

22 juin 1878. — Chloroforme. Pour mieux aviver les bords du rétrécissement, nous faisons à l'union des parois latérale supérieure et latérale inférieure une section qui comprend toute l'épaisseur des brides cicatricielles. Cette section nous permet d'aviver plus facilement et plus largement des tissus qui entrent dans la composition de l'anneau rétréci. Nous sommes gôné dans la manœuvre par la saillie de la vessie. Nous affrontons ensuite les lèvres avivées, nous les suturons et nous passons suivant notre habitude une sonde à demeure par l'urèthre.

23. — T. M = 37°,8. S = 38°. P = 92. La malade urine complètement par la sonde. Etat général satisfaisant.

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