PORTION SOUS-DIAPRIUGMAT1QUE
de l'anus. La diminution de calibre est telle qu'elle permet à peine l'introduction de la pulpe du petit doigt, le rétrécissement est dur, fibreux, résistant. A l'aide d'une bougie olivaire, on reconnaît que le rétrécissement a 3 centimètres de hauteui*. L'exploration des fistules avec le stylet démontre qu'elles convergent toutes vers la paroi antérieure du rectum ; mais leur trajet sinueux et anfractueux ne permet pas d'arriver jusque dans l'intestin. Le cathétérisme de l'urèthre apprend qu'il existe un rétrécissement dans la partie la plus reculée de la région membraneuse, en un point qui correspond au rétrécissement anal. Ce rétrécissement se laisse franchir par des bougies du n° 10, filière Charrière. Au delà du rétrécissement celles-ci s'engagent directement vers la vessie, dans laquelle elles pénètrent. Il est impossible de trouver une voie de communication entre l'urèthre et le rectum.
15 juin. — Chloroforme. A l'aide du thermo-cautère, nous faisons sur le bout postérieur de l'anus une incision antéro-postérieure qui s'étend jusqu'au voisinage du coccyx. En procédant couche par couche, nous sectionnons de ce côté le rétrécissement dans toute sa hauteur, pendant que des aides rétractent fortement les parties voisines. Cette incision sur la ligne médiane peut être faite sans que nous rencontrions de vaisseaux. Ce débridement nous montre que le rétrécissement est épais de 3 centimètres et que le tissu fibreux qui entre dans sa structure s'étend jusqu'au coccyx. Lorsque le rectum et le tissu fibreux qui le double sont divisés il en résulte un vaste hiatus dans lequel on porte facilement deux doigts et une éponge jusque dans la partie saine du rectum. Sur les parties latérales, le tissu est très mince, nous ne faisons aucun débridement. Pour la paroi antérieure, l'anneau cicatriciel semble épais de 1 à 2 centimètres, mais en passant la sonde dans la vessie il semble que la paroi du rectum n'est séparée de l'urèthre que par le tissu cicatriciel ; de sorte que, si nous coupons ce tissu inodulaire, nous entrerons immédiatement dans le canal de l'urèthre. En introduisant le doigt dans le rectum nous ne reconnaissons pas de communication directe sur aucun point, capable d'expliquer le passage des gaz dont se plaint le malade. Ceci fait, reste à combattre la fistule antérolatérale que nous rencontrons en avant et à gauche de l'anus près du scrotum et de l'ischion. Nous introduisons une sonde cannelée qui permet de diviser le plan superficiel de ces fistules au moyen du thermo-cautère. Du milieu de la plaie superficielle, nous voyons partir dans la direction de l'ischion deux trajets fistuleux qui convergent vers le milieu de la paroi latérale gauche du rectum. Nous réséquons le tissu fibreux qui les sépare et nous avivons largement ces fistules jusque dans le rectum, au-dessus du rétrécissement. Ces fistules côtoient l'ischion, mais celui-ci n'est pas malade. Tous ces
trajets ftetuleux sont ouverts sur la sonde cannelée* Leur profondeur et leur irrégularité exposeraient en eflet très facilement à laiiser inaperçues quelques anfractuosités fistuleuses, étroites et irrégu liera. Toute l'opération a été faite sans que nous soyons obligé de pincer les vaisseaux.
11 suffit de faire une compression méthodique avec des éponges pour éviter tout écoulement sanguin. Pansement alcoolisé phéniqué.
16/ut/i. -TM = 37<\4. S = 38*. P = 93, On ealève les éponges, pas d'hémorragie, lavage et pansement alcoolisé. Dilatateur eo caoutchouc dans le rectum.
17. - TM= 37*,6. S = 38*,4. P = 94. Le malade souffit beaucoup. Sensation de plénitude et de chaleur désagréable du côU du rectum. Pas d'appétit,