‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 181 sur 272 · IV · texte numérisé non relu

IV

CORDON SPERMÀTIQUE. TESTICULE ET SES ENVKIX>PPBB.

Obs. CGCXXX1X. — Sarcome myéloïde du pubis saiUani à ia partie supérieure du côté gauche du scrotum et simulant une tumeur du rmifar ' Extirpation. Guérison. — Mathon (Jules-César), cinquante-sept a&s, sans profession, entre le 10 octobre 1877, salle Sainte-Marthe, Il Pas d'hérédité, bonne santé dans la jeunesse ; à seize ans, otite moyenne» pas d'accidents consécutifs. De dix-sept à vingt tas, gastralgies. Pas d'accidents vénériens ou tuberculeux. Il yaqutorxe ans, à la suite d'un coup qu'il reçut dans l'aine droite, il remarqua à la partie supérieure du scrotum de ce côté un boofoa sops-cutané, du volume d'un grain de blé, mollasse et indolent, qri atteignit en un an le volume d'un œuf de poule, en conservant a mollesse et son indolence. En 1864, ablation de cette tumeur. Le malade affirme que le diagnostic porté par l'opérateur était : tumeur du cordon. Cicatrisation et guérison en quarante-neuf jours. Deux ans et demi après, la pression sur la ligne médiane, au niveau du bord supérieur du pubis, lui fait découvrir une tumeur du volume d'un haricot. Cette tumeur, douloureuse au début, devint indolente en grossissant. Application de fondants, sans résultat ; évolution très rapide. En juin 1871, la tumeur avait le volume d'un œuf de pigeon, un médecin y fit une ponction qui donna issue à quelques gouttes de sang. Par l'orifice de la plaie faite par le trocart, se firent les jours suivants plusieurs hémorragies abondantes. C'est alors que le malade alla trouver Richet, qui pratiqua l'ablation de cette seconde tumeur. Pendant le travail de cicatrisation, la plaie donna issue à trois fragments d'os dont le plus volumineux, très mince avait un centimètre et demi de longueur. Guérison en deux mois et demi. Bd février 1873, le malade remarque accidentellement, dans la région inguinale gauche, à deux travers de doigt au-dessous de l'orifice externe de l'anneau, un bouton sous-cutané du volume d'un grain de chènevis, dur et complètement indolent. Celte troisième tumeur resta d'abord stationnaire, puis s'accrut rapidement dans les derniers temps, tout en restant indolente.

19 octobre. — Au niveau du bord supérieur de la symphyse pu-

CORDON SPERMATIQUB. TESTICULE BT SES ENVELOPPES. 637

bienne existe une excavation assez profonde pour recevoir la pulpe du pouce et entièrement tapissée par une mince couche cicatricielle. Des bords de cette excavation partent des brides cicatricielles divergentes qui se dirigent les unes vers le pli inguinal droit, les autres vers l'ombilic et la symphyse. Ce tissu de cicatrice, trace des précédentes opérations, donne à la région l'aspect qu'elle prend à la suite d'une opération d'exstrophie de la vessie. A la partie supérieure du scrotum du côté gauche, existe une tumeur ovoïde, du volume d'un œuf de poule, qui rappelle par sa forme, son siège et sa direction, une tumeur inguino-scrotale. Son grand axe se dirige en bas et en dedans, parallèlement au cordon. L'extrémité supérieure reste distante de I centimètre de l'anneau inguinal ; l'extrémité inférieure surmonte le testicule dont elle semble indépendante et éloignée par un intervalle de 2 centimètres. * Le bord interne est en contact avec le ligament suspenseur et la racine de la verge ; le bord externe reste distant de 2 centimètres de la gaine des vaisseaux fémoraux. La face superficielle paraît sous-jacente aux éléments du cordon qui la séparent de la peau. Celle-ci a conservé sa coloration normale et son intégrité; elle ne contracte aucune adhérence apparente avec la tumeur et ne présente aucune vascularisation anormale. Au toucher la consistance est homogène et présente une mollesse comparable à celle des tumeurs fibro-graisseuses. Aucun point ramolli ou fluctuant. La tumeur est irréductible et incompressible. Son volume reste constant pendant l'effort et dans les diverses positions que prend le malade. Les éléments du cordon s'étalent à la surface des tumeurs sans lui adhérer ; il est facile de reconnaître le plexus mollasse des veines spermatiques et la consistance plus ferme du canal déférent. La face profonde, libre dans la plus grande partie de son étendue, est adhérente vers la partie moyenne de son bord interne, en un point qui répond à l'insertion du corps caverneux sur le pubis. Le reste de la surface conserve au contraire sa mobilité sur les organes voisins. Le testicule est sain et occupe sa situation normale. Rien de particulier du côté de l'anneau inguinal. Les ganglions inguino-crurauxsont sains. Bien que nous n'ayons pas de renseignements même sur le diagnostic des tumeurs qui ont été précédemment enlevées, il n'est pas douteux, en présence des symptômes que nous venons d'énumérer, du siège et de la facilité des récidives, que nous sommes en présence d'une tumeur maligne du scrotum, qu'il convient d'enlever aussi promptement et aussi largement que possible.

20 octobre. — Chloroforme, hémostasie préventive à l'aide de deux pinces appliquées sur le cordon. Incision verticale sur la face antérieure de la tumeur, intéressant successivement la peau, le dartos et le tissu cellulaire du cordon. Nous arrivons ainsi sur la face antérieure de la tumeur suivant son grand axe. Nous avons pris

638 ORGANES GÉNITO-URINAIRB8.

soin d'inciser sur les tissus sans intéresser les vaisseaux du oordoa et le canal déférent en les faisant rétracter. Contrairement à noi prévisions, la tunique externe du canal est adhérente à l'envelopp externe de la tumeur. Arrivé sur cette enveloppe, nous constatas qu'elle est fibreuse, très vasculaire; nous rénucléons avec le bistoui et avec les doigts sur toute sa périphérie, en nous aidant des pinces hémostatiques. A la face profonde, nous constatons, comme non l'avions supposé, que la tumeur est implantée largement sur h périoste qui recouvre le pubis et sur la tunique externe des corps caverneux. L'implantation sur le périoste ne parait pas douteuse * la dissection, à ce niveau, trouve une assez grande résistance. Bb donne lieu à l'ouverture (Tune artère volumineuse, qui passe estai le pubis et le corps caverneux et qui est saisie immédiatement twc des pinces hémostatiques. L'opération terminée, pour empêcher h cavité laissée à la partie supérieure du scrotum de se remplir A liquide, les jours suivants, nous traversons les tuniques postérieva du scrotum. Cette incision permet de passer un tube à drainage à ce côté et de fermer complètement l'incision faite sur les légume* de la paroi antérieure à l'aide de trois fils métalliques. Pansemert alcoolisé phéniqué et ouaté.

Examen microscopique. — Au niveau de son point d'implantation sur Fos on ne trouve par le raclage que des myéloplaxes et unequntité énorme de globules rouges. La trame de la tumeur est fonte de cellules embryonnaires et fusiformes. Elle est de plus creusée de lacunes sans paroi propre, remplies de sang. Diagnostic hùtologiq*: Sarcome à myéloplaxes.

2!. — TM = 37%6. P = 96. Nuit un peu agitée, soif vive. Bouillon, potage. Lavage et pansement alcoolisé phéniqué.

22. — Température et pouls normaux. Bonne nuit. Appétit. Plaie en bon état.

23. — Le mieux se continue. Lavage par le drain, même pansement. Écoulement séro-sanguin peu abondant.

24. — Suppuration modérée. Rien de particulier. On enlève les fils; la réunion par première intention est obtenue dans la plus grande partie de l'étendue de la plaie. Les suites de l'opération n'offrent aucun fait à noter, la plaie cicatrisa comme une plaie simple. Le itr novembre on enleva le drain. Le i3 novembre la cicatrisation était complète, le malade qui marchait depuis longtemps dans les salles sortit complètement guéri.

Obs. GCCXL. — Varicocèle gauche et varices du scrotum. — Blesson (Louis), trente-quatre ans, facteur de pianos, entre le 18 novembre 1876, salle Saint-Augustin 1. Bonne constitution, il est contraint par sa profession de marcher beaucoup. Père de trois enfants très bien portants. Il porte depuis trois ans un varicocèle volo-

mineux du côté gauche. Pendant longtemps cette affection lui causa de la gêne et une douleur tolérable, mais depuis deux mois il éprouve spontanément, même avant le repas, une sensation de pesanteur et de tiraillement du scrotum ; des douleurs excessives, qui s'irradient vers les lombes et le réveillent pendant la nuit.

15 novembre. — On constate sur le trajet du cordon une tumeur volumineuse, mal limitée, décrivant des anses nombreuses et donnant sous le doigt la sensation caractéristique d'une masse variqueuse. La tumeur est réductible par la pression, mais reparaît dès qu'on cesse de la comprimer. La peau à la surface a conservé ses caractères normaux de température et de coloration, mais elle semble légèrement œdémateuse à la palpation. La partie gauche du scrotum descend notablement plus bas que la droite. On peut suivre sous le doigt des veines qui serpentent jusqu'à la partie inférieure où elles se pelotonnent sur la paroi de la cloison scrotale.

25 novemftre. — Par le séjour au lit la tumeur a beaucoup diminué, mais les douleurs n'ont pas changé de caractère, elles sont toujours violentes, spontanées et empêchent le malade de dormir. Tension considérable dans toute la région, au moindre mouvement.

25. — Pas de chloroforme. Nous passons trois longues épingles entre le paquet variqueux et le cordon, afin d'isoler celui-ci ; puis nous pratiquons dans l'intervalle des épingles des incisions longitudinales qui nous permettent de saisir les veines entre les mors des deux pinces hémostatiques que nous laissons à demeure.

26. — Les pinces sont enlevées, application de compresses d'eau de sureau sur la plaie.

27. — Kien à noter. La douleur persiste avec presque autant d'intensité qu'avant l'opération.

i*r décembre. — Petits frissons, léger appareil fébrile. Le malade n'a pas eu de selles depuis cinq jours. Lavement. Les douleurs ont cessé au niveau du cordon, mais elles persistent encore dans la région lombaire.

40. — Infiltration et œdème du scrotum. Longue incision verticale des tuniques superficielles. Écoulement de sérosité sanguinolente. Cataplasmes.

12. — L'œdème est en partie disparu, la plaie suppure. Engorgement des ganglions inguinaux du côté gauche sous l'influence des émollients et des toniques, tous ces accidents disparurent. La plaie du scrotum se cicatrisa rapidement et le malade retourna chez lui le 6 janvier 4877. Les douleurs avaient complètement disparu, les plaies cicatrisées, et l'état général très satisfaisant.

Obs. CGCXLI. — Varicocèle. Funiculife. — Morand (Pierre), vingtsept ans, journalier, entre le 6 août 1876, salle Sainte-Marthe. Jusqu'en 1875, le malade ne s'était jamais aperçu qu'il avait un

ORGANES GÉNITO-UBINAIRES.

jamais porlé ni bandage ni

varicocèle. Il n'a jamais porlé ni bandage ni suspensoir. époque, portant un jour un lourd fardeau, il fléchit, fit un violent effort et s'affaissa sous le poids. Aussitôt après il ressentit uu< leur vive s'irradiant de l'aine gauche vers le flanc du même cb& puis des coliques violentes, une sensation de constriction à i'épigtitre, et quelques nausées, 11 fut forcé de garder le lit pendant boit jours. Pendant ce temps les garde-robes furent très pénibles et oh* tenues seulement au moyen de purgatifs,

C'estaîorsqu'unaiédeein lui apprit qu'il avait un varicocèle gauche, Malgré ses conseils il ne porta pas de suspensoir. Depuis cette époque, il n'a jamais rien ressenti, en dehors de la gène habituelle causée pv le volume plus considérable de la moitié gauche du scrotum.

Le lundi 6 août 1877, dans l'après-midi, il était à d lerdfl

tentes dans un marché. Il fît un effort assez violent pour en retflifr une, et ressentit aussitôt une vive douleur dans l'aine gauche. U douleur irradie rapidement à l'abdomen, remonte à l'épi s'accompagne de quelques nausées. Celte fois la douleur s la cuisse gauche et l'empêcha de marcher. On le transporta à litpi tal. En présence des coliques violentes qui tiennent le mal.! lui fait aussitôt une piqûre de morphine qui, dit-il, Ta bien ealmt, puis on le met dans un grand bain. Pendant ces coliques le m rappelait assez l'aspect des saturnins. 11 comparait sa douleur àam torsion des boyaux qui partant de l'hypogastre remontait \ flanc et l'estomac.

Mardi matin. — La nuit a été assez bonne, le matin il subsiste quelques coliques de temps en temps, mais nullement compara celles de la veille. La langue est un peu épaisse, la bouche ar pas d'appélit. Les deux testicules sont remarquablement peti bourse droite est normale. La gauche descend d'une moitié plus bfr que la droite. Elle est flasque, la peau esL plus colorée, et recouvert; de varicosités veineuses du volume d'une plume de corbeau.

Profondément on a celte sensation de paquet de ficelle sur le Irtjtf du cordon. Cela fait une saillie très nette dans le canal inguinal. U la douleur est vive ;\ la pression, tandis qu'elle est presque nulle quand on palpe la bourse elle-même. La douleur et la palpai] continuent dans le liane gauche.

Il n'y a pas eu de selles depuis l'accident. Il n'y a rien M cial du côté de la miction. Pas de chaleur à la peau, ni de i pouls* On administre de l'huile de ricin au malade. Malgr selles ne furent abondantes que le lendemain. Le malade prit m quelques bains, et sortit guéri au bout de six jours.

Obs. CCCXLîI. — Hydrovèie enkystée du cordon. Hernie inguinale èp%ptùhpxt* Ponction de fhydrocète. Guêri&on. — Tfaevenoo (Joseph), vingttrois ans, boucher, entre le 31 octobre 1877, salle Saint-Augustin.

Pas d'hérédité. Bonne santé habituelle; aucun antécédent vénérien, forte constitution. A l'âge de douze ans, apparition d'une hernie inguinale droite, pour laquelle il a porté un bandage pendant trois ans. La tumeur intestinale restant alors réduite, sans contention, il quitta son bandage. A dix-huit ans, nouvelle sortie de l'intestin, il reprit son bandage jusqu'à ces jours derniers. Le 26 octobre dernier, la hernie s'est reproduite, en ne déterminant ni douleur scrotale ou abdominale, ni vomissements, ni troubles de la défécation. Trois jours après, la tumeur augmente légèrement de volume, sans provoquer d'autres accidents.

31 octobre. — La région inguino-crurale droite est déformée par une tumeur ovoïde à grosse extrémité inférieure, à grand axe vertical, du volume d'un œuf de poule. La peau qui la recouvre a conservé ses caractères normaux ; pas d'œdème inflammatoire. Au toucher la tumeur est mollasse, pâteuse dans son tiers supérieur, liquide et manifestement fluctuante dans ses deuxtiers inférieurs. Il est facile de reconnaître qu'elle se compose d'une partie solide et d'une partie liquide. L'extrémité supérieure répond à l'orifice externe du trajet inguinal dans lequel elle s'engage. L'extrémité inférieure surmonte le testicule et l'épididyme, qui ont conservé leur dimension et leur situation normales ainsi que leur indépendance; la tumeur n'est adhérente ni à la peau, ni aux couches profondes. Les éléments des cordons sont situés à la partie externe, et plus accessibles inférieurement que supérieurement. La portion qui s'engage dans le canal inguinal a le volume d'une grosse châtaigne, elle est solide, mollasse, pâteuse ; suit les mouvements de la paroi abdominale en produisant un bruit d'amidon. Pas de bosselures apparentes ; matité à la percussion, irréductibilité complète, un peu de sensibilité à la pression. Elle offre en un mot tous les caractères d'un bouchon épiploïque. La portion inférieure est dépressible, on peut accoler ses parois opposées en les comprimant entre les doigts. Transparence à la lumière; cette seconde portion développée consécutivement à la première tumeur est constituée par du liquide d'hydrocèle. L'état général confirme notre diagnostic; depuis la production de la hernie, le malade n'a éprouvé aucun symptôme d'étranglement. Il mange comme d'habitude; a une selle tous les deux jours et n'a eu ni coliques ni vomissements. L'adhérence de ce bouchon épiploïque est un bonheur pour le malade , nous le laissons donc en place. Quant à Fhydrocèle funiculaire, nous le ponctionnons le 8 novembre 1877. La ponction donne issue à 40 grammes d'un liquide roussâtre, un peu plus coloré que celui de Thydrocèle. Injection iodée. Pas d'accidents consécutifs. Le 16 novembre le malade quitte le service. Rien de particulier du côté du bouchon épiploïque ; le liquide ne s'est pas reproduit. État général excellent.

«4t OBGANKS 6ÉNIT0-UBIN1IBI8.

HYDBOCÊLB8.

Os*. CCGXUIf. — Hyirocèle double. — Sorgnard (A.-B.), quaraafe- 1 six ans, entre le 6 avril 4877, salle Saint-Augustin, 70. Début il y i quinze mois du côté gauche ; côté droit envahi il y a quatre mois. Ponction et injection iodée. Guérison en quinze jours.

Obs. CGGXLIV. — H. gauche. — Perot (Jean), soixante-quatre au, peintre en bâtiments, entre le 12 février 4877, salle Sainte-Marthe, il. Début spontané il y a cinq mois. Hernie inguinale descendait dans le scrotum au-dessus de Thydrocële. Ponction et injection iodée. Guérison au bout de sept jours.

Obs. GGCXLV. — H. gauche. — Grognes (Narcisse), soixante-tant ans, entre le 4 juin 1877, salle S ai a te- Marthe, 21. Début spontaaéi y a deux ans. Ponction simple, 320 grammes de sérosité ; sortguén au bout de cinquante-sept jours.

Obs. GCCXLVI. — - H. gauche. Lebon (Jean), soixante-quatre ans, salit le 9 mai 1877, salle Saint-Augustin, 78. Début spontané il y a six mon. Ponction, 300 grammes de liquide. Injection iodée. Guérison aokoat de sept jours. Reproduction du liquide un mois plus tard, mtae traitement que la première fois. Guérison définitive quinze jours pb* tard.

Obs. CCCXLVII. — H. gauche. — Cros (Pierre), cinquante-huit ans, entre le 9 mai 4877, salle Saint-Augustin, 9. Début spontané il y a sept mois. Ponction; un demi-litre de liquide. Injection iodée. Guérison au bout de quinze jours.

Obs. CCGXLVIII. — H. gauche. — Lelorain (Louis), quarante-six ans, mégissier, entre le 22 décembre 1877, salle Saint-Augustin, 71. Début spontané il y a huit mois. Ponction (460 gr. de liquide). Injection iodée. Liquide en môme quantité au bout de deux jours: se résorbe spontanément et graduellement. Guérison complète le 17 janvier.

Obs. GGCXLIX. — H. gauche. — Lenoir (Adrien), jardinier, entre le 11 janvier 1877, salle Saint-Augustin, 73. Début spontané il y a deux mois et demi. Ponction et injection iodée. Guérison au bout de quinze jours.

Obs. CGGL. — H. droite. — Tichy (Sulpice), cinquante-neuf ans, homme de peine, entre le 22 janvier 1877, salle Saint-Augustin, 80. Début il y a six semaines. Ponction, injection iodée. Guérison ao bout de vingt-cinq jours.

Obs. CGCLI. — H. droite. — Deloy (François), entre le 21 avril 1877, salle Saint-Augustin, 71. Début il y a trois mois. Ponction et injection iodée. Guérison au bout d'un mois.

COU- v*

*i r sur cette question longuement étudiée les années précé- \ous nous bornerons simplement à attirer Tatten- ** sur fobs. CDXLV relative à une fistule lymphatique la région parotidienne survenue après u m* adénite suptle même siège chez un enfant de neuf ans. ï^a marche de la maladie, son siège, l'aspect du liquide, * le particularité qu'il venait en surabondance pendant la stication, nous permettaient de supposer qu'il s'agissait \iu abcès développé primitivement dans le tissu cellulaire, lur d'un des ganglions qui sont accolés aux acini de la ^ru tiile et qui deviennent secondairement le point de départ 16 de ces fistules salivaires que Ton observe quelquefois, les inflammations, consécutivement aux traumasmes ou aux pertes de substance de la glande. Pour notre art, nous avons vu un certain nombre d'exemples dans lesquels l'examen du liquide nous montra qu'il s'agissait réelletneut de faits de ce genre. Mais dans le cas actuel, en prée de la constitution du malade, de son jeune ftge, de la sence de quelques croûtes dans le cuir chevelu, malgré l'absence de ganglions malades sur les autres points du COU, nous devions nous demander s il ne s'agissait pas d'une de fistules lymphatiques qui succèdent aux adénites suppurées, aiguës, chroniques et même easéeuses. Bien que Dites su pp urée s soient Fréquentes dans celte région, etque les fistules qui leur succèdent lorsqu'elles sont ouvertes spontanément ou artificiellement soient rares; bien qu'elles aieut été à peine mentionnées et surtout bien qu'elles ne donueul pas lieu à un écoulement de liquide abondant, surtout pendant la mastication; bien qu'il n'y eût pas, dans le présent, de vestige d'un ganglion primitivement malade dans la région et que les ganglions voisins fussent complètement sains, il nous parut utile de faire examiner le liquide au point de vue chimique et microscopique afin de trancher lu difficulté.

Les adénites suppurées dans cette régira sont fréquentes surtout chez les jeunes enfants, et nous eu pouvons voir presque à chacune de nos consultations. Lorsqu'elles sont

644 ORGANES GÉNITO-ORINAIBM.

il est d'ailleurs difficile de les étudier à causé de la couche de liquide qui les sépare des téguments. Le testicule lui-même ne semble pu altéré, la pression y détermine la douleur énervante caractéristiqae. En résumé, k tumeur parait constituée par un bydrocèle famculain très volumineuse, surmontant un épanchement vaginal peu abondait. Malgré celte apparence il n'y aurait rien d'impossible à ce que ne» soyons en présence d'une hydrocèle purement vaginale, mais étnaglée en un point et disposée en bissac. Quant aux noyaux qui recouvrent la surface du testicule, ce sont probablement des produits d'àflammation simple.

15 décembre 1877. — Pas de chloroforme. Nous faisons à la partie déclive de la tumeur scrotale une ponction, qui donne issue à 406 grammes d'un liquide jaune citrin, limpide, en tout semblable ai liquide d'hydrocèle vaginale. Les deux poches kystiques se vidantes ttéme coup, elles communiquaient donc entre elles. Occlusion dsb plaie par un morceau de baudruche collodionnée. hfiuérison au bout de quinze jours.

• Oas. iCGCLVI. .— Bémaiocèle traumatique. Incision. Guérison. — Lecour (Eugène), 37 ans, limonadier, entre le 13 mars 1877, salle Sainte- Marthe, 35. Jamais rien à la région du scrotum avant l'accident. Dans la nuit dn lundi 12 mars, il reçut d'une femme en belle Manieur deux coups de pied dans les bourses. Le coup le plus viohat porta sur la partie antérieure et supérieure de la bourse gauche. Douleur violente aussitôt, et en quelques instants la partie atteinte se tuméûa, en môme temps que la peau prenait une teinte violacée. On rapporte le mardi matin à l'hôpital.

43 mars. — Le scrotum a pris une forme sphérique, mais on voit .que la bourse gauche forme à elle seule les deux tiers de la tumeur Les dimensions sont : de la racine de la verge A, à la partie la plus basse B, 18 centimètres. De diamètre transversai en projection 13 à 15 cent. (G D). De circonférence (G D), 40 centimètres.

La coloration violette est nettement limitée à la racine de la bourse et à la racine de la verge. En bas seulement Tépanchement s'étend sur le périnée. La verge est tuméfiée et violacée comme le scrotum. A droite la poche est assez molle, on y sent très bien le testicule situé en avant et en dehors.

A gauche, consistance dure, mais pâteuse, sans aucun point fluctuant. Le testicule est senti par le malade en bas et en arrière. A la partie supérieure et externe de la bourse gauche, où le coup a porté principalement, la tuméfaction forme une saillie sur le reste de la tumeur ; la pression est ici très douloureuse.

Il n'y a d'ailleurs aucune douleur spontanée. Aucun trouble de voisinage. Le traitement consiste dans le repos, la partie élevée etisolée; compresses d'eau blanche. Rien de nouveau les jours suivants.

HÈGION PAROTJDIENNE.

[Sous devons toujours nous placer dans l'hypothèse

-ia\e : toutes 1rs fois qu'une tumeur qui a long-

ip£ présenté les caractères d'une hypertrophie simple

*Wtoble r\(ilueren sens in\erse et se rapprocher du sar-

• » iw il faut laisser de côté la temporisation et l'enlever le

tôt possible. Chez la malade en question, deux tumeurs

>ppeul spontanément dans les ganglions sus-clavi-

res et mettent deux ans à acquérir le volume du poing;

les enlève, tout semble fini ; mais une récidive rapide se

Disant dans les glandes voisines nécessite en moins d'un

une autre opération.

A. Région pàrotidîbiotb.

BS. CDXLI. — -4 ires fie ht région paroi idienne ouvert spontanément. •ison. — Dietrich (Jacques), trente-quatre ans, domestique, entre 24 raaî 1878, salle Saint-Augustin, 2. En 1870, il a reçu une est entrée derrière l'oreille droite, au niveau de la base l'apophyse mastoïde, etest ressortie en avant de l'oreille, au niveau du bord postérieur de la branche montante du maxillaire supérieur à 2 centimètres du coudyle. Depuis ce moment, l'audition est complètement abolie de ce côté. IL y a eu pendant lonlemps un écoulement abondant de pus par le conduit auditif externe qui est aujourd'hui obstrué par une bride cicatricielle.

Depuis l'accident, le malade a eu plusieurs fois des abcès qui se sont guéris après s'être ouverts d'eux-mêmes. 11 y a quinze jours, il marqué en avant de L'oreille une petite tumeur du volume d'une cerise, très douloureuse à la pression. En trois jours, elle avait t 1 1 la grosseur d'un œuf, et en même temps survenaient des eurs de tête vives, de la lièvre, de la perte de sommeil et d'ap- L Les jours suivants, la tumeur s'étendait derrière l'oreille dont le pavillon prenait part au gonflement On remarque en avant de l'oreille droite, au niveau de la branche montante du maxillaire, une tuméfaction qui s'étend derrière l'oreille au niveau de l'apophyse mastoïde et la recouvrant. La peau est luisante, amincie, chaude; la fluctuation est très ne lie au centre. La pression est tellement douloureuse qu'on peut difficilement examiner le malade. Fièvre, céphalalgie intense, insomnie, inappétence.

Potion opiacée, elle soir, cataplasme.

28 mat. — L'abcès s ouvre de lui-même. Pus épais, verdalre, sans

fétidité

•M ORGANES GÊNITO-URIIUIBBS.

compresses d'eau blanche : Deux jours après le malade demanda u sortie : la tumeur a déjà beaucoup diminué.

Obs. CCCLV1II. — Hématocèle dans le cour$ d'une hydrocèle. Pomctùm. Injection de teinture d'iode. Guérison. — Catteceile (André), .quaranteneuf ans, charron, entre lé 27 juillet 1877, salle Saiul-Augustin, 71 Sujet vigoureux, bien musclé, n'ayant aucun antécédent vénérien avoué ; pas de maladies graves antérieures.

H y a sept mois a vu le testicule gauche augmenter de. volume. Aucune douleur, ni pendant la marche, ni pendant son travail, qii est assez pénible. Durant six mois l'évolution a été lente et le volume de la tumeur était à peine équivalent à celui d'un œuf de dinde. Il y a dix jours, en s'asseyant, il est tombé sur l'angle d'une planche et le scrotum a porté violemment. A partir de ce moment, b tumeur, qui était restée stationnaire depuis six semaines environ, t doublé de volume. Pesanteur, vagues douleurs dans les bourses, le long du cordon et dans l'abdomen.

21 juillet. — Tuméfaction considérable de la partie gauche dn scrotum, dont le volume a celui d'une tête de fœtus à terme. F»* est tendue, d'un violet foncé ; de forme ovoïde à grosse extrémité dirigée en bas ; dureté par place, principalement à la partie supérieure et postérieure ; fluctuation très manifeste à la partie inférieure. Pu de transparence. Pas de douleurs spontanées ni à la pression ; seulement un peu de pesanteur et quelques douleurs passagères dans l'abdomen que le malade compare à des coliques.

28. — Ponction avec le trocart. Environ 250 grammes de sang fluide. Injection iodée.

17 août. — Le malade guéri retourne chez lui.

Obs. CCGLIX. — Hémato<èle. Ponctions. Injection iodée. Guérison. — Gueyrat (François), quarante-trois ans, écrivain, entre le 5 mars 1877, salle Sainte-Marthe, 26. — Blennorrhagie de longue durée, en 1861. Pas d'autres antécédents. Santé excellente. En septembre 1875, le testicule gauche commença à devenir douloureux spontanément et à la pression, sans aucune cause connue. Le malade n'accuse aucun traumatisme ; puis le testicule augmenta de volume.

Le malade dit qu'à cette époque, il fut tourmenté par des érections presque continuelles. Pendant six mois la partie augmenta de volume, puis resta stationnaire. Les douleurs diminuèrent et ne reparaissaient qu'à la suite de marches multipliées. Mais la tumeur s'accrut insensiblement et d'une manière indolente.

Il y a sept à huit jours, sans cause connues, la peau de la partie devint rouge, comme si un vaisseau s'était rompu dans les téguments, de manière à amener une infiltration sanguine. . 5 mars. — Scrotum un peu foncé en couleur, sans trace d'épanchement sanguin dans la peau. Du côté droit on trouve un peu d'hy-

COIIDON SPERMATIQUB. TESTICULE ET SES ENVELOPPES. 647

drocèle à transparence très nette. A gauche, la bourse est énorme. 11 n'y a pas d'adhérences de la peau. La tumeur est pyriforme, en tout semblable à une hydrocèle vaginale. On ne trouve, en aucun point de la périphérie, rien qui ressemble au testicule ou à l'épididyme. Ces organes sont donc englobés dans la tumeur. A la partie antérieure et supérieure de la tumeur, est une petite poche faisant une saillie hémisphérique, fluctuante, très transparente, non réductible dans la tumeur principale. La base d'implantation semble comme entourée d'un bourrelet.

La tumeur principale, lisse, ne présente de transparence en aucun point; cependant elle est évidemment liquide.

On ne trouve rien de suspect dans les poumons; le toucher rectal ne fait rien reconnaître d'anormal du côté de la prostate.

10 mars. — On ponctionne la tumeur principale ; il sort 350 grammes d'un liquide rouge foncé, couleur du sang altéré, présentant quelques paillettes luisantes de cholestérine.

La petite tumeur est vidée en môme temps, sans qu'il soit besoin de faire une ponction spéciale. On ne fait pas d'injection; aucun accident les jours suivants. Le liquide se reproduit rapidement.

17. — Nouvelle ponction et l'on retire un liquide citrin en tout semblable à celui de l'hydrocèle. Les dernières parties sont un peu rougeâtres. Au microscope, on ne trouve pas de globules purulents ; mais il y a à peine quelques globules rouges. Injection de teinture d'iode. Aucune fièvre à la suite. Gonflement notable, comme cela se passe pour une hydrocèle ordinaire. Puis la tumeur diminue rapidement, le sac vaginal de ce côté reste seulement plus volumineux et plus dur que du côté droit.

Sort le 6 avril.

Obs. CCGLX. — Hématocèle extra-vaginale compliquant une hydrocèle. — Galtecelle (André), quarante- neuf ans, charron, entre le 27 juillet 1877, salle Saint- Augustin, 78.

Cet homme, robuste et de grande taille, n'a jamais eu de syphilis ni de blennorrhagie. Il urinait très facilement. En novembre 1876, c'est-à-dire il y a huit mois environ, ce malade s'est aperçu que se* bourses gonflaient du côté gauche. La tumeur a grossi graduellement sans amener de douleur. Elle avait dans ces derniers temps une forme allongée, et à peu près le volume d'un gros poing ; le malade était un peu gêné dans sa marche. Le 2 i juillet il s'est donné sur le» bourses un coup assez violent avec le manche de son marteau. En vingt-quatre heures la tumeur a triplé de volume et trois jours aprèsl'accident ; ce malade entre à 1 hôpital.

28 juillet. — La moitié gauche des bourses est le siège d'une tumeur ovoïde grosse comme les deux poings. Coloration bleuâtre» ecchymotique de la peau des bourses et de la verge. Le testicule

6*8 ORGANES GÊMTOHJMNMRES.

droit est normal. A gauche on sent en avant et en bas un foyer fluctuant superficiel. En arrière l'enveloppe paraît épaissie. On sent es ai lifera et en bas un point dur et douloureux qui parait être If testicule. Dans les autres points la tumeur est indolente. Impossible de faire mouvoir la peau sur les parties profondes. Pas de transparame a ta lumière. Une ponction avec le trocart est pratiquée es avant et en bas au niveau de la partie fluctuante. 11 s'écoule h peiw quelques gouttes de sang. Cette partie fluctuante est donc un foy d'hématocèle extra-vaginale. Compresses résolutives.

2 août, — La tumeur diminue de volume. La teinte ecch disparait graduellement. Mais on sent toujours le foyer fluctua avant et en bas. Le malade sort de riiôpital.

6, — La résorption de l'hématocèle n'est pas encore complet testicule est volumineux. Le malade doit revenir dans un m

Qos. CGCLXL — Hêmatûcèle ancimne de la tunique vaginale. Castretion. Guérwon. — Vangœthen (Isidore), cinquante-huit ans, fondeur en cuivre, entre le il août 1878, salle Saint-Augustin, 79. Pw d'hérédité, bonne santé dans l'enfance, pas d'antécédents scrofulea syphilitiques ou tuberculeux, jamais de maladies graves. Il a sixcafanls bien portants. Il y a six ans il fit, en portant une lourde barirde fer, une chute dans laquelle le testicule gauche fut froissé ; deux jou après une tumeur apparut de ce côté» augmenta progressivement jusqu'au volume du poing et resta station naire. Pendant toute \i durée de son évolution» la peau conserva absolument sa colorati et ses caractères normaux; sensation de pesanteur du côté du tum et tiraillements du cordon, Pas de douleurs spontanées, à la suite d'une grande fatigue ou d'une longue course. Je malade éprouvait sur le trajet du cordon des douleurs vives, aiguës, irradié à la racine des cuisses et vers les lombes. Ces accès douloui calmaient par le repos. Jamais le malade n avait été obligé d'interrompre ses travaux lorsqu'il y a huit jours les douleurs commencèrent à devenir continues et tellement vives qu'il fut obligé de prendre le lit. Voyant que le repos le plus complet n'amenait pas de remis dans son état, le malade demanda à entrer à l'hôpital,

11 août. — La moitié gauche du scrotum est le siège d'une tumeur régulièrement ovoïde, à grosse extrémité inférieure du volume du poing. La peau est mince, distendue, luisante; sa coloration est légèrement rosée, mais ne rappelle en rien celle de l'inflammation simple ou du cancer hématique. Les veines superficielles sont dilatées, toutes sont transversales parallèles, de même diamètre et ont te volume d'une aiguille à tricoter. Ces veines dilatées ne s observent qu'à la moitié inférieure du scrotum, elles persistent quand on distend les téguments. Aucune espèce de transparence. Malgré le plus grand soin, il est impossible de découvrir aucun point fluctuant

REGIOX PAROTtDICIHB,

fention. Il n'y a pas de foyer purulent bien limité ; inflammation

le pus baigne quelques aeini de la glande et une sorte de

n Tonne profondement dans l'épaisseur de la parotide. À laide

ssection minutieuse, nous enlevons toutes les parties sus-

«tion nous conduit à une profondeur de trois cen-

i t demi, sous la face interne de la parotide, où nous trou*

DO fragment de ganglion en voie de suppuration, que nous

- «pi avec difficulté, (juatre pinces hémostatiques laissées

isseaux pendant 24 heures préviennent toute hémorrhagie ;

ce cutané de la plaie est maintenu ouvert afin qu'on puisse

*tier le nitrate «l'argent dans le fond de la cavité. Cautérisai;

tes les Jours suivants ; cicatrisation lente. Malgré les soins que

pris d enlever toutes les parties malades, un trajet fîstuleux

te encore le 8 janvier 1878 ; nous introduisons alors un petit

en caoutchouc dans ce trajet et nous ordonnons des injections

ire diode. Le malade revint plusieurs fois dans notre service

et le même traitement fut continué. Au mois de mars, quand nous le

?s pour la dernière fois, la fistule n'était pas complètement obli-

Obs. CDXLVL — A'ytfe ganglionnaire parût tdien, ablation, guérùon. — Dumoir (Beaudoin), 38 ans, charretier, entre le 27 janvier 1877, salie Sainte-Marthe, 8.

Bonne constitution, ni scrofule, ni syphilis. Le malade raconte qu'il y a deux ans, à la suite de violenta maux de dents, il vit apparaître au niveau du bord antérieur et supérieur du sterno-cléido-masioîdien, ainsi que dans la région parotidienne gauche, de petites lu meurs du volume d'un haricot qui disparurent peu à peu à l'exception d une qui se développa lentement.

La tumeur siège immédiatement au devant du lobule de l'oreille, dans la partie supérieure de la région parotidienne ; elle a atteint le volume d'une noix, La peau qui la recouvre a conservé ses carac- < normaux, elle ne présente ni bosselures, ni dépressions apparente^ aucune trace d'inflammation » pas de veines dilatées au voisinage. Au toucher, la surface est lisse, mais un examen attentif démontre l'exigence de quelques grains mamelonnés. La consistance n*e*t pfti uniforme; à la surface, elle rappelle celle des kystes ; en profondeur, celle des hypertrophies partielles de la glande parotide. La peau est mobile sur la tumeur, mats elle adhère par sa lace onde à la surface de la parotide, tout en restant indépendante des autres organes.

janvier. — Chloroforme. — La région étant rasée, nous taisons au au de la tumeur une incision semi-lunaire à concavité antérieure, puis nous disséquons minutieusement la face profonde de ce petit lambeau. La pointe du bistouri rencontre un petit kyste

de ce peu

gauche. Cataplasmes, bains. L'écoulement, un peu moins abondant, n'en continue pas moins. Sort amélioré au bout de dix jours.

19 juillet. — Se présente à la consultation de l'hôpital Saint-Louis et est admis dans nos salles pour une nouvelle orchite survenue il y a huit jours. Gonflement du testicule gauche ; la tumeur a le volume d'un œuf de dinde ; le scrotum de ce côté est rouge, luisant. Pas de fièvre ; sentiment de pesanteur dans les bourses (des deux côtés, et dans les aines), rien du côté des lombes ; envies fréquentes d'uriner. Douleurs à la pression ; épanchement manifeste dans la tunique vaginale. Cataplasmes. Purgatifs. Bains.

On continue ce traitement et, le 27 juillet, on constate une grande amélioration. A partir de ce moment, le malade va de mieux en mieux et, le 1 1 août, il quitte l'hôpital.

Obs. CCCLXV. — Epididymite droite. — Renard (Louis), vingt* six ans, cocher, entre le 8 juin 1877, salle Saint-Augustin, 3.

Première blennorrhagie il y a cinq ans. Le 15 mai dernier, nouvelle blennorrhagie ; écoulement uréthral, sentiment de cuisson pendant la miction ; ne fait aucun traitement et continue son travail.

Depuis le 3 juin, douleurs dans le testicule droit qui augmente de volume ; ces accidents amènent le malade à l'hôpital.

Bourse droite d'un volume double de celui de la gauche ; le testicule et l'épididyme sont tuméfiés et indurés; épanchement peu considérable dans la tunique vaginale. Douleurs spontanées très vives, localisées au testicule, s'exaspérant à la pression. Peau un peu rouge et chaude. Écoulement uréthral peu abondant.

Les testicules sont relevés à laide d'une planchette échancrée reposant sur les cuisses. Cataplasmes laudanisés en permanence. A l'intérieur, copahu, capsules de térébenthine. — Bains tous les deux jours.

12 juin. — Amélioration, le gonflement de la glande diminue ; douleurs moins vives.

20. — Guérison presque complète. Le testicule a sensiblement son volume normal ; encore un peu d'induration de l'épididyme. Douleurs presque nulles. Le malade quitte le service.

Obs. CCCLXV1. — Epididymite gauche. — Royer (François), vingt ans, garçon d'hôtel, entre le 9 mars 1877, salle Sainte-Marthe, 6.

Depuis deux mois, écoulement blennorrhagique abondant, aucun traitement. Il y a huit jours, après une longue fatigue, douleurs dans le testicule gauche, qui a commencé à augmenter de volume.

9 mars. — La peau de la partie gauche du scrotum est rouge et chaude. Le testicule gauche est induré et d'un volume double de celui du côté opposé ; épididyme induré et tuméfié, épanchement peu abondant dans la tunique vaginale. Douleurs très vives, s'exaspérant à la moindre pression et s'irradiant vers le trajet du cordon

6B2 ORGANES GftNITO-URUfAIBU.

et vers la région- lombaire. La moitié droite du scrotum est normale. L'écoulement uréthral a presque cessé depuis quatre jours.

Repos au lit : planchette de bois échancrée, portant sur les aàm et maintenant les testicules relevés. Cataplasmes laudaidsés en permanence. Le gonflement diminue rapidement. Les douleurs deiiaanent moins vives.

Le 14 maris le malade quitte le service. L'écoulement uréthral «t plus abondant depuis deux jours. Douleurs dans le testicule pressa nulles. Induration de l'épididyme.

Obs. CGCLXVII. — Orchùe métastatique. — Hamon (Louis), «h ans. serrurier, entre le 16 février 1877, salle Saint-Augustin, 4.

Sujet lymphatique ; constitution moyenne, a eu le mois dtnkr un engorgement de la glande parotide gauche, disparu sous Influence de cataplasmes de farine de graine de lin. Pendant la darfi de l'affection, fièvre légère, céphalalgie, embarras gastrique, è» leurs violentes dans l'oreille du même côté.

Tout avait disparu lorsqu'il y a huit jours il a ressenti une psas> teur insolite au périnée, dans le scrotum du côté droit, une doab* vague le long du cordon, surtout pendant la marche. En même teepi il remarquait une augmentation de volume du testicule de ce cW.

16 février. — Portion droite du scrotum rouge, et très Par le palper on ne constate rien d'anormal du côté du pas dvépanchement dans la tunique vaginale ; rien non plus du ctf de l'épididyme. Le testicule seul est triplé de volume et prétest! une tumeur ovoïde, dure, régulière, sans bosselures et douloureuse à la pression. Le testicule gauche est parfaitement sain. Pas* blennorrhagie antérieure. Repos absolu au lit ; les bourses sost maintenues soulevées avec une planchette et recouvertes de cataplasmes émollients.

22. — Le gonflement a diminué, le testicule n'est guère qu'ose demi fois plus gros que son congénère. Compresses d'eau blanche. 28. — L'engorgement testiculaire a complètement disparu. Le salade se lève.

3 mars. — Départ pour Vincennes. Pas d'atrophie du testicule. Obs. CCGLXVIU. — Orchite et probablement hématocèle trctumcdip* ecchymose périnéo-scrotale. — Landat (Léon), dix-neuf ans, boutonoier, entre le 30 mai 1877, salle Saint- Augustin, 3.

La veille au soir, il a reçu un violent coup de pied dans les bourses. Tombé sans connaissance, il fut transporté dans sa Famille. Us* heure après, il revenait à lui, et accusait une violente douleur daas la partie atteinte, surtout en un point correspondant au tesUcok gauche. Pendant la nuit le scrotum sur toute son étendue prenait une coloration violette très foncée et devenait en môme temps k siège d'une tuméfaction marquée.

RÉGION PAFlOTIDIENNE. 77»

hémostatique». Aucun vaisseau important n'a été intêi plupart des branches du nerf Facial Ollt été coupées. L'abïala tumeur laisse une large perte de substance et le peu de nmcnts de la région ne nous permet pas de rapprocher de ii plaie. Nous faisons donc un pansement à plat avec alcoolisée phénicjuée , par dessus lequel nous exerçons une bpressiou méthodique avec une épaisse couche de ouate. Huit émoslatiques sont laissées en place pendant 24 heures* = .; 1 T — TM = 37%6. S = 38°. P = 88, On enlevé les pinces, pas rhagie. La malade ne peut ouvrir la bouche; alimentation Je, bouillon, potage, lait.

18. — TM = 37°f4. S — 37°,S. P= 88. Paralysie faciale du côté l'opération, La bouche est très sèche. Douleurs légères au niveau d* l'articulation temporo-maxillaire.

— TM = 37 \8. S = 38°,i. P= 94, Point bleuâtre au fond de U plaie. Lavages légèrement alcoolisi

20. — TM = 37<\6. S = 38%4. P ^ÏI6. Céphalalgie, inappétence. douleurs articulaires deviennent plus vives. La mâchoire tend à

Se dévier légèrement à gauche, maigre le bandage en cheveslre desà la maintenir en place. Suppuration modérée. Le point bleuâtre s'esl étendu et prend une teinte de sphacèle plus accusée.

21, — TM = :i7°,8* S = 38\4. P = 94. Leseharo se limite, elle a un Centimètre de diamètre. Le reste de la plaie est recouvert de bour-

tarnus de bonne nature, suppuration modèi

H. — TM = 37*,6. S = 38°. P = 08. L'eschaiv | éM enltaînée au

moment du pansement ; hémorrhagie du diamètre d'une plume

d© corbeau, en jet saccadé, isochrone aux battenienls des artères.

San- rermeil. Application immédiate de deux pinces heuiosla-

ine au-dessus, l'autre au-dessous de la perte de substainv du

L'artère ouverte parait être la carotide externe. La malade

n ;t pas perdu plus de 30 grammes de sang,

— TM=37\8. S = 37*,8, P«=W. On ïaUs^ h^ pinces en place. Pas île troubles vasculaires appréciables du eôlê de lencé-

u de ta Tace.

14. — TM = 37*. S = 37°. G. P = 02. On enlève les pinces: pas de hémorrhagie. Légère compression ouatée par dessus le pan- •n(.

— Température normale- Rien de particulier du cùté «le la i suppuration est toujours modérée. Pus louable. La para-

' faciale el la déviation du maxillaire sont plus marquées que les joui lents. La sécheresse de la bouche persiste. La malade a

t\\ soif. À partir de ce moment, la cicatrisation marche lentement, mais progressivement, sans que nous ayons à. noter de nou*

654 ORGANES GÉNITOUMNAlRES*

inmve que la prostate est le siège de noyaux d'induration. L? malade a maigri depuis quelque temps; il n'a jamais eu d'home ptysies; l'auscultation du poumon indique seulement un peu duration du sommet gauche. L'appétit est bon. Pas de diarrhê sueurs nocturnes.

Cataplasmes et bains simples. Huile de foie de morue et sirop d'iodure de fer; vin de quinquina ; nourriture fortifiante.

1 ri avril. — Un nouvel abcès s'est formé ; il a le volume d'aw noix, on l'incise avec le bistouri.

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