‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 183 sur 272 · RÉGION SOUS-MAXILLAIRE · texte numérisé non relu

RÉGION SOUS-MAXILLAIRE

ieux côtés sont légèrement indurés et hypertrophiés. Leur

* V unie varie de celui d'un haricot à celui d'une petite amande* Rien

■^pjiiwî.ihle dans les ganglions mésentérïques. Les viscères abdo-

nt sains. Les zones de m alité hépatique et splénique sont

annales. Submatité au sommet du poumon gauche. Craquements

et expiration soufflante et prolongée au môme niveau,

$6 janvier. — Chloroforme. — A Faide du bistouri, nous fai-

^Dn», à 2 centimètres au-dessous du bord inférieur du maxillaire,

ion transversale, étendue de l'angle de la mâchoire à la

^^Hnédiane. Cette incision divise successivement la peau, le tissu

^^pirc sous-cutané et le peaucier, l'aponévrose cervicale super-

elle. Au-dessous de cette membrane, nous trouvons les gan-

pos malades qui sont entourés d'une coque fibreuse épaisse et

mte, assez intimement unie aux tissus voisins. Pendant que

maintiennent écartées les lèvres de l'incision avec des ré-

et des pinces hémostatiques, nous décollons de proche

en proche la tumeur à l'aide du doigt et de la spatule. Cette énu-

■ cléation est assez lenre par suite des précautions que nous pre- •us pour éviter les vaisseaux et les nerfs importants de la région, et aussi à cause de la résistance des tractus fibreux qui émanent de l'enveloppe de la tumeur. Nous sommes parfois obligé de nous aider du bistouri pour les détruire. Sur six pinces hémostatiques placées temporairement sur les vaisseaux saignants, deux seulement sont laissées en place pendant une demi-heure.

Après avoir placé au fond de la plaie un tube à drainage qui sort à ta partie déclive, nous réunissons les lèvres de l'incision à Value de 8 points de suture métallique isolés. Pansement alcoolisé phénîqtié. TS = 3R\ P = 80.

La tumeur se compose de 3 ganglions volumineux et de 2 autres plus petits. A la coupe, tous sont durs et ont la consistance du tissu utérin. La surface de la coupe est d'une coloration gris rosé uniforme. Il n'existe ni foyers casécux, ni points ramollis, ni taches pigmenta ire s.

Diagnmtic anatomique : Sarcome.

27 janvier, — TM = 37°,6. S = 37°,8. P = 88*.

La nuit a été calme. Anorexie légère. Pas de douleurs. On renouvelle le pansement, Pas de réaction fébrile. Dès le second jour après l'opération, le malade mange et dort comme d'habitude. Le quatrième jour on enlève les fils. Réunion par première intention.

IOn maintient les bords rapprochés à Faide de tarlatane eollodionnée. L*angle inférieur de la plaie donne seul un peu de pus. 9 février, — Cicatrisation complète, le malade sort guéri. Ous. CiDLV. — fltfjft'rlrofiftie des g*ui § << -maxillaires* —

Ahtation. — Simonet (Virginie), cinquante-quatre ans, tailleuse, entre le 17 mars 1877, salle Sainte -Marthe, 50.

658 ORGANES GftMTO-URlNAlRKS.

ronge, luisante et tendue. Fluctuation manifeste. Ponction avec le bistourialapartielaplusdeclive.il s'écoule une certaine quantité de pns sanguinolent mêlé de grumeaux caséeux. Quand la poche cri vidée, on sent une dépression au niveau de l'épididyme. Bosselure apparente. Mèche placée dans l'ouverture.

26. — La première ouverture ne donne presque plus de pas. D s'est formé un second abcès un peu plus haut que le premier, ai avant du testicule. Sort sur sa demande.

Obs. GCGLXXI1I. — Testicule syphilitique, fodure de potassium. &+ riton. — Notte (Désiré), vingt-huit ans, charpentier, homme iigoureux, bien constitué, entre le 9 juillet 1877 salle Sainte-Martk. En janvier 1873 il contracta à la face interne du prépuce, près es frein, un chancre induré pour lequel il suivit un traitement d'à mois dans un hôpital spécial. En avril 1874 il remarqua une angine» tation de volume du testicule gauche. 11 suivit pendant trois limâmes à l'hôpital Lariboisière un traitement à l'iodure de potassium. Au bout de deux mois le testicule était revenu à son volam normal, le malade cessa l'iodure. Il y a dix mois, c'est-à-dire tm ans après le début, le testicule droit se prend à son tour, sans dotleur, sans troubles fonctionnels. Depuis un mois seulement le malafc ressent quelques douleurs qu'il compare à des tiraillements, surto* sensibles après la fatigue du travail. Le scrotum du côté droit présente une augmentation de volume assez appréciable, sans coloration particulière de la peau qui n'est pas tendue et lisse comme dans rhydrocèle.

En avant du testicule on constate cependant un épanchement peu considérable, transparent. La glande, du volume d'un gros œuf de poule, a gardé sa forme, mais la surface est chagrinée, présente de petites bosselures surtout accentuées au voisinage de la tète de l'épididyme. Quelques-unes ont atteint le volume d'une lentille. La tumeur est très dure, et le malade n'accuse aucune douleur môme sous une pression assez forte. Le cordon pas plus que la prostate ne présentent rien de particulier. Le malade n'accuse aucun trouble des fonctions génitales.

Le testicule gauche semble un peu atrophié, mais il présente une consistance normale, et est sensible à la pression : il n'existe pas d'épanchernent de ce côté.

En examinant le corps du malade, on ne trouve pas de lésions osseuses, mais il existe au-dessous de l'extrémité interne de la clavicule, au-dessus de la première côte, une cicatrice gaufrée, à bord? cuivrés, de la grandeur d'une pièi'c de cinq francs en argent. Ce sont les traces d'une tumeur du volume d'un œuf, qui s'est ulcérée il v a deux ans et mit huit mois à guérir. Les bords de la langue et la face inférieure de sa pointe présentent quelques plaques muqueuses.

Le malade prend chaque jour 25 centigrammes, puis au bout de six jours i gramme d'iodure de potassium.

Le 15 août le testicule avait notablement diminué de volume. Le malade quitte le service, devant suivre son traitement au dehors.

Un mois après il se présente à la consultation. Le testicule était presque revenu ù son volume normal. Celui du côté gauche ne présentait rien de particulier.

Obs. CGCLXXIV. — Kyste spermatique. — Mercier (Joseph), quarante-six ans, cuisinier, entre le 16 avril 1877, salle Sainte-Marthe. En 1873, ce malade vit son scrotum sortir du côte gauche. L'accroissement de volume se fit avec une lenteur remarquable, car ce n'est qu'en mars 1875 qu'il entra à l'hôpital, dans le service de M. Péan, où on lui fit une ponction qui donna issue à 500 grammes de liquide blanchâtr. On ne fit pas d'injection après la ponction. Sortit six jours après.

Vers le mois de juillet de la môme année, il s'aperçut que la tumeur reparaissait. Elle augmenta de volume avec autant de lenteur que la première fois, et le 16 avril 1877 il entre à l'hôpital.

La tumeur scrotale, située à gauche, a tous les caractères de l'hydrocèle ordinaire. Le scrotum droit est intact. Le gauche est énorme, ovoïde, absolument régulier et lisse, peut ôtre un peu moins transparent que l'hydrocèle simple. On ne trouve pas le testicule isolé comme dans les kystes ordinaires. Tout porte à croire que le liquide est dans la tunique vaginale.

A la partie inférieure et postérieure la pression provoque une légère douleur. On pratique la ponction à la partie antérieure. Il sort un litre de liquide opalescent, limpide. Au microscope, on y trouve des quantités de spermatozoïdes vivants. On ne fait pas d'injection. Le liquide se reforme peu h peu, sans réaction inflammatoire : quand la tumeur a atteint les deux tiers du volume qu'elle avait avant la ponction, on évacue de nouveau le liquide. Cette fois on extrait 350 grammes de liquide en tout semblable à celui de l'hydrocèle comme couleur et comme consistance. L'examen microscopique n'y dénote aucun animalcule spermatique. On fait suivre la ponction d'une injection iodée. Le malade reste à l'hôpital, les parties élevées sur un coussin, avec des résolutifs (eau blanche). La réaction inflammatoire fut vive. La résolution très lente.

Le malade part pour Vincennes un mois après son entrée.

Obs. CCGLXXV. — Kyste spermatique. — Bourdiliat, cinquante ans, employé de bureau, entre le 5 avril 1877, salle Sainte-Marthe. Jamais d'aflection des voies urinaires, si ce n'est un léger écoulement à l'âge de vingt-un ans.

Début de la maladie actuelle il y a six ans, pendant la guerre, sans cause connue (fatigue des marches militaires du siège ?).

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apports de cette poche avec la jugulaire, la carotide et ses brannous sommes obligé de terminer la dissection avec beaucoup de ence sans pouvoir enlever largement comme il auraitconvenu les celluleuses qui reliaient la tumeur à ces organes. Six pinces héitaliques ont été appliquées sur les vaisseaux pendant l'opération, [lis seulement sont laissées pendant vingt-quatre heures. Un drain ce au fond de la plaie sort à la partie déclive, et les lèvres de Tinsont ensuite réunies à l'aide de cinq points de suture métal- Pansement alcoolisé phéniqué. Pas de réaction générale ; les es furent enlevées le quatrième jour, la réunion était obtenue les deux tiers supérieurs de la plaie* Le malade quitta l'hô- [ afin de suivre en ville les soins de son médecin.

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