‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 184 sur 272 · C. Région stersû-mastoioieknb · texte numérisé non relu

C. Région stersû-mastoioieknb

Obs. CDLVTIL — Torticolis congénital. Section sous- cutanée du stemofient Application de V appareil orthopédique de M* Péan fabriqué tr ,1/. Mathieu, — Klein (Auguste), neuf ans, se présente à la clinique i 13 janvier 1877, pour un torticolis congénital du stcrno-déido-mas- Idien droit. Attitude vicieuse caractéristique de la tète et du cou; tètéMl inclinée sur l'épaule gauche» la face est tournée à gauche et U en haut en môme temps qu'elle a subi un léger mouveenl d'inclinaison en avant, menton en avant et à gauche, la face inche du cou est convexe, la face droite est plutôt concave. Si on aminé comparativement les muscles sterno-mastoïdien droit et .uche, on trouve les différences suivantes : le gauche fait saillie la manière d'une corde au-dessous des téguments; le droit est plati ; sa surface est sensiblement dans le même plan que les pares voisines. La longueur du muscle gauche est de 14 centimètres lie du droit n'est que de 7 centimètres. La largeur du muscle itiche est de 4 centimètres et demi. Cette dimension n'existe pour ainsi dire pas à droite où le muscle représente une véritable corde, moitié droite de la face est en partie atrophiée. Le corps M rai al. Ces symptômes locaux ne sont pas accompagnés de troues fonctionnels d'autre nature. La phonation, la déglutition, la respiration sont normales. Nous nous proposons de remédier à Ne difformité en faisant la section sous-cutanée du muscle, et >us espérons arriver à un résultat favorable malgré les différents considérables de longueur des deux muleta*, 13 janvier, — Le malade n'est pas endormi. Recherche et exaen du point d'élection de la myotomie à l'union des tiers moyen intérieur, Deux veines superficielles volumineuses recouvrent e muscle à ce niveau et exigeront les plus grands ménagements ndant l'opération. Incision des téguments sur le bord antérieur

don. Indolence complète, même à la pression. Le testicule gauche parait sain. Rien dans les ganglions inguinaux. Outre l'affection do testicule, le malade porte sur la partie médiane du bord droit delà langue une ulcération profondément excavée de 1 centimètre de diamètre, qui a tous les caractères d'une gomme ulcérée : bordi indurés taillés à pic ; fond rouge, luisant et inégal. De longues Itsures antéro-postérieures sillonnent la surface de l'organe. Rien dan les ganglions sous-maxillaires.

Si. — Chloroforme. Castration. Rien de particulier pendant l'opération. Celle-ci terminée, nous suturons les lèvres de la plaie i l'aide de sept points de suture, le tiers inférieur étant laissé pour l'introduction d'une mèche de charpie alcoolisée. Huit pinces hémostatiques sont laissées sur les vaisseaux. Sur une coupe, nous constatons que la moitié de la tumeur est constituée par un kyste à cholestérine, à parois fibroïdes très épaisses mesurant plus de S centimètres en certains points ; il contient 120 grammes d'os liquide épais, non granuleux, couleur chocolat. La portion solide est blanchâtre, d'aspect et de consistance fibroïde, peu vasculaire; elle est constituée par des tractus fibreux très épais, dont les maillet étroites renferment des éléments granulo-graisseux.

22, — TM =37° 8. P = 90. On enlève les pinces hémotastiquesà Perception de deux qui sont laissées sur les vaisseaux du cordon. Pansement alcoolisé. Iodure de potassium .

23. — TM = 37°P = 86. On enlève les dernières pinces. Même pansement.

25. — On enlève les sutures, que Ton remplace par des bandelettes de tarlatane collodionnée. La gomme de la langue diminue d'étendue.

30. — Le rapprochement des bords de la plaie n'en a pas amené h réunion. Suppuration modérée.

8 août. — Tuméfaction douloureuse du cordon. Rougeur de la peau. Cataplasme et onguent napolitain. Cet accident retarde la cicatrisation. Sous l'influence des émollients les accidents disparaissent en huit jours. Des bourgeons charnus de bonne nature ne tardent pas alors à combler le fond de la plaie. La suppuration se tarit progressivement et, lc30 août 1877, ce malade sort complètement guéri. La gomme de la langue est disparue sous l'influence de l'iodure de potassium.

Obs. CCCLXXVII. — Tumeur du testicule. Castration. Enchondrom. — Lenglin (Louis), trente ans, garçon de recette, entre le 6 novembre 4878, salle Sainte-Marthe, 2. Pas d'hérédité. Adénites cervicales et gourme dans l'enfance. Pas d'antécédents vénériens ou tuberculeux. Jamais de maladies graves. Depuis plusieurs jours, il éprouve des tiraillements dans la partie droite du scrotum et des douleurs in-

RÉGION STEHJSO-MÀSÏÔIDIENNE.

isissanl ensuite le sommet de ce lambeau avec des pinces,

-quons sa face profonde afin d'isoler la plus grande partie

bride verticale. Ce procédé est immédiatement suivi de succès,

Hivernent d'extension de la tête reprend toute son étendue et

bride cicatricielle disséquée est entraînée en haut dans ce mouve-

t. en laissant au-dessous d'elle une plaie angulaire. Nous sutu-

d'abord, à laide de notre aiguille à manche, les lèvres de celle

en les rapprochant de bas en haut. La laxité des téguments de

région nous permet d'arriver à ce résultat sans tiraillements.

ite, nous suturons les bords du lambeau aûn qu'il ne se sphaeèle

*inL La place suturée prend la forme d'un Y; nous avons placé, en

il, neuf fils métalliques. Pas d'bémorrhagie ; il n'a pas été nécessaire

le laisser de pinces hémostatiques à demeure» Les suiles de Topera-

furent des plus simples : pas de réaction fébrile ; les premiers

îours la malade ne prit que des aliments liquides; afin d'éviter loute

ipècede tiraillements, la tête fut maintenue dans l'extension jusqu'au

août. A cette époque la cicatrisation était complète, les mouve-

de flexion et d'extension de la tète étaient beaucoup plus

étendus qu'avant l'opération. La déglutition s'opérait normalement

et la malade prenait des aliments solides.

Le 23 août, elle sortit complètement guérie.

OiS. CDLX. — Cicatrices vicieuses du thorax, de l aisselle, du aras, du cou et de la face, consécutives â une brûlure. Torticolis. Section d'une bride au cou, — Carlier (Louis), 58 ans, journalier, entre le 23 novembre 1878, salle Sainte-Marthe» 32. Sujet bien constitué, Alcooli- ;e. H y a dix mois, il s'endormit en état d'ivresse auprès d'un poêle allumé. Le feu prit à ses vêtements et détermina une vaste brûlure au t roisième degré , intéressant les régionspectorale et claviculaire droites, la paroi antérieure de l'aisselle et la face interne du bras correspondant, la face antéro-ïalérale droite du cou et la partie inférieure de la face. Le malade entre dans noire service le 5 février, jour de l'accident ; il fut traité par le liniment oléo- calcaire, et, malgré toutes les précautions prises pour maintenir la tôle dans une situa* tion normale, la rétraction du tissu modulaire détermina un torticolis cicatriciel. En août dernier, M. Terrillon opéra la section des brides cicatricielles vicieuses. Cette opération ne fut pas suivie d'un résultat complet. Le malade partit pour Yincennes, le 28 septembre. 23 novembre» — La tète est maintenue fléchie vers l'épaule droite, la face tournée en haut et à gauche, par une bride cicatricielle épaisse et courte, étendue de la commissure latérale droite au côté externe des insertions claviculaires du sterno-mastoïdien. Cette bride forme dans toute sa longueur au-dessus des téguments du cou un relief de 2 centimètres. Elle est adhérente par ses deux extrémités, c'est-à-dire au niveau du corps du maxillaire inférieur en haut

la plaie étaient réunis par première intention. Consécutivement lei bords de la plaie furent maintenus rapprochés à l'aide de bandelettes de tarlatane collodionnées. Le drain fut enlevé le dixième jour, et l'on commença à cette époque à cautériser les bourgeons charnus exubérants.

Le vingtième jour après l'opération, 29 novembre J878, le malade quittait l'hôpital et reprenait son travail.

- Obs. GGGLXXVIII. — Fongus du testicule à la suite d'un abcès owotri spontanément chez un syphilitique. Castration. Guérison. — Paul(Aoguste), trente-cinq ans, chauffeur, entre le 9 juillet 1877, salle Stint- Augustin, 3. Forte constitution. En 4865, chancre du gland ; buta suppuré, taches sur le corps. Traitement par la liqueur de Tas- Swieten. Le malade se marie et a quatre enfants bien portants. D y a quatre ans, le côté droit du scrotum devint très volumieux ; tuméfaction inflammatoire peu douloureuse. Application de sangsues; amélioration, mais le testicule reste volumineux. Il y a un an, entre 1 l'hôpital pour des accidents analogues. Traitement par l'ioduiede potassium. Quinze jours après la sortie, un abcès s'ouvre spontasfr ment sur la face antérieure du scrotum, écoulement d'une malien purulente épaisse, mélangée à du sang. L'ouverture de l'abcès reste istuleuse et se recouvre de fongosités qui prolifèrent malgré la continuité du traitement antisyphilitique.

9 juillet. — Sur la face antérieure de la partie droite du scrotum existe un champignon fongueux, ovoïde, du volume d'une mindarine ; sa surface est recouverte de bourgeons charnus, volumineux luisants, de coloration rouge foncé. La peau du scrotum est lis», tendue, de couleur violacée, ocreuse; elle s'arrête au pourtour du fongus sans se confondre avec lui. Au toucher la tumeur est dure, dt consistance homogène; les bourgeons charnus présentent eux-mêmes une certaine résistance et ne sont pas saignants au moindre contact. Par sa base, la tumeur se confond avec le testicule, quied plus volumineux qu'à l'état normal et induré dans la plus grand? partie de son étendue. En arrière et en haut sa consistance est moins ferme; sensation obscure de fluctuation. On ne sent plus l'épididyme qui semble confondu avec la masse morbide. La tumeur est presque indolente, mais la pression détermine la douleur énervante qui accompagne la compression du testicule. Les ganglions inguinaux du côté droit sont indurés et légèrement augmentés de volume* l'un d'eux a le volume d'une aveline.

il juillet. Castration. — Sur une coupe, nous trouvons que la portion fongueuse de la tumeur occupe l'albuginée et la surface do testicule et que la plus grande parlie de cet organe est respectée.

La vaginale épaissie contient 20 grammes d'un liquide lactescent légèrement trouble. La trame de la substance du testicule est

comme infiltrée de lymphe plastique, grisâtre jusqu'à la base du fongus avec lequel elle se confond. En ce point comme dans l'épaisseur du fongus, on ne distingue plus de tissu semblable à celui de la substance séminifère. C'est un tissu d'aspect celluleux, vasculaire, entre les fibres duquel on voit des dépôts diffus d'un blanc légèrement jaunâtre qui ressemblent plus aux exsudats de l'inflammation chronique qu'à des dépôts tuberculeux.

L'albuginée est épaissie sur toute son étendue. En certains points elle a plus d'un centimètre d'épaisseur; il semble qu'elle soit infiltrée elle-même de lymphe plastique et doublée de feuillets fibreux peu distincts. A sa base elle se continue avec la substance testiculairc. A la base du fongus, bien qu'elle forme une espèce de sillon, elle se confond avec lui, sans qu'il soit possible de bien l'en isoler par dissection. L'opération terminée, les deux tiers supérieurs des lèvres de la plaie sont réunis par cinq points de suture métallique le tiers inférieur étant laissé libre pour l'introduction d'une mèche de charpie alcoolisée. Sept pinces hémostatiques laissées dans la plaie ; 5 sont enlevées dans l'après-midi ; une hémorrhagie assez abondante se produit. On est obligé de détacher les sutures afin de pincer les vaisseaux saignants ; on réapplique trois pinces et la plaie est laissée béante, pansement alcoolisé.

15. — T = 97°, 8. P = 96. Malgré la perte du sang de la veille, le malade se trouve assez bien. Bouillons et potages.

16. — On enlève les pinces à l'exception de deux qui sont laissées sur les vaisseaux du cordon. T. et P. normaux.

17. — On enlève les dernières pinces; pas d'hémorragie. Etat général satisfaisant. Suppuration modérée, mais fétide, le pus est gris, noirâtre, granuleux, fluide.

18. — Môme état; apparition de bourgeons charnus rosés, de bonne nature, la suppuration diminue.

22. — La plaie a diminué d'étendue; cicatrisation en bonne voie.

3 août, — Cicatrisation complète. Le malade sort guéri.

Obs. CCCLXX1X. — Sarcome du testicule. Castration. Phlegmon des bourses. Mort. — Parjoie (E.), quarante ans, cocher, entre le 26 janvier 4877, salle Sainte-Marthe, 8.

Alcoolique. Forte constitution. Ni scrofule ni syphilis. Une blennorrhagie en 1867. Aucun signe de tuberculose.

Il y a cinq ans, il remarqua, par hasard, que le testicule gauche était un peu plus volumineux que le droit et induré en totalité. Comme il ne ressentait ni gène ni douleur, il ne s'en préoccupa pas autrement. Depuis cette époque, la tumeur s'est développée lentement d'une façon progressive, sans réagir sur l'état général et en conservant son indolence.

26 janvkr. — La bourse gauche est déformée par une tumeur

dans répididyme plutôt que dans le testicule, dont on m rien qui permette de le distinguer. L'absence de fliicli consistance de la tumeur font écarter immédiatement 1 épanchement séreux ou sanguin, enkysté dans des tunique les ou dans l'épaisseur de la glande. Les antécédents di l'examen actuel des différents organes, ne révèlent aucun syphilis ou de tuberculose. D'ailleurs, nous ne retrouvons dépôts plastiques qui se développent sur la portion de h albuginée qui recouvre le testicule et répididyme dans le syphilitique ; ni les points ramollis, les mamelons et les fistuleux qui accompagnent les tubercules déjà anciens. Au < la forme régulière de la tumeur, sa consistance fibroïde lie sa surface lisse, la rapidité de sa marche, l'impossibilité de i un sillon qui sépare franchement le testicule de l'épididy permettent d'affirmer qu'il s'agit de cette variété d'encé qui, née dans l'épaisseur du testicule ou de l'épididyme, éU développant, le parenchyme de la glande à sa surface.

27 janvier. — Chloroforme. Castration ; aussitôt après des téguments la tumeur fait hernie au dehors. Avec l'extH doigts, nous isolons alors le cordon au-dessus de la tum< nous saisissons les vaisseaux par deux pinces hémostatiques sectionnons le pédicule.

L'opération terminée, la partie supérieure de la plaie es1 et un drain placé à la partie inférieure. Vingt-quatre heur les deux pinces hémostatiques sont enlevées; pas d'hémorrha

REGION SOUS-HYOIMENNE. 795

avt-r I enveloppe de la tumeur. Rien dans les ganglions cervicaux, la respiration ou de la déglutition. Les gros v,n> cou ne sont pas comprîmes. L'état générai est satisfaisant. SO juillet. — Chloroforme. Avec le bistouri nous faisons paral- ^^Bent au bord antérieur du sterno-masloïdien une incision qui esse du même coup la peau et le peaueier. Nous divisons ensuite précaution l'aponévrose superlictelle et nous tombons sur la ^qiu* de la tumeur qui est d'un blanc mat uniforme, peu vascukure blemenl unie aux parties voisines par des traclus celluleux ^Coes Pendant que des aides maintiennent les bords de l'incision vec des rétracteurs, nous énucléons la tumeur avec le doigt W la spatule. Cette énucléation est très simple, sauf en arrière où Wnreloppe de la tumeur est confondue avec les fibres les plus alitées du slerno-mastoïdien. Aussi sommes-nous obligé de sectîon- Btr a*ec le bistouri toute la partie adhérente du muscle. Nous parus ainsi à enlever la poche kystique, sans l'ouvrir. Nous avons affaire à un kyste hydatique muni de ses trois parois : il contient un liquide clair, sans vésicules tilles et sans hydatides visibles ; mais l'examen microscopique y révèle l'existence de crochets. L'opération terminée, nous plaçons dans la plaie un tube à drainage dont l'extrémité libre sort à l'angle inférieur de la plaie* Nous réunissons ensuite lis trois quarts supérieurs de celle-ci à l'aide de cinq points de suture métallique. Pansement simple avec la tarlatane imbibée d'eau alcoolisée et phéniquée.

21. — Nausées et vomituritions dues à l'action du chloroforme. Pouls accéléré. T == 38\

M. — Température normale, la malade mange avec appétit, Som- Deil tranquille.

24. — On enlève les Ûïs, réunion par première intention, excepté à a partie inférieure où était le tube. Ou enlève celui-ci et on maintient es lèvres de la plaie rapprochées à l'aide de bandelettes de tarlatane u>Uodionnée.

W. — Cicatrisation complète, la malade sort guérie»

D. Région soêjs-ûyoîdienne,

Obs. CDLXl V. — Abcès en avant ducorps thyroïde, — Poten lier (Louis),

soixante-neuf ans, entre le 6 mai 1878, salle Saint-Augustin, 76.

1 y a quinze jours, en se rasant, il a remarqué au niveau du corps

thyroïde une tumeur du volume d'une noisette, sous la peau* Elle

augmente rapidement et atteint le volume d'une moitié d'œuf de

>oule. Peu de douleurs, un peu de gêne seulement pendant la déglu-

À son entrée à l'hôpital, nous constatons, en avant du corps thy-

668 ORGANES GÉNITO-URINAIBBS.

de taches angioleucitiques et érysipélateuses, semblables à celle* te

régions inguino-scro taies. Il n'y avait de ce côté aucune écorchoie

qui pût faire supposer une inflammation par contagion. Les mai»

étaient tuméfiées comme s'il y avait menace de phlegmon, mais, m

y regardant de plus près, nous pûmes constater, que le siège de h

phlegmasie était, comme à la cuisse, les réseaux lymphatiques é

veineux. Les troncs lymphatiques du dos de la main envahis était*

rouges, enflammés, et l'inflammation se continuait dans les lympk-

tiques sous-cutanés jusqu'à l'aisselle. Plus profondément le résen

sanguin sous-cutané était atteint de phlébite se propageant le toag

de la région dorsale du poignet, de l'avant-bras et du bras, jusquï

Faisselle. La fièvre avait revêtu le caractère typhique. Angowe,

faliginosités des narines et des lèvres. Le malade étant robuste,

douze sangsues furent appliquées sur la face dorsale de chaque

Sulfate de. quinine. Aconit. Extrait de quinquina. Alcool à

de plus en plus fortes. Le lendemain, rémission sanguine anl

amené un peu de détente locale et générale. Les jours suivantsb

maladie parut enrayée du côté des membres supérieurs ; il n'en M

pas de même du côté du membre inférieur droit, ou l'angioleucfe

et la phlébite descendirent jusqu'au cou-de-pied. Délire. On tri»

porte le malade au chalet (salle d'isolement). Mort, le lendemain

Obs. GCGLXXX. — Cancer encépholoiie du testicule droit. Cngtmim. Mort. — Masson (Jules), vingt-huit ans, maçon, entre le 5 novembre 1877, salle Sainte-Marthe, 32. Pas d'hérédité. Aucun antécédent vénérien ou tuberculeux. Pas de maladies graves antérieures. En juin 1876, il fit une chute sur le scrotum dans laquelle le testicule droit fut contus. Pas d'accidents immédiats; huit jours après il remarque que la partie droite du scrotum augmentait de volume. La tumeur s'est développée lentement et progressivement sans déterminer do véritables douleurs, mais en provoquant par son volume de la gène pendant la marche, et, par soc poids, des tiraillements du côlé du cordon. Depuis deux mois l'affection a changé de caractère ; le volume de la tumeur a pris rapidement des proportions plus considérables, des douleurs sont apparues, vives, lancinantes, spontanées et intermittentes, s'exagérant par la pression. Le malade effrayé vient alors réclamer nos soins.

$ novembre. — La partie droite du scrotum est déformée par une tumeur ovoïde à grosse extrémité inférieure du volume d'un œuf d'autruche. La peau ne présente ni bosselures ni ulcérations, elle est lisse, amincie, tendue, de couleur rougeâtre ; elle offre dans son épaisseur un grand nombre de voiries dilatées et de uns capillaire* arborisés de nouvelle formation, mais ne semble pas adhérer aux tissus sous jacents. Au toucher, la tumeur n'est pas homogène, elle est molle et fluctuante, dure, solide et comme charnue en arrière.

de consistance encéphalolde. Elle est demi-solide, demi-liquide, mais il n'existe pas de kystes distincts ; il semble que le liquide soit accumulé en certains points dans des lacunes limitées par la trame du tissu morbide. Pas de bosselures à la surface. Supérieurement la tumeur se continue avec les éléments du cordon qu'elle englobe en partie dans son épaisseur ; par sa périphérie elle ne contracte pas d'adhérences avec la peau. Le testicule et l'épididyme sont confondus avec la masse morbide. Rien dans les ganglions des diverses régions. Les organes thoraciques et abdominaux ne présentent rien de particulier. Néanmoins l'état général est loin d'être satisfaisant. Depuis quelques temps le malade a maigri et perdu ses forces; l'appétit a diminué.

11 novembre. — Chloroforme. — Castration. Énucléation de la tumeur. Section du pédicule au-dessous des mors de nos pinces. Quatre pinces hémostatiques sont laissées dans la plaie pendant vingtquatre heures. L'opération terminée, nous réunissons les deux tiers supérieurs de la plaie à l'aide de six fils métalliques et nous ménageons à la partie déclive, une ouverture qui facilite l'écoulement des liquides et l'introduction d'une mèche de charpie alcoolisée et munie d'un tube à drainage. Sur une coupe, la tumeur présente de larges alvéoles renfermant une pulpe molle infiltrée de liquide. Sa consistance rappelle, par place, celle du tissu cérébral, elle est plus fluide et même tout à fait liquide en certains points. La coloration générale est rougeâtre, mais on trouve çà et là des noyaux grisâtres parsemés de points rouges plus foncés. Cet aspect est celui des tumeurs auxquelles les anciens donnaient le nom de cancer encéphaloïde à forme hématique, avec cette particularité que les caillots infiltrés dans le parenchyme, au lieu de conserver la teinte du sang frais, présentent la teinte jaunâtre, ocreuse, des vieux caillots sanguins qui ont longtemps séjourné dans les tissus.

12. — TM = 37°, 6. — P = 39°. — Pas d'appétit. Le malade est agité, inquiet. Pansement alcoolisé.

13. — Mauvaise nuit. Rêvasseries, sueurs nocturnes. Rougeurs et traînées de lymphangite à la racine de la cuisse droite. La partie inférieure du lombeau présente des teintes de sphacèle. T = 37°, 6. P = ICO. TS = 38°, 8.

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