‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 190 sur 272 · DOS. 8 M · texte numérisé non relu

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téguments et des couches sous-jacentes auxquelles elle ne iée que par des Iractus celluleux lâches. Elle se compose *** masse unique, sans prolongements apparents. Sa consistance "wse, homogène, donnant une fausse sensation de fluctuation, 1 ^tlle du lipome enkysté* Indolence complète. Mien dans les ir.m- ^Tisoti dans les organes éloignés ; l*élat général est très satisfaisant ^•tt octobre. — Chloroforme. Nous faisons a. la surface de la tu- ^tir une incision verticale longue de 10 centimètres, qui comprend peau et le tissu cellulaire sous-cutané. A l'union des tiers supémoyen de cette section, nous faisons partir une incision île dirigée en dedans et longue de 4 centimètres. Des pinces pies placées sur les bords des incisions préviennent tout <*nt sanguin et servent en même temps de ré trac leurs, La •^Hneur est munie d'une coque fibro-celluleuse propre qui l'isole des isines ; avec le doigt, et la spatule, nous détruisons les filallolrux que celte enveloppe émet par sa face superficielle. ■/toocléationestdes plus simples. L'opération terminée, nous plaçons \in tube à drainage au fond de la plaie dont les bords sont ensuite 19 a l'aide de dix points de suture métallique. Les quatre pinces hémostatiques posées sur les vaisseaux saignants peuvent être enlevées immédiatement. Pansement alcoolisé phéniqué et ouaté corapressif. La coupe de la tumeur montre qu'il s'agit bien d'un lipome. Pas de réaction fébrile. Le sommeil et l'appel il sont conservés tomme si la malade n'avait pas subi d'opération. Le quatrième jour, on enlève tes lîîs. Réunion par première intention. Seul, le point par lequel sort le tube donne lieu à une faible iBppu ration, On niain-

II la réunion à l'aide de bandelettes collodionnées. Dix jours après l'opération, cicatrisation complète. La malade quitte l'hôpital, <>rn GDLXXIV. — Petit fi h mm*' dévebtppé au niveau de Fapopkfftë de in de a ehre hmhairt. Ablation ave le bistouri. Gué*

■t. — Gomotte (Charles), trois ans, entre le 27 octobre iR77 à Vbù* pilai Saint Louis.

Itunne santé habituelle. Quelques cicatrices de scrofule au cou. Jambes légèrement arquées ; ventre un peu trop développé. A son retour de nourrice, il y a quelques jours, ses parents ont remarqué

■ qu'il porte dans la région lombaire, au niveau des apophyses épineuses, une petite tumeur dure et indolente dont ils n'avaient pas constaté l'existence au moment de la naissance, La nourrice affirme que l'enfant a toujours porté cette production.

La tumeur siège entre les apophyses épineuses des première et seconde vertèbres lombaires ; mais, au lieu de se trouver sur la même ligne verticale que ces apophyses, elle est légèrement déjetée vers la droitr et plus rapproebée de la seconde vertèbre lombaire que de la première. Mlle est sous-cutanée, régulièrement arrondie, du volume

lent. Le malade se tient courbé en avant et ne peut se re-

>* Douze ventouses scarifiées, Bain prolongé. Repos.

— Le malade peut se tenir droit. Douleurs presque nulles.

— Il quitte le service complètement guérir

CDLXXY1.— Lumbago. Vésicatoires. Douches de vapeur. Gué- >chrniUerg (Jean), trente-sept ans, charretier, entre le 15 r 1877, salle Saint- Augustin, 75.

el maigre, débilité ; pas d'antécédents syphilitiques ; une pleuy a treize ans, une pneumonie il y a cinq ans. Depuis cette e maladie, dit-il, il ne s'est jamais bien porté. L'ausculLali<m ■le rien d'anormal. Il y a trois semaines, effort pour soulever i, a ressenti le lendemain une vive douleur dans la région ombes. augmentée dans l'extension du tronc. Marche possible, malade se tient le corps courbé. Les jours suivants, augmenla douleur; est obligé de garder le lit. Le 15 janvier, entrée Mal.

ue et le toucher de la partie malade n'offrent rien à noter. Pas nu- a. la pression. Pas de point sensible du côté des vertèbres. Itération de la sensibilité ou de la contractilité des membres irs. Nulle part trace de fluctuation pouvant faire supposer un

3S au lit. Vésicatoires. Bains. Douches de vapeur. Ce traitement prolongé réussit, et le malade nousquitte le 13 février 1877

lier à Yincennes.

, CDLXXV1I. — Abcès froid de la région dorsale supérieure, poncl trocari courue, paunge d'un tube à drainage* — Weîshardt

), cinquante-deux ans, ménagère, entre le 11 mai 1877, salle e-Marthe, 55. Bien réglée depuis dix-sept ans jusqu'à cinquante , huit enfants bien portants, une fausse couche. Pas d'hérédité,

héraoptysies, Tune avant la guerre» la seconde Tan dernier. is la ménopause, amaigrissement, sueurs nocturnes. Rien dans ganes Ihoraciques. En mai 187G, tumeur du pli du coude droit elle ignore la nature. Ablation, cicatrisation rapide. Persistance trajet flstuleux qui pendant quelque temps donna un peu de t finit par se fermer. A la même époque, érysipèle de la jambe le sur des varices ulcérées ; h la suite de Térysipèk, les varices tuèrent. Il y a six mois, fièvre, frissons, douleurs entre le bord l de l'omoplate gauche et la colonne vertébrale. Eu portant la dans cette région, elle constata la présence d'une saillie molle, tante, du volume d'un œuf de pigeon. Des frictions à l'alcool h ré et au laudanum ne produisirent pas de résultats satisfaisants, meur resta staUonnaire. Mais depuis six semaines, évolution e et recrudescence des douleurs, La malade obtenait du soula-

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clant les efforts do défécation, mais après les repas, à la suite d'un travail excessif, à la fin fie la journée lorsqu'elle est restée lutiRterapt debout, ou lorsqu'elle tarde à satisfaire le besoin d'uriner.

Ce prolapsus s'est accentué progressivement, Tout d'abord le col de l'utérus ne franchissait pas l'orifice inférieur du vagin, puis il fit hernie entre les lèvres de la vulve» et enfin ïinït par faire au dil une saillie de 3 centime très. D'après les renseignements de la malade, il paraît qu'à une certaine époque» il y a eu chute de Pulérm entre les cuisses et renversement de la muqueuse vaginale. Le prolapsus de l'utérus ne donne pas lieu à des douleurs vives, mats provoque une sensation de tiraillement et de pesanteur du cùté du petit bassin et une grande gène pour la marche, Il y a un an elle entre à l'hôpital Saint-Antoine, ou l'on applique un pessaire qui maintient ru ter us, mais comme il déterminé de la douleur, la malade l'enlève au bout de trois mois, sur les conseils d'une sage-femme. Aussitôt fe& mêmes accidents se reproduisent.

3 mai, — La malade étant couchée dans le déetibitus dorsal, les genoux fléchis sur les cuisses, les cuisses écartées et fléchies sur le bassin, on ne remarque rien de particulier du côté des organes génitaux externes et de l'anus, mais, dès que Ton écarte, avec le* doigts, les lèvres de la vulve, on aperçoit le col de l'utérus qui fait saillie à l 'orifice antérieur du vagin. Il est atrophié, étroit, de forme conique, du volume du pouce. Au sommet du cône, qui répond au museau de tanche, on voit l'orifice inférieur du col qui représente une sorte de petit méat circulaire, non rayonné, du diamètre d*«o stylet de trousse. La muqueuse est rosée, un peu congestionnée, mais ne présente ni inflammation ni ulcération. Au toucher vaginal, l'index pénètre jusqu'à l'articulation des deux premières phalanges entre elles, et rencontre alors les culs-de sac antérieur, postérieur et latéraux, qui sont considérablement abaissés. Le col de l'utérus est très mobile et se porte facilement dans toutes les directions. Par suite du déplacement, il est assez difficile de dire si sa longueur est augmentée ou diminuée. A l'aide de l'hystéromètre, on constate que la profondeur totale du col et de l'utérus est de 8 centimètres et demi. Par le palper hypogastrique combiné avec le toucher vaginal, il est d'abord impossible de sentir l'utérus à la place qu'il occupe normalement, mais en réduisant les organes déplacés, ce que l'on obtient facilement, l'utérus devient appréciable : il est petit et paraît atrophié. Le toucher rectal confirme ces données. Miction fréquente; constipation ordinaire. Quelques douleurs hypogastriques quand la malade fait des mouvements brusques. La marche est devenue très pénible. Les seins sont bien développés relativement à l'âge de la malade. Rien d'anormal du côté des organes thoraciques et abdominaux. L'appétit est bien conservé. L'état général est assez satisfai-

sant, mais la malade s'affecte de son état. Le caractère est devenu changeant, irritable, elle pleure et rit sans raison; tendance à l'hypochondrie.

i2 mai. — Chloroforme. La malade étant couchée sur le dos, le bassin élevé, les genoux et les cuisses fléchis et écartés, nous attirons, avec des pinces de Museux, le col au dehors de la vulve. Nous pratiquons alors la résection de l'extrémité inférieure sur une étendue de 4 centimètre et demi, et nous faisons l'évidement conoïde. Trois pinces hémostatiques sont laissées sur les vaisseaux pendant vingt-quatre heures.

13. — Pas de réaction fébrile. Pas de douleurs utérines ou abdominales. On enlève les pinces. Injections avec de l'eau légèrement alcoolisée.

14. — Température normale. La malade a conservé l'appétit et le sommeil comme si elle n'avait pas subi d'opération.

i5. — Suppuration modérée. État général et local satisfaisants.

16. — Les deux muqueuses adossées paraissent réunies par première intention, dans la plus grande partie de leur étendue. Écoulement vaginal muco-purulent peu abondant.

20. — L'écoulement a complètement cessé. La cicatrisation est complète.

Pour maintenir le prolapsus de l'utérus, on fait porter à la malade un releveuren aluminium en forme d'anneau.

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