partie réunies. Bandelelles de tarlatane col
La cicatrisation s'obtient presque entière liun et la rnatade sort le |9 juin* 11 ne resl gni fiante.
Obs. CDXIV. — Sarcome des deux mameli qun gauche. Ablation du sehi droit. — Cou tel ans, cordonnière, entre le 13 juillet, salle ï très régulièrement depuis l'âge de onze an: lion, jamais de maladies graves.
Il y a six mois elle a remarqué, par hasa dolente, non adhérente h la peau, à la droit. Evolution très lente, sans aucune es
Le sein droit, plus volumineux que le g: ment déformé. La peau distendue a eonse moitié supérieure, elle est luisante et pré* granuleuses, régulièrement espacées qui répondent aux orifices dilatés des glane est aflai is non rétracté, il ne présenl
ment iehoreux. Au pourtour de la marne! pondant aux veines superficielles* Au toucl supérieure du sein est occupée par une lun née, de consistance homogène, sarcômate ou flttûtaattte. La peau et le tissu cellulaire plusieurs points à la surface de la tumeur, ments, ils prennent l'aspect peau dorang sur les couches profondes. Le sein gauche vue, le mamelon est proéminent comme à.
sente ses caractères ordinaires do ColoratîO toucher on trouve dans la partie inférieur dure, solide, du volume d*un œuf de poule parenchyme mammaire, avec lequel elle u Elle est plus rapprochée de la peau que des ne contracte néanmoins aucune adhérence est la même que celle delà tumeur du sein hures sont sains des deux eûtes. Ces lunieu lade ignorait même la présence de la tu m pression la droite est sensible, mais peu do ment rapide et la gène qu'elle détermine
conde, transversalement elle recouvre tout le bord externe de -ion et la itioiiîé correspondante de la face palmaire. La peau Mite une coloration bleuâtre par places, rouge vineuse en autres points. Elle est tendue, un peu plus mince qu'à l'état il» cl laisse voir par transparence des veines variqueuses pect général de la tumeur est celui d'une production Au toucher la tumeur est mollasse, spongieuse, de < homogène, rappelant celle des tumeurs ércctiles. Mais retrouvons pas la réduetibilité que la mère de la malade t plusieurs fois constatée. Fausse fluctuaiion ; la tumeur es! in- ! ndante de la peau qui peut glisser à sa surface, mais elle semsuil aux os, soit à la gaine du tendon du fléchisseur v du pouce, qu'elle masque par sa face profonde. Pendant la flexion du pouce qui est limitée, la tumeur suhil un lépement d'ascension vers la région carpienne. Indolence cornai Ii pression. Nous pensonsavoir affaire à une tumeur éreclile, uranl la iMiue du fléchisseur, (0 novembre. — Chloroforme, Nous faisons à la surface de la tumeur une incision cruciale, qui nous conduit directement sur une tluleuse limitante. Cette coque reçoit par sa face externe plusieurs veinules qui pénètrent dans l'épaisseur de la tumeur. Nous us par voie de dissection les parties superficielles et latérales »se morbide, en appliquant sur les vaisseaux saignants des > hémostatiques qui servent en même temps de retraeleurs. rapports que contracte la face profonde de la tumeur avec le tendon fléchisseur et sa gaine ne manquent pas d intérêt, la production se montre sur ces organes, et leur adhère en leur formant du c6té externe une demi-gaîne cylindrique. C'est de ce côté surtout quel des vaisseaux. Ceux-ci viennent en partie du bord in-
terne de la gaine tendineuse, passent entre sa face profonde et l'os, en anl un lacis à mailles étroites, et Tiennent se jeter dans la tumeur au cûté externe de la même gaine. A l'aide d'une dissection minu* parvenons à isoler complètement la tumeur, sans inta paine du tendon. Six pinces hémostatiques sont laissées seaux pendant une demi-heure, on les enlevé ensuite à l'exception d'une seule qui reste vingt-quatre heures. Réunion des lètres de la plaie u l'aide de quatre points de suture métallique. itement alcoolisé et ouaté compressif.
Grâce à nos pinces hémostatiques et à la compression digitale
B par un aide exercé, nous n'avons pas perdu de sang,
La tumeur franchement érectile est formée d'un lacis de petits
\ sans direction déterminée. A la suite dune coupe, elle se
de la portion liquide du sang quelle contenait, et Iai6B6 folr
un certain nombre de petits caillots oblitérant la lumière de plu-
h la surface par une sorte de capsule fibre us ta peau sont très nombreuses el -e tablent fo gements émanés de la masse morbide, corai carcinome. La tumeur siège dans la mamelle avoir de rapports avec le muscle grand pectot il est facile de faire mouvoir la tumeur à sa s vous pas, cependant, la mobilité des fibromes < La consistance totale de la tumeur est celb n'exïsle en aucun point de fluctuation partielle tumeurs adéno-kysliques. Cette consistance adhérences de la peau nous font pencher ver rhe, bien que nous n'observions encore ni la Ions ni l'engorgement ganglionnaire. L'ablation <|uée sous le plus bref délai.
21 avril. — L\ >pé ration montre que la tu m assez bien circonscrite, au milieu du lissu ma maire resté sain ; qu'elle s'était développée au elle-même; qu'elle est entourée par une sorte moins lâche et moins distincte cependant que début. À la coupe de la tumeur nous IrouvAim tuée par un tissu semblable à celui de certain sée de lobes distincts, revotant l'aspect d'acin. posés en grappes. Les deux tiers de la lu m eu cavité kystique, qui paraissait constituée par d res dilatés. Celle cavité contenait deux ciiillen sanguin, couleur café au lait. Les tissus d'ailler laires à la coupe, grenus, jaune-grisâtres pluU revenue sur elle-même n'était pas sensiblem avait pas non plus d'adhérence entre le tissu glai pectoraux. Mais en plusieurs points îa tumeur tissu de la mamelle qui, bien que restée saine, ; teinte blanchâtre normale une teinte un peu ration terminée, les lèvres de la plaie Turent M de suture entortillée, en ménageant une ouver pour l'écoulement du pus et les pansements aie hémostatiques laissées sur les vai> seaux fure main. Les épingles furent retirées lei 38, 24 et
Réunion de la plus grande partie de la plan lion. Pas d'accidents consécutifs.
10 mai. — Cicatrisation complète. La malad
Obs. CDXVI. — EpitkHiomn Uttntlê prëmommm — Micbaud (Antoinette), quarante- trois ans, nu fkr U38, salle Sainte-Marthe, 45- Pas d'héréd l'enfance, et adénite cervicale suppuréc du et
. BVIll, — Enchondrôme développé à la racine du médius droit. — *oul (Marie), trente-neuf ans, journalière, entre le 43 mars 1878, * It Sainte Marthe, 44.
V,»i d'hérédité, femme maigre, mais bien musclée et fortement ûstituét*. Menstruation régulière depuis l'âge de seize ans; a eu bq enfants, dont trois sont vivants et bien portants, les deux autres fent morts en bas âge, de convulsions. Jamais de maladies graves. p a deux ans et demi, sans causes connues, elle vit apparaître à i racine du médius droit, du côté antéro-externe, une petite tumeur, i volume d'un grain de millet, profondément située, ferme, indo- BQta. Celle tumeur se développa très lentement, s'étendit peu à m vers la lie palmaire du doigt, l'occupa tout entière en soulevant peau, sans jamais provoquer de douleur, n'empêchant pas la malade de travailler, déterminant seulement un peu de gêne dans les I mouvements de flexion du médius.
Depuis un mois, l'évolution de la petite production morbide a complètement changé de caractère ; le volume s'est accru tout d'un coup, m immobilisant rapidement le doigt dans l'extension, mais en confartant toutefois son indolence. La malade effrayée demande à entrer
à l'hôpital.
La face palmaire de la première phalange est déformée par une tomèur du volume d'une châtaigne qui s'étend de l'articulation mitacarpo-phalangienne à l'articulation de la première phalange arec la seconde ; transversalement, elle déborde la face antérieure do doigt, pour faire sur les côtés une légère saillie dans l'espace interdigital correspondant. Sa surface est recouverte de petites bosselures très nettes bien limitées, à surface convexe, d'un volume variant de celui d'un grain de chènevis à celui d'un pois.
La peau soulevée ne paraît pas très distendue, elle a conservé sa coloration normale, et son intégrité. Pas de vascularisation anormale ; elle s'applique sur la tumeur dont elle dessine la forme, les saillies et les dépressions, sans toutefois se confondre avec elle.
Au toucher, consistance ferme, solide, un peu élastique, mais ne rappelant pas la dureté du tissu fibreux. Le tendon fléchisseur est complètement entouré par la petite masse qui lui forme une sorte d'anneau, néanmoins il se déplace sans l'entraîner avec lui d'une façon notable ; elle paraît plutôt appartenir à la phalange dont elle suit les mouvements. Nous portons le diagnostic : Chondrôme (?)
13 mars. — Chloroforme. La main étant étalée, les doigts écartés du médius et celui-ci dans l'extension, nous faisons sur son côté externe une incision longitudinale, qui intéresse du même coup la peau et le tissu cellulaire sous-cutané. Cette incision est destinée à nous montrer si la tumeur est indépendante du tendon et de sa
irie.
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néral satisfaisant.
14. — Tempéra titre normale. Pas de ri 15 jvt r fer. — Un enlève les (ils que Te
île tarlatane collodiunnées. La plaii tiers interne. Suppuration modérée. Mêti lion t'dSèCtOe rapidement sans qu'il y local ou général, Elle était complète quin
1" février. — La malade sort guérit
Obs. CUXVIL — Squirrhe. Ablation.
rante-deux ans, domestique, entre Marthe, 48. Réglée à dix-sept ans, toujfl à vingt-trois, n'a jamais eu d'enfants, santé habituelle, forte constitution.
La mère delà malade serait morte à qi tadie de la moelle épinière. Il y a un an, son lit fit une chute dans laquelle le sein d'une chaise. Elle ressentit pendant les j< sourdes dans la mamelle, mais ces symp ment. Depuis trois mois la malade s'esta le sein droit une tumeur do volume d'une ne contractant aucun rapport avec la peai;
Traitement en ville par cataplasmes é emplâtre de ciguë, sans résultais. A pat marqua que les mouvements du bras gnaient de gène, puis de duuleurs. Ce n froid que le bras gauche et comme parai} de le tenir en éebarpe à cause des douk dont il était le siège lorsqu'elle le laissait
Aujourd'hui la tumeur du sein a fait p€ melles ont exactement le même volume c impossible, à la vue, de dire laquelle des ( conservé ses caractères. Le mamelon n'es de suintement ichoreux, pas de changera* seaux superficiels ne sont pas apparents.
À la palpation on reconnaît que la peau cutané ont conservé leur consistance mol) face du sein. Pas d'adhérences appréciai même consistance dans toute son étendu lance est normale et ne diffère pas de celle 1res points au contraire elle est dure et r doigi bug M-n^dion intermédiaire a celle Ivlle est mobile sur les muscles pectoraux.
Il est facile de constater que Ton est
geur loul l'espace qui sépare le premier du second métacarpien, de bosselures apparentes. La peau est soulevée, un peu tendue, i ne présente ni amincissement, ni changement de coloration, jkpies veines légèrement dilatées rampent sous sa face superflue. A la partie la plus saillante de la tumeur elle offre une petite itrice rosée, déprimée, dont le malade ne peut expliquer l'ori- 16. Au toucher, consistance dure, solide, franchement fibreuse. t tumeur est complètement indépendante de la peau qui glisse en os sens à sa surface, elle est aussi 1res mobile par sa face profonde » ne contracte aucune adhérence avec les gaines tendineuses des Censeurs. Le pouce et l'index accomplissent facilement tous leurs lotmments sans que la tumeur subisse de déplacement. Pas de douleurs spontanées ou à la pression, le malade a pu jusfo'iri travailler sans aucune gêne.
Nous portons le diagnostic : Fibrome sous-cutané. Pas de chloroforme. Incision de la peau parallèle au grand axe de la tumeur, qui est munie d'une enveloppe propre d'apparence fibreuse ; elle envoie par sa périphérie quelques tractus cellaleux lâches qui l'unissent aux parties voisines. Ënucléation facile. Sur une coupe, tissu manifestement fibroïde ; on distingue nettement la direction des faisceaux de fibres. Diagnostic histologique : Sarcome fibro-plastique.
L'opération terminée, les bords de la plaie sont maintenus rapprochés à l'aide de bandelettes de tarlatane collodionnées. Pansement avec la charpie imbibée d'eau alcoolisée phéniquée. Le malade retourne chez lui où il sera pansé par son médecin.
Les observations les plus intéressantes de ce paragraphe se trouvent dans les régions de la fesse, de l'aine et de la cuisse.
Signalons dans la première celle qui porte le n° DXII. « Certaines tumeurs fibro-plastiques, disions-nous dans une de nos leçons de 1878, et ce ne sont pas les plus bénignes, contiennent tant de lissu graisseux qu'on les a prises souvent pour de simples (ibro-lipômes. Une telle méprise est fâcheuse surtout pour le pronostic. Qu'un chirurgien la com-