‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 201 sur 272 · MALADIES DR LA II · texte numérisé non relu

MALADIES DR LA II

leur. Le fond est irrégulier, recouvert rj les, saignantes, séparées par des anfract nieux et de détritus grisâtres, Les bord festonnés, légèrement décollés par plac bourrelet saillant au pourtour de iulcér rétracté contraste avec celui du côté opj saillant La peau qui recouvre la parti mamelle, in voisinage de l'ulcération, levée par des no«l ixquelles elle

U presse entre les doigts, elle prend lasp range. Au toucher la tumeur est dure, que ligneuse, on ne trouve dans sa ma fluctuant. Elle est très adhérente à la peg cutané, mais jouit d'une certaine mobilit Il serait difficile de dire si elle a pris nais* ou du tissu mammaire. Mais on reconnai d'hui envahi la moitié externe de la gb consistance dans tout le reste de son éU-n une masse ganglionnaire bien limitée du indurée et douloureuse à la pression.

5 mai. — Chloroforme. Par une incisi crivons le pourtour de la mamelle et nom a pas d'adhérences avec le pectoral. Non incision jusqu'à faisselle.

Nous trouvons dans cette région une b ganglions agglomérés, du volume dTun p< hémostatiques sont laissées dans la plaie, réunissons par huit points de suture les c sioû, et nous laissons à la partie déclive ui l'écoulement du pus et l'introduction di sèment alcoolisé et ouaté compressif.

Pas d'accidents consécutifs. Pas de ré* fils furent enlevés et remplacés par des b lodionnée : 20 jours après l'opération, étant presque complète, la malade quitta

Ou s. CD XIX. — Squirrhe du sein droit, , (Angélina), trente-neuf ans, couturière, Sainte-Marthe, 55. Bonne constitution, pas Réglée à douze ans, menstruation régul de cette époque la malade n'a plus vu ■ j 1 1 < l'écoulement prenait les caractères d'u Sept enfants, deux fausses-couches ; deux bien portants. Il y a deux ans, la malade droit, en dedans du mamelon, une tut

leurs parois. Il est difficile d'y percevoir le frémissement «iatîqueà cause de leur profondeur et de la mobilité des ^jscles au milieu desquels ils se sont développés. On n'arri- I ra donc h en faire le diagnostic que par exclusion, ou plus Mn pie ment en faisant une ponction exploratrice. »

À côté de ces données nous rappellerons ce que nous diîmis ailleurs à propos du diagnostic différentiel des grosses -limeurs fibro- plastiques de la cuisse. « Les kystes hydatiques ntra-musculaires peuvent exposer à une méprise, car ils ne ot pas fluctuants et présentent une véritable dureté due à L'extrême distension de la poche. Le plus souvent, il est très difficile de fixer solidement ces tumeurs à cause de leur pro-

I fondeur et de la mobilité des muscles auxquels elles adhèrent, do sorte que Ton peut rarement percevoir le frémissement hydalique. Dans quelques cas, ils s'enflamment et deviennent douloureux. Comme les sarcomes, ils sont faciles à circonscrire, tout au moins dans leur partie superficielle ; comme eux, ils semblent faire corps avec les faisceaux muscataires; de sorte que le simple examen des caractères physiologiques est souvent insuffisant pour faire le diagnostic. Mais leur développement est en général plus rapide, leur forme plus globuleuse, leur consistance plus uniforme. »

Nous n'insisterons pas ici sur les affections du membre inférieur, tout ce qui se rapporte à un certain nombre d'entre elles a été exposé et discuté avec le plus grand soin dans quelques-unes de nos leçons (Vol. de 1875. 12* leçon).

1° Fesse.

Obs. DX. — Anthrax de la fesse. Incision cruciale. Guérison. — Brunier (Richard), quarante-un ans, doreur sur bois, entre le il mai 1877, salle Saint-Augustin, 76.

Homme d'une bonne constitution, n'ayant point eu de maladies graves, n'ayant jamais fait d'excès. Au mois d'août 1876, s'est développé, au niveau et à droite de la dernière vertèbre lombaire, un anthrax qui a été ouvert cinq semaines après le début et dont la guérison a été complète en vingt-cinq jours. Aujourd'hui, on voit la cicatrice offrant une teinte rose violacée.

natel (Joséphine), quarante-sept ans, 1878, salle Sainte-Marthe, 45. Pas dhér ladea un kyste de 1 ovaire. Ni scrofule, ru à 18 ans- Menstruation régulière depuis T, sept sont bien portants. Il y a trois (Mil sur le sein droit» la malade éprouva une au côté inférieur et externe de la marne d'une noisette adhérente à la peau et an tumeur évolua rapidement en devenant s sans déterminer de véritables douleurs, L< la malade et la décident à entrer à ThÔpi

Le tiers inférieur et externe du sein d meur du volume d'un œuf de poule à grai lisse, unie, convexe, sans bosselure^ app au centre, violacée au pourtour, elle et laisse voir par transparence de grosse Au toucher la peau est adhérente au niv< du sein où elle présente, quand on la pli: de la peau d'orange- Le mamelon n'est ni

La tumeur est dure, solide, homogène, t elle se confond par son pourtour et par il renchyme mammaire. Douleurs légères à 1 locale n'est pas élevée. Kieu dans les gangl

S juin. — Chloroforme. A l'aide du Incision elliptique à grand axe transversal Nous enlevons du même coup toute la i partie de la peau qui la recouvre. 11 n'ex fondes. Nous prolongeons ensuite l'incisi» de faciliter L'écoulement des liquides. Dan un drain au fond de la plaie avant d'en ré

La suture est faite a l'aide de douze fils prend que les trois quarts internes de la pb tiques sont laissées en place pendant vingt alcoolisé phéniqué et ouaté compressif. T lumeurse compose d'une trame jaunâtre sous le scalpel. Par le raclage on obtient u blanchâtre, très épais, caséiforme.

y juin.— TM=:37<\8.5 = 380,2.P = 9G.

dUiémorrhagie, môme pansement. La ma des nausées et des vomituritions, Cépha

m juin. — TM = 37»,G.S = 38",2 P = i appétit : bouillon, potage, viande rôtie. |

Bu i\ au 13. — On enlève les fils que 1 deietles de tarlatane collodionnée. Les dei

.es det

MI-MIH1E INFEUIKUR.

tumeur est formée d'une trame Jibreuse dont les mailles renfer-

lissu adipoux. Deux pinces hémostatiques laissées pendant

Bgt-quatre heures dans la plaie suffisent pour prévenir toute hémnr-

A la suite de l'opération, les douleurs spéciales que détermi-

tumenr disparurent, mais plusieurs petits abcès superficiels

mèrent successivement au voisinage de la plaie, qui en re-

irdèrent la cicatrisation.

DXIL Sarcome de la fesse droite. Ablations et récidives sw> ■ . Mort dans le marasme. — Barreau (Louise), vingt et un le de magasin, entre le 15 octobre 1877, salle Sainted'hérédité. Pas d'antécédent» scrofuleux, vénériens ou tuberileux. Bonne santé dans l'enfance. Héglée régulièrement depuis ■eire ans jusqu'à dix-huit et demi, Depuis cette époque la mens- Uâlioti c^l irrégulière, peu abondante. Pas de leucorrhée. Xulpare. Il y a quatre ans et demi, elle remarqua accidentellement. j'elle portait à la partie inférieure et externe de la fesse droite tmeur sous-cutanée du volume d'un œuf de pigeon, dure, mobile i peau et complètement indolente. Celte tumeur se développa tuent et progressivement sans retentir sur l'état général. Il y a tus. ans et demi, la tumeur fut enlevée dans notre service, elle ait alors le volume d'un gros œuf de poule, et siégeait dans Tinter- Ile qui s'étend du grand trochanter à l'ischion, La cicatrisation t rapide et la malade reprit ses travaux. Mais au bout d'un an, je nouvelle tumeur apparut à la partie supérieure de la cicatrice ; elle évolua plus rapidement que la première dont elle avait les caracres. Elle fut enlevée par le bistouri, il y a dix mois. Depuis quatre mots, nouvelle récidive sur la cicatrice ; la tumeur a fait en peu de Dtpa th s progrès considérables, s'étendant en largeur et on profon- >ur, et déterminant des douleurs vives, lancinantes, continues et ;acerbantcs, exagérées par la pression et par les mouvements, à 1 point que la malade garde autant que possible le repos au lit. Eu éme temps, Tétat général s'est profondément altéré ; la malade aigrit et perd ses forces; anémie extrême*

15 octobre. — La fesse droite est en quelque sorte totalement ivahie par la production sarcomateuse. Le tissu de cicatrice, trace kfl précédentes opérations, est ulcéré dans la plus grande partie de son étendue. L'ulcération est recouverte de gros bourgeons charnus, uges ou violacés, assez fermes, peu saignants; dans les intersticee ces productions fongueuses, on trouve un liquide purilbrme, jauâtre ou coloré en brun par du sang. 11 existe en outre deux tumeurs sous-cutanées du volume d'un œuf de poule, siégeant, l'une dans l'épaisseur du grand fessier au-dessous de la partie moyenne de la crôte iliaque, l'autre au niveau du grand trochanter. La peau qui

La cicatrisation marche ensuite rapidement, la dernière épingle est enlevée le 15 mars et le 14 avril la malade peut quitter 1* triplai.

Il reste une petite plaie de deux centimètres d'étendue. Gbs. CD XXII I. — Squùrkede ta moitié inférieure et externe eu w% gauche. Ablation. — Lecart (Clarisse), cinquante et un ans, dômes* tique, entre le 10 juin 1877, salle Sainte-Marthe, 42.

Réglée régulièrement de 18 à 48 ans, depuis trois ans métrorrhagif* abn ridantes revenant tous les trois mois, 4 enfants bien portante, pa* de fausse couche. Par suite des pertes répétées, affaiblissement, aûê* mie, amaigrissement. Pas d'hérédité.

Il y a dix mois, apparition au-dessous et en dehors du mamelon poche d'une tumeur dure, indolente, mobile sous la peau qui s'est développée d'abord très lentement. Depuis trois mois marche plus rapide, la tumeur est devenue le siège de picotements.

Le sein gauche plus volumineux que le droit est déformé dan* *a moitié inférieure et externe par une tumeur du volume d'un œuf de dinde. La peau a conservé ses caractères dans la plus grande partie de son étendue; au-dessous du mamelon, sur une bande transversal* large de trois travers de doigt, elle présente une teinte érytMmateuse et est parcourue par des vaisseaux capillaires, très fins. Pas d'ulcération. Le mamelon est aplati mais non rétracté.

Son* la peau qui recouvre la moitié supérieure du sternum et la partie correspondante de la région pectorale gauche, on voit ramper de grosses veines dilatées bleuâtres qui convergent vers le sein. • Au toucher, la peau et le tissu cellulaire sont sains dans les deux tiers supérieurs et internes de la mamelle, dans l'autre tiers Us sont adhérents à la tumeur. Aspect très accusé de peau d'orange, par le plissement, au même niveau.

La tumeur bien limitée est dure, solide, de consistance homogène, sarcomateuse ; elle est adhérente par sa face profonde aux muscles pectoraux dont elle suit les mouvements.

Pas de prolongements périphériques appréciables. Masse ganglionnaire indurée, volumineuse dans l'aisselle gauche.

'M juin 1877. — Chloroforme. Incision elliptique qui comprend les deux tiers inférieurs de la mamelle et dont les branches se réunissent au côté externe pour converger vers le creux axillaire.

Ablation de la tumeur avec la peau qui la recouvre ; énucléatîon des ganglions ; ils sont peu volumineux, indurés et agglomérés. La partie la plus élevée de cette masse envoie des prolongements jusque sur l'artère axillaire et les branches du plexus brachial ; nous les enlevons par voie d'arrachement tant pour nous mettre à l'abri de l'hémorrhagie, que pour éviter d'atteindre avec le bistouri les organes importants de la région.

brent en grand nombre sur le tissu de cicatrice de la brûlure

donnèrent lieu à des croûtes que la malade arracha. Il en résulta

ulcérations qui, au lieu de cicatriser, s'étendirent de proche en

ïe et finirent par se confondre en une large surface ulcérée,

irgeonnante, saignant facilement et laissant suinter continuelle-

it un liquide ichoreux et purulent. Cette ulcération était indo-

b, mais empêchait la malade de marcher et de s'asseoir. 11 y a

ans et demi, un champignon fongueux fut enlevé, en ville.

Cfette opération n'entrava nullement la marche envahissante de l'ulcé-

■"'^••Uon ; presque tout le tissu de cicatrice fut progressivement détruit;

«Bssi la malade effrayée demande-t-elle à entrer à l'hôpital.

13 novembre. — On voit sur la partie inférieure de la fesse droite 6tla face postéro-externe de la racine de la cuisse du môme côté, me ulcération irrégulièrement triangulaire, à base supérieure et .à sommet inférieur, mesurant 17 centimètres de hauteur et 13 centimètres de largeur au niveau de la base. Celle-ci s'étend du bord Ultérieur du grand trochanter au voisinage de l'ischion. L'extrémité inférieure descend sur la cuisse, plus bas que le pli fessier. Le fond de l'ulcération est d'un rouge vif, uniforme, il est recouvert de gros bourgeons charnus, végétants, qui saignent facilement et laissent suinter un liquide ichoreux, caractéristique. Les anfractuosités qui séparent ces fongosités sont remplies de détritus purulents et épithéliaux jaunâtres. Les bords sont irréguliers, légèrement sinueux et festonnés, constitués par le tissu cicatriciel de l'ancienne brûlure qui forme à la périphérie de l'ulcération une zone blanchâtre, rayonnée, surtout appréciable à la partie inférieure. Au toucher, la surface ulcérée repose sur une base indurée de môme largeur et paraissant dépasser profondément l'épaisseur du derme. L'ulcération est actuellement le siège de douleurs lancinantes, intermittentes. Rien dans les ganglions inguino-cruraux ou autres. Rien dans les organes thoraciques et abdominaux. L'état général est loin d'être satisfaisant ; la suppuration continue, des hémorrhagies peu abondantes, mais répétées, à la surface de l'ulcération, ont déterminé l'anémie, la perte des forces et l'émaciation. Nous portons le diagnostic : épithélioma.

23 novembre. — Chloroforme. A l'aide du bistouri, nous circonscrivons l'ulcération par une incision qui passe à un centimètre et demi au delà des bords et comprend, en profondeur, la peau et le tissu cellulaire sous-cutané. Nous disséquons ensuite ce vaste lambeau par sa face profonde, en ayant soin de dépasser les limites du mal. Nous reconnaissons ainsi que la dégénérescence épithéliale n'a pas atteint l'aponévrose et les muscles sous-jacents. Douze pinces hémostatiques ont été appliquées sur les vaisseaux pendant l'opération, quatre seulement sont laissées en place pendant vingt-quatre

dessus du mamelon, deux incisions elliptiques dont les extrémités se rejoignent en dedans et en dehors de la mamelle, et qui circonscrivent un lambeau de peau elliptique. Nous faisons ensuite l'ablation totale de la mamelle avec ce lambeau cutané. Les adhérences profondes sont facilement détruites, sans qu'il soit nécessaire d'intéresser les muscles pectoraux. L'opération terminée, nous réunissons les deux tiers internes de la plaie, à l'aide de 6 points de suture métallique et nous introduisons par le tiers externe une mèche alcoolisée et manie d'un tube en caoutchouc pour permettre l'écoulement des liquides. De 6 pinces hémostatiques placées sur les vaisseaux, 2 seulement sont laissées dans la plaie pendant vingt-quatre heures. Pansement alcoolisé et ouaté compressif.

18 octobre. — T M = 37°98. S = 38°. P = 92. Même pansement, on enlève les pinces. Bouillon, potage, vin de quinquina.

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