On enlève les pinces hémostatiques
27. — On enlève les épingles que Ton remplace par des bandelettes collodionnées. Réunion par première intention de la moitié interne de la plaie. Pas de fièvre, la malade a bien dormi. Vin de quinquina. Sirop d'iodure de fer.
29. — État général satisfaisant. Pansement alcoolisé. Fièvre nulle. La cicatrisation marche rapidement et la malade sort guérie le 3 janvier 1878. Revient le 22 mai 1878. Rien de particulier du côté de la région mammaire où siégeait la tumeur, la cicatrice est normale, pas de trace de récidive. Douleurs axillaires et scapulaires, spontanées, vives, lancinantes, intermittentes, non exagérées par la pression et les mouvements. Vers la partie moyenne de la région cervicale droite, sous la partie antérieure du muscle sterno-cleido-mastoldien, on trouve un ganglion du volume d'un œuf de poule, adhérent i la face postérieure du muscle et aux tissus voisins; il est durf solide, de consistance sarcomateuse. Au point d'insertion du lobule de l'oreille
MEMBRE INFEUJKUii. 869
10. — Lo tiers supérieur de la plaie est réuni. Répression par
nitrate d'argent de bourgeons charnus exubérants qui recouvrent deux tiers inférieurs. Môme pansement et lavages alcoolisés. 0. — Cicatrisation presque complète, la malade demande à parlas ganglions du cou n'ont pas augmenté de volume. La malade uera chez elle son traitement interne: iodure de potassium, de foie de morue, vin de quinquina.
Diagnostic histologique : lymphadénôme.
On. DXVIII. — Lipomes de l'aine. — Hue (Henri), trente-cinq ans, ^àapelier, entre le 18 novembre 1878, salle Sainte-Marthe, 25.
Ce malade est déjà entré à plusieurs reprises dans nos salles pour 4m lipomes multiples et disposés symétriquement à la nuque, dans Je région sus-hyoïdienne et dans les régions inguinales. Le début de eee tumeurs remonte à deux ans et demi. Elles ont été traitées par les fondants sans résultats sensibles. Elles avaient diminué lors du dernier séjour du malade dans nos salles, mais depuis sa sortie elles ont de nouveau augmenté de volume. Pendant longtemps, ces tumeurs n*ont occasionné d'autres inconvénients que la difformité ; mais aujourd'hui les tumeurs inguinales le gônent considérablement dans la station assise, aussi demande-t-il à entrer à l'hôpital.
18 novembre. — Les régions inguinales sont déformées par des tumeurs disposées symétriquement , et offrant sensiblement les mftmes caractères et le môme volume ; elles forment de chaque côté de la région pubio-pénienne, des saillies comparables dans une certaine mesure à celles des fesses. Chacune de ces tumeurs s'étend obliquement de l'épine iliaque antérieure et supérieure au cordon spermatique correspondant. Elles ont le volume d'œufs d'autruche, leur forme est ovoïde à grosse extrémité inférieure. Leur longueur est de 17 centimètres, leur hauteur de 12. Leur surface est lisse, unie, convexe, sans bosselures apparentes. La peau qui les recouvre a conservé ses caractères et ne présente ni changement de coloration, ni vascularisation anormale. Au toucher, on ne trouve que des adhérences cellulcuscs lâches avec les tumeurs qui sont placées immédiatement au-dessous d'elles. La consistance de ces productions est mollasse, faussement fluctuante, lipomateuse caractéristique. Leurs limites, à la périphérie, sont diffuses; elles semblent se continuer insensiblement avec le tissu cellulo-adipeux souscutané. Rien dans les ganglions inguino-cruraux. Les organes thoraciques et abdominaux sont sains ; indolence complète, mais gène considérable dans la flexion forcée des cuisses, ainsi que dans la station assise. Cette gène est tellement accentuée du côté gauche que le malade demande avec instance à être débarrassé de la tumeur de ce côté.