Chloroforme. A l'aide du bistouri, nous faisons parai
A la partie inférieure de la plèvre gauche, foyer purulent enkysté à parois très épaisses. Ce foyer est situé entre le diaphragme en bu, la paroi thoracique en dehors et en arrière, le poumon en haut et* dedans. La paroi qui correspond au poumon présente une épaiaev de plus de 1 centimètre. Le contenu est du pus môle à des grumeau de matière caséeuse. La surface interne de la paroi kystique est tik friable.
Dans les médiastins, les ganglions situés à l'origine des broncha ont aussi subi la dégénérescence cancéreuse. Cœur gros. Paroi flasques. Caillots fibrineux dans les cavités droites. Pas de VUm d'orifices.
Le foie, de volume normal, adhère au diaphragme par sa face envexe. Coloration brunâtre uniforme. Tissu très ramolli.
A la partie moyenne du bord droit on trouve à la coupe un gr* infarctus, du volume d'un œuf, qui tranche, par sa coloration noire avec le tissu bien violacé du foie. La consistance de l'infarctus est molle; au centre même, on trouve un noyau blanc, gros comme os haricot, et qui à l'œil nu parait un noyau cancéreux.
L'estomac et les intestins sont sains. Ratatineinent de rintesb grêle. Les reins, de petit volume, sont durs et crient sous le scalpaL Pas d'altération visible à l'œil nu.
Rate, rien à noter.
Péritoine complètement sain. Pas de ganglions mésentériques.
Sur l'utérus (face antérieure du corps), on voit plusieurs noyaux blancs situés sous la tunique péritonéale. Ces noyaux se détacient de l'utérus ; le plus gros est du volume d'un marron. Ils sont durs au toucher, et paraissent formés par du tissu fibreux.
Sur la face postérieure de l'utérus, deux autres noyaux analogues situés plus profondément et faisant moins de saillie. La surface n'est pas blanche comme pour les premiers. Le col est sain.
Obs. CDXX1X. — Tumeurs squirrheuses généralisées ou mycoûs. Mort. — Mayder (Célestine), quarante-cinq ans, entre le 3 janvier 1877, salle Sainte-Marthe, 52.
Cette femme, opérée au mois d'août 1872 par M. Tarbés d'une tomeur au sein droit qu'elle portait depuis quatre à cinq mois seulement, fut guérie au bout de quinze jours. La cicatrisation était linéaire. Après l'opération la malade a joui d'une excellente santé. Pendant quatre ans elle a fait régulièrement son travail de femme ck ménage. Au mois de mai 1876, elle s'est aperçue qu'elle avait sur le sein gauche et à la base du cou du côté gauche de petits noyaux gros comme des noisettes. Ces petites tumeurs étaient le siège de picotements et de démangeaisons que la malade comparait à des piqûre* d'abeilles. Plus tard il s'est développé des noyaux analogues en différents points de la poitrine, en avant, en arrière, sur l'abdo-
uleurs dorèrent soixante heures et on dut employer le forceps *^iir avoir l'enfant. Le bassin est bien conformé ; d'après les rensei- Eléments donnés par la malade, les difficultés de l'accouchement attribuées à la persistance d'une portion de la raemhymen. Pas de mélrorrhagies consécutives, pas de déchirure ; enfant vil e1 est bien portant. Depuis deux ans, dans l'intervalle pertes rosées peu abondantes, de la valeur d'une cuil- ( à café chaque jour. 11 y a dix ans, deux mois après laccouche- BDent, la malade remarqua accidentellement qu'elle portail à deux ers dr doigt au-dessous de l'épine iliaque antérieure et inférieure gauche» au-dessous du pli de laine, une tumeur du volume d'un haricot sous-cutanée, mollasse, complètement indolente, sans ^ingénient do coloration de la peau. Cette tumeur s'est développée avec lenteur sans occasionner ni gène, ni douleur d'aucune sorte. Depuis six mois au contraire, l'évolution est devenue très rapide, le volume de la tumeur s'est notablement accru, pendant que la peau se vascularisait. Néanmoins la production morbide a conservé son indolence.
La région crurale gauche est déformée par une tumeur convexe, cylindroïde, du volume d'un gros œuf de dinde, couchée presque transversalement à deux travers de doigt au-dessous du pli de
Idne. Elle est développée dans un repli de la peau qui s'adosse à tllê-mème au niveau de la hase pour former un pédicule court et peu épais comparable dans une certaine mesure au pédicule exitérique d'une anse intestinale, ce qui lui permet de retomi la manière d'un sac au devant des téguments sous-jacents, hrémité externe répond à l'épine iliaque antérieure et infère, l'interne reste distante de 2 centimètres du trajet dm vais- \ fémoraux, La courbe, qui s'étend d'une extrémité à l'autre, mesure 14 centimètres, celle qui s'étend d'une face du pédicule h la face opposée, à la manière d'un Equateur, mesure 11 Cèattftètràs. A la vue, la peau a conservé son intégrité, et paraît recouvrir la
» tumeur sans lui adhérer, mais elle est parcourue, par un réseau capillaire arborisé très apparent, et laisse voir des bosselures larges, aplaties, séparées par des sillons peu profonds, qui semblent indiquer que la tumeur est divisée en lobes et en lobules; pas d'oedème inflammatoire. Au toucher, la tumeur donne une >ensalion de l.m ^
cluation, sa consistance est mollasse, homogène, lipomaleuse.
te est complètement irréductible. La division en lobes et en lobules < a manifeste. EUe n'a contracté aucune adhérence avec la peau dans les différents points de sa périphérie ; par sa base qui est étroite cl pédiculée dans toute son étendue, ainsi que nous l'avons dit, elle semble se continuer avec le tissu cellulaire sous- cutané des régions v> laines. Elle est manifestement sus-aponévrutique. La tumeur est
voisines
4 uj — au ituuiuu uuwj »u
sur le péritoine entre l'estomac et le côlon Iransv un autre dans l'épaisseur do grand épiploon, au inférieur du côlon transverse. Un troisième plus pc sinage.
Dans le mésentère quelques ganglions sont peu vo très sont aussi gros que ceux de l'épiploon, comme
Sur le mésentère existent de nombreuses gratin la tite ulcération déchiquetée comparable a l'un <1. toine qui tapisse la partie postérieure du bassin p granulations analogues.
La colonne vertébrale n'est le siège d'aucune tu des granulations analogues à celles décrites précède ritoine qui tapisse les deux faces latérales de la col sur les reins, petits noyaux identiques intéressa capsule fibreuse.
Dans l'épaisseur du pancréas, au niveau delà que iiltralion qui parait de même nature. L'utérus est longueur est de douze centimètres et demi. Le col e neux que le corps. L'orifice très ouvert. Le foie Ml a ramolli; sa coloration est brunâtre et uniforme. La r a de l'œdème du poumon dans ta parties déclives. Le: altérés. Les vertèbres ne présentent pas tfostroporose
Le noyau sternal ne paraît pas sTêlrc inséré dans
Obs. CDXXX, — Cancer du sem droit chez un hom et un ans. Ablation. Guérison* — Corriol (Matthieu), ans, mécanicien, entre le 23 juin 1877, salle Sain Pas d'hérédité. Aucune maladie grave antérieure
rh
^ViiUg !7iAiTr>ac i»n IQTI et»»- 1/ig rurintnw,
au dehors et donne lieu à des hémorrhagies parfois abondes II y a trois mois, il remarqua à la racine de la cuisse gauche, *%îx Ira vers de doigt au-dessous du pli de l'aine, une tumeur • ilrtmr dune noisette, très dure, mobile sous la peau, complète- U indolente, même à la pression. Cette tumeur s'est développée rapidement; depuis six semaines, elle est le siège de douleurs Stn&ntt'f, intermittentes, provoquées par la pression et la fatigue. L^CfOÎssement rapide de la tumeur et les douleurs inquiètent le tladt et le déterminent à entrer à l'hôpital.
dttat artuei, — La tumeur a le volume d'un œuf de poule ; elle <r>npr l'aire du triangle de Scarpa et est dirigée un peu obliquement rie bas en haut et de dedans en dehors. Son extrémité supé- -feure est distante de 2 centimètres du pli inguinal ; l'inférieure Répond au bord externe du muscle droit interne. A la vue, sa surface Parut uni**, sans bosselures apparentes. La peau soulevée et légèreït distendue a conservé ses caractères normaux; néanmoins on ramper dans son épaisseur quelques petites veines bleuâtres, ^Bastomosées. Au toucher elle est complètement mobile à la surface 4a la tumeur. Celle-ci est dure, solide, de consistance homogène 4ans tous ses points, sarcomateuse. Elle se déplace facilement sur les Couches profondes auxquelles elle ne parait unie que par des tractus «elluleu» lâches. Cette tumeur est unique, on ne sent pas les ganglions qui siègent au niveau du fascia cribriformis et qui par suite tToisincnt la tumeur. Rien dans les autres ganglions. Les organes thoraciques abdominaux sont sains. L'état général est très satisfaisant, à part un certain degré d'anémie, due probablement au flux hémorrhoïdaire.
16 juillet. — Opération. Chloroforme. A l'aide du bistouri, nous faisons à la surface de la tumeur et parallèlement au pli inguinal une incision longue d'environ 6 centimètres, qui nous conduit sur la tumeur; celle-ci peut être facilement énuclééc; nous détruisons ayee l'index et le manche du bistouri les tractus celluleux qui l'unissent aux parties voisines, puis nous achevons de l'enlever par ▼oie d'arrachement ; deux pinces hémostatiques suffisent pour arrêter tout écoulement de sang. L'opération terminée, les lèvres de la plaie sont réunies à l'aide de trois points de suture métallique dans les deux tiers supérieurs. Le tiers inférieur est laissé libre pour le passage d'une mèche de charpie imbibée d'eau alcoolisée phéniquée. Pansement ouaté légèrement compressif. Pas de réaction fébrile. Appétit et sommeil conservés. Le 20 juillet, on enlève les fils, les deux tiers supérieurs de la plaie sont réunis par première intention.
31. —Il ne reste plus qu'une petite surface bourgeonnante que l'on touche tous les jours avec le nitrate d'argent.