‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 21 sur 272 · ACCIDENTS PSYCHIQUES D'ORIGINE TBAUMATIQUE · texte numérisé non relu

ACCIDENTS PSYCHIQUES D'ORIGINE TBAUMATIQUE

tenté plus d'une fois de démontrer qu'il existe un véritable antagonisme pathogénique entre lui et la manie. Ce n'est nullement le cas pour nos opérations. Sur les deux cent quatregt-dsx-netlf faits que nous avons cités, nous en trouvons quatre dans lesquels les malades ont succombé au tétanos. - n'avions eu que six fois des accidents psychologiques ta <î< tendance exclusive du traumatisme. Ces affections ont donc à peu près la même fréquence et il n'y a pas d'antagonisme entre elles.

Ayant parlé surtout jusqu'ici de la nature des opérations, doqsoous sommes peu occupé de la région, On a dit, il y a longtemps, et j'en ai moi-même la preuve, que les traumalianes portant sur le segment inférieur du tube digestif et sur les organes génitaux étaient assez souvent suivis de symptômes délirants; qu'il y avait une sympathie réelle entre les centres psycho-moteurs et ces régions. J'ai insisté ailleurs sur le mauiai* état mental des personues qui ont des déchirures anciennes du périnée pour tirer de \k une indication opératoire ; j'ai récemment vu un suicide après l'ablation d'une tumeur ancienne du testicule droit. Chose curieuse, l'opéré était un eecie^ias tique à convictions sérieuses ; il ne semblait guère reer l'opération, s'était résigné sans peine au sacrifice d'un oiyane inutile par interdiction canonique et dont la présence constituait désormais un danger. Rien, absolument rien ne faisait redouter l'acte de désespoir qui mit fin àla vie de cet opéré. le ne veux donc pas nier l'influence des sympathies ; peutêtre en existe-t-il entre le cerveau et les organes génitaux internes de la femme; mais elles sont peu nombreuses et rarement mises en action, puisque leurs dégénérescences et les opérations portant sur les seconds retentissent si peu sur les premiers.

Résumons cette longue étude après être revenu momentanément à notre point de départ.

Nous nous sommes demandé si les opérations de gaslrololiaient créer de toutes pièces la folie chez des femmes it aucune prédisposition héréditaire ou accidentelle. statistique nous a fait pencher vers la négative. Mais comme

l'attention s'est rarement portée sur ce point, les observations ne sont ni nombreuses ni détaillées, nous avons dû recourir à l'analogie pour combler les lacunes de notre démonstration et nous nous sommes demandé si l'on ne pourrait pas établir un rapprochement légitime entre l'accouchement et le traumatisme chirurgical. Cette fois encore la réponse a été négative. La parturilion n'est point comparable à la gastrotomie, parce que les conditions organiques qui ont précédé les uns et les autres sont radicalement différentes; parce qu'indépendamment de processus pathologiques il y a chez la nouvelle accouchée des phénomènes transitoires d'un ordre particulier qui n'ont pas leurs analogues après les traumatismes ; parce que l'antagonisme qui semble exister après la délivrance entre le tétanos et la folie ne se montre point à la suite des gastrotomies. Toute conclusion tirée de l'état puerpéral, et appliquée aux opérations en question serait donc entachée de fausseté originelle, puisqu'elle impliquerait l'assimilation de deux états totalement différents. D'ailleurs la grossesse et l'accouchement sont-ils la cause unique de la folie puerpérale? N'agissent-ils au contraire que lorsqu'il existe une prédisposition antérieure? Ce sont autant de questions pendantes. Il est donc bien inutile d'établir un rapprochement que rien ne justifie puisque nous nous trouverions en présence des mêmes inconnues et que nous ne ferions pas même un pas vers la solution.

Les traumalismes peuvent, chez des individus prédisposés, amener des explosions délirantes, c'est le seul fait positif et connu depuis longtemps. Calmeil , Esquirol, Griesinger, Krafft-Ebbing, Staes, etc., ont insisté sur lui. Les gastrotomies ne sont ni plus ni moins graves en ce sens que la plupart des autres opérations. Voilà tout ce que nous pouvons dire. Si donc il faut tenir compte dans le pronostic de la possibilité d'une complication prochaine ou tardive du côté des centres nerveux, c'est à la moelle qu'il faut songer d'abord ; s'il n'y a ni antécédents ni prédisposition, il y aura peu de chances de retentissement sur les facultés intellectuelles.

HÉMATOME DE iN NASALE

: W PRODUCTION ftE CETTl - tPTOMES — DIAGNOSTIC

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