‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 240 sur 272 · TUMEURS KYSTIQUES DES LIGAMENTS LARGES · texte numérisé non relu

TUMEURS KYSTIQUES DES LIGAMENTS LARGES

Après les tumeurs du mésentère, les kystes du li-uuml larfje constituent certainement les tumeurs dont l'extirpation nécessite le manuel opératoire le [dus difficile et le plus laborieux, et qui entraîne le pronostic le pins sévère.

Mais, à ces deux derniers points de vue, il convient beaucoup de faire des distinctions d'après la manière dont s'effectue l'implantation de la tumeur et les rapports qu'elle prend avec les organes voisins.

D'une façon générale, on peut distinguer trois modes principaux d'implantation.

r La tumeur lire son origine du ligament large, cela n'est pas douteux puisque l'ovaire pend à côté, indemne, soutenu pu snn ligament propre et flottant dans son aileron séreux. Mais la tumeur est complètement superficielle au ligament large sur lequel elle s'insère par un rétrécissement de sa tuniqur d'enveloppe qu'il est possible d'élreîndre et de former en une sorte de pédicule, La paroi de ces sortes de tumeurs est communément fibreuse, lisse, unie, d'épaisseur partout égale. Le liquide contenu est presque invariablement séreux et incolore comme de l'eau. Sous le point de vue du manuel opératoire, ces kyste* ne présentent pas plus de difficultés que les kystes de l'ovaire. Sous le point de vue du

es feuillets séreux des ligaments larges. Cette dissection hevée, nous appliquons l'un sur l'autre les deux feuillets conservés, puis nous les traversons de fils h ligature et nous rmons une sorte de pédicule artificiel. Ce moignon ou pédïoie ainsi formé a presque toujours l'inconvénient d'être un ^eu gros et très court ; par suite, sa formation au fond du basin n'est pas sans présenter des difficultés assez grandes qui se trouvent encore singulièrement accrues par ce fait que les ligatures, portant sur des feuillets péritonéaux et des couches de tissu lamineux sans consistance et friables, ont une grande tendance à couper, si on exerce une constrielion un peu forte, ou à laisser saigner» si on serre moins. Le premier accident, la section par la ligature, est surtout fâcheux. Heureusement, nous ne lavons jamais vu se produire que sur une petite surface» et, dans ce cas, il suffit de porter une seconde ligature, parfois même partielle, un peu plus bas. Quant au suintement sanguin, inutile de dire ce qu'il reste à faire, s'il vient à se produire.

b. Lorsque la surface d'implantation s'engage beaucoup plus profondément encore dans l'épaisseur du ligament large ; ou quand elle est si étendue qu'il n'y a plus à espérer pouvoir former orifice de bourse fermée avec les lambeaux du ligament large et les feuillets contigus du kyste conservas, ou encore et Surtout quand le fond de la tumeur présente la disposition aréolaire, la manière de faire qui vient d'être décrite cesse d'être exécutable.

Alors, nous nous résignons a effectuer rénucléation du fond de la tumeur en divisant le ligament large lui-même. Pour cela, nous traçons à sa surface, aussi haut que possible, une légère incision et nous nous mettons à disséquer cîrculairement le feuillet séreux en procédant graduellement du bord de l'incision vers le fond du ligament large, et en apportant toute notre attention II n'intéresser, par la dissection, que la paroi kystique et à ménager absolument l'intégrité du feuillet séreux. Bien qu'elle exige une grande minutie, celte dissection a toujours pu être menée h bien (obs. 380 7 401), la surface disséquée avait l'étendue du fond d'un chapeau, 407 im-

\ tk ment au pli de l'aine, une in

U li>su cellulaire sous-cutané, en les veines sous-cutanées. Nous t n'est pas enkysté , mais dont Té facile. Nous l'isolons par voie de partie de son (tendue, sinon au ni part un prolongement que traverse poi&t nous pratiquons avec soin la blesser ce vaisseau. L'ablation de la ta malade perde une goutte de san qucs n & pas été nécessaire. L'opé plaie sont réunies dans les deux lie de suture métallique. Nous laisson une ouverture suffisante pour le p Pansement alcoolisé phéniqué.

30. — TM = 38°. S es 38*,6. — P Nausées et vomissements dus au lions alcoolisées phéniquées par h môme nature. Pas d'hémorrhagie. I i" décembre* — TM == 37°,G. S = Le malade se trouve mieux : n sèment.

2. — Température normale. St)p| 7, 8 et 9. — On enlève les fils, externe de la plaie ainsi qu'au tiers uriflce livrant passage au drain; m la plaie ne sont pas réunies. Bande Suppuration modérée.

23. — La cicatrisation est presqi à partir pour Vinccnnes, mais la r partie moyenne de la plaie, nous 1 l'hdpital« Cautérisation au nitrate

30* — L'état général est très s,

une plaie superficielle à la partie m

Hjttnrier. — Cicatrisai ion lente,

11, — Le malade quitte ThôpiU

linéaire superficielle de 3 centimètr

Ons. DX1X. — Lipome développé t

Ablation* Guéri&on* — Doisy (Joseph

vrier 1878, salle Sainte-Marthe, 48.

Pas d'hérédité, ni scrofule, ni Système adipeux très développé. R.

Jièrcment qu'à partir de douze am abondantes, sans caillots. Accouche

ïue trois contenaient un liquide d'aspect séreux et non

tini, analogue à l'eau commune dans deux cas (obs. 300 349}, i un dans un cas (obs. 401).

Quatre contenaient un liquide plus ou moins filant et cho- Kk\ ; ce sont ces tumeurs qui ont donné les pires résultats à " Opération (obs. 302, 303, traités l'un et l'autre par suppu- ^*llîon) 407 et (421, à la fois hématique et purulent).

Quatre présentaient des liquides très visqueux; un seul de «* vij\-L'i ne donna pas traces de pus (obs. 367); les trois autres étaient contenus dans des loges suppurées (obs. 380, 404, 419).

Trois étaient surtout à signaler par la prédominance des masses aréolaires(obs. 368, 380, 419).

Un seul kyste multiloculaire fut trouvé dépourvu d'aréoles (407) ; son contenu était dérivé du sang.

Enfin, toutes ces tumeurs étaient globuleuses et plus ou moins hémisphériques, à part la tumeur de l'obs. 373 qui offrait la disposition en grappe.

Sous le point de vue des adhérences et des rapports avec les organes voisins :

Une seule tumeur fut trouvée complètement dépourvue d'adhérences (obs. 404).

Quatre n'offraient que des adhérences limitées et sans grande importance soit avec le péritoine pariétal, soit avec le grand épiploon (obs. 367, 368, 373). Une présentait de ces adhérences épiploïques de nouvelle formation, molles et glutineuses dont nous avons parlé plus haut (obs. 349).

Une présentait une expansion dans l'épaisseur du mésentère (obs. 368).

Trois avaient pris des adhérences pariétales généralisées (obs. 407 et 419). Chez la malade n° 380, en même temps que des adhérences généralisées avec le péritoine pariétal, il existait une grave adhérence épiploïque et une adhérence à l'utérus.

Dans l'observation 370, il y avait également une adhérence avec le corps de l'utérus fortement hypertrophié.

Enfin, chez la quatorzième et dernière malade dont il nous

ULAD1ES DE

6 août* — Le malade sort coraplè Obs. DXXI. — Abcès froid de la fac Ponction, Passage d'un tube à drainag et demi, est apportée d.ms notre ser Edfont pâle, faible, anémique. S remarqua qu'elle portait à la par cuisse gauche une tumeur du volu indolente. Celle tumeur s'est accrue douleurs, mais en produisant une ce

18 novembre. — On trouve à la cuisse, une tumeur ovoïde à grossi unie, convexe sous la peau. Elle m à partir d'une ligne horizontale q trochaoler. La largeur est de 6 centi est unie, légèrement tendue, lans 1) serve son intégrité, mais sa colora est due à un grand nombre de lin épaisseur. Indolence complète nier consistance est molle, liquide, ni, m rable à celle des vastes collection:

tumeur est irréductible, bien limité de la région rachidienne ne révèle i lies molles, ni gibbosilé, ni points de la cuisse sont normaux. Hien d canal crural, qui rappelle un abcès gions avec la tumeur.

20 novembre. — Ponction eteontr les orifices se trouvent sur une mi gfand axe de la tumeur; écouleme fétide, séreux, très fluide, de coule ineaux floconneux blanchâtres. Àp] ment interne : sirop d'iodure de quelques bains sulfureux. La malad

Gbs. DXX1I. — Phlegmon superfi et inférieure de la cuisse droite. quatre ans, domestique, entre, le :

Marthe, 37. Femme bien constitué* sans antécédents pathologiques. 11 Mitra, sans cause connue, au-dessu gonflement douloureux amenant de l'articulation du genou, La tum

pie à faire et n'exige qu'un peu de bonne volonté de la rt du patient pour être facilement exécutée, est le plus souvent appréhendée avec angoisse par le plus grand nombre des malades, même lorsqu'ils Font subie plusieurs fois. Nous en avons obtenu de bons résultats dans les cas particuliers où nous l'avons employée.

L'idée nous est venue d'y recourir lorsque trois ou quatre jours après l'opération nous voyions la langue rester sale, saliunale, pâteuse, 1 haleine mauvaise et que nous constations des vomissements, plus ou moins acres et acides, que nous avions imputés d'abord à l'inhalation des vapeurs chloroformiques, comme cela ne se voit que trop souvent, persister au delà du lemps habituel. Nous l'avons employée aussi dans te simple état nauséeux ou quand il existait, après l'opéra- Iion,une inappétence marquée; nous l'avons mise encore en usage alors que nous avions à peu près la certitude qu'il existait un certain degré d'inflammation, encore limitée, du grand épiplooo, primitivement adhérent, et qui avait plus ou moins souffert pendant le décollement des adhérences. Nous l'avons utilisée enfin dans des cas où il existait indubitablement un certain degré d'obstruction intestinale ou tout au moins une gêne certaine au cours régulier des matières alimentaires qui se traduisait par des vomissements d'aliments déjà chymifiés et parla rareté ou l'absence des selles.

Dans chacun de ces east nous n'avons jamais recouru qu'à l'injection d'une quantité modérée d'eau de Vichy (un et deux litres), et une seule fois nous avons fait passer trois litres d'eau minérale en une seule séance. On voit que nous sommes très loin des quantités considérables, 20 et 25 litres, qui ont été employées par certains auteurs (Àudhoui) et que nous n'aurions pas osé mettre en usage sur des malades ayant récemment subi une opération aussi grave sous peine de leur causer une soustraction de chaleur et un refroidissement dont il ne nous parait pas certain qu'elles eussent pu se relever. Nous ajouterons que nous avons fait répéter 1rs séances de lavage de deux à quatre fois par jour, suivant les indications.

M.YLAUILS DLS

(Auguste), seize ans, cordonnier, en Augustin, I.

Sujet éminemment lymphatique, pathologique. Pas d'excès de marche teffijta Son métier exige qu'il suit as quand il frappe sur les chaussures toujours appuyées contre la coi qui est actuellement malade, Habib troisième étage. Figure pâle, maigre ganglions 1res peu volumineux. De[ sueurs abondantes la nuit, craehe tr tion obscure au sommet gauche région sous-épineuse du même c cause connue, il ressentit une du genou* Disparue pendant le repos de de nouveau le lendemain et plus fotfti put faire une course. Au dire du main lente quand il appuyait sur le talon.

S'étant mis au lit, un médecin apj et ordonna l'application de cataplasn pas de gonflement. Absence de doala

Quatre jouis après, fiètre wm (Y ce moment le gonflement apparut ai peu h peu. Depuis une quinzaine de j Ûi venue rouge.

6 janvier. — Nous trouvons une d cuisse. Le gonflement e>l suit .ml .

m te, te S, et pa

principalement aux parties interne el prononcé des tiers moyen et in féru région poplitée.

Au niveau du eondyle interne, 11 u signe certain d'un abcès large etpro!

à cause de la collection liquide, à sei sent facilement l'externe. Eu pressan rieure du fémur, à 7 centim. environ voque une vive douleur. La rotule nfl mais i! y a un peu d'épanehement au i

S janvier. — Incision profonde de de pus; parle doigt introduit dans 1 est intact.

Tune entouré «l'une mèche de charj Régime fortifiant. Huile de foie le me

En ce point, la peau estimante, veines sous-cutanées, dilatées, et p.i

IHUi

Polaire du ligament large qui avait une surface d'implan ta- Je au fond d'un chapeau et qui avait nécessité de ïnds délabrements du péritoine, la malade avait présenté «des sympiùmes d'obstruction intestinale. Le lavage fut répété «leux fois par jour pendant sept jours. Après chaque séance, les vomissements disparaissaient pendant quelques heures, un mieux-etre considérable se faisait sentir, la température et le pouls baissaient dans la proportion que nous avons dite, et la malade pouvait prendre et absorber quelques aliments choisis. Malgré cela, il y eut, le dixième jour, des vomissements fécaloïdes et nous eûmes véritablement à nous applaudir de notre persistance, en voyant le onzième jour reparaître des selles très fétides, qui ne manquèrent plus par la suite.

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