‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 241 sur 272 · TUMEURS LIQUIDES DU MÉSENTÈRE · texte numérisé non relu

TUMEURS LIQUIDES DU MÉSENTÈRE

Nous avons exposé dans notre 1er volume du Dtaffnostk et eni des tumeurs de f abdomen et du bassin^ les signes qui nous paraissent les pins propres à faire le diagnostic du siège des tumeurs de ce groupe avec celles qui se développent dans les organes voisins, l'ovaire, le ligament large ou l'utérus. Mais nous sommes forcé de convenir que si ces signes présentent une véritable valeur lorsqu'on assiste à la première période des tumeurs, ils ne peuvent plus offrir la même certitude lorsqu'on est appelé an moment où ces tumeurs ont [mi du leur mobilité et sont tellement volumineuses qu'elles comblent la cavité pehi-abdominate.

Ce fait est d'autant plus regrettable que de toutes les tumeurs qui sont susceptibles d'être abordées par la gastmtotnie, ce sont celles qui tirent leur origine du mésentère qu'il importerait le plus de pouvoir reconnaître toujours à l'avance. En effet, leur extirpation met le chirurgien aux prises avec de telles difficultés, en raison du siège profond qu'elles occupent, de l'importance des rapports qu'elles contractent, de la délicatesse et de la vascutarité des organes au milieu desquels il faut aller à la recherche pendant le

déterminer une distension de la région sous-ombilicale de la È>aroi abdominale et surtout un allongement considérable de ta portion de paroi comprise entre le nombril elle pubis, Rallongement et la distension paraissent porter beaucoup plus spécialement sur la région sus-ombilicale des parois avec les tumeurs mésen toriques. Cette disposition s'explique assez facilement parle siège même occupé par la tumeur et par la manière dont s'est faite son évolution, sans que uous y insistions davantage. Une autre conséquence de celte élougalion de la moitié supérieure de la paroi abdominale est que, avec les tumeurs mésenlériques, la forme générale du ventre devient davantage pi ri forme et que son extrémité inférieure, en pointe, tend à tomber au-devant des cuisses en formant un relief légèrement conique que Ton ne constata jamais au même degré chez les femmes, même très chargées d'embonpoint, qui portent des tumeurs liquides ovariques ou utérines. Un autre signe dont il faut également tenir grand compte, si Ton vient à pratiquer une ponction évacualrice dans un kyste mésentérique très dur et très rempli* est l'impétuosité avec laquelle s'élance le liquide dès qu'on vient à retirer le mandrin du trocart La force avec laquelle le liquide est projeté est parfois telle qu'elle surprend l'opérateur et que, contre son al tente, le jet va frapper des objets distants de plusieurs

I mètres. Ce phénomène ne se produit jamais avec la même violence, même pour les kystes ovariques les plus- remplis. Ce phénomène était du moins très accusé dans quelquesunes de nos opérations, et notamment dins les observations 425 et 426, les parois kystiques présentaient une telle contractilité que, une fois vidées de leur contenu, qui dans la 426' opération était de plus de dix-huit litres, leur surface se réduisait à peu près h l'étendue des deux mains.

L'ascite n'est pas commune avec ces sortes de tumeurs. Une seule fois elle existait et en très petite quantité (ohs. 426). De même la circulation complémentaire qui s'établit par les veines sous-cutanées nous a toujours paru être moindre qu'on ne l'eût trouvée avec des tumeurs ovariques de UtaM volume.

MALADIES

e le £9 j

ouverture suffisante de la | du pu> et l'introduction «î tumeur nom démontre que no dans lequel existent des élém alcoolisé, six pincée bémostatiq IL — TS = ;w%8. — P = 10 13. — TM=37°,G.S = 38\lade est gaie, mange avec appé 14 — TM= 37 , S = :*T,6. - A partir de ce moment II tel jour qui suivit l'opération ( des bandelettes detarlatai régulièrement *l rapideini

DXXVUL — cmïss- imputation

et un ans, tailleur, entre Sujet bien constitué. l'as d héi syphilitiques ou tuberculeux, J:

ment. Il y a trois mois, il renia droite était plus volumineuse qu< partie postérieure, il sentit profo volume d'un œuf de poule, ltn marche. La tumeur s'est dével* sens, en déterminant quelques I des, contusives, exagérées par 1 ments de la cuisse sont devenus i maigri d'une façon notable et a gressive de buis ces ^ymplomes La moitié inférieure de la cuîss mineuse que celle du côté opp porte spécialement sur la face liant cette région, on voit qu' .■Jures apparentes, mais les ciables à la vue, La peau est so voir par transparence un gran dilatées et tortueuses, dirigé anastomosées transversalement prononcées au pourtour de la jambejusqu'au cou-de-pied. Au située au milieu des muscles de surface présente de larges bo:

étaient entourés d'une même en sis tance sarcomateuse, et ûfl j>:

tuant. Ni battement, ni frémis

moins étendues dans les observations 424 et 420, ont cons- Utile une grave complication de l'opération.

Dans l'observation i22, le feuillet mésentérïque du péritoine avait été soulevé si loin qu'une anse d'intestin grêle I accolée h la tumeur et qu'on ne put la libérer qu'eu la dépouillant d'une partie de sa tunique séreuse. La musculaire était à du sur une portion du calibre et il fallut placer plusieurs ures perdues sur les vaisseaux saignants,

L'énucléalion complète put être obtenue dans deux cas, mais elle nécessita une section étendue des feuillets înésentériques. Bans l'observation 423 les délabrements causés par l'énucléation portèrent principalement sur la porlion qui garnissait le fond du bassin, tandis qu'il suffit de trois ligatures en anses pour réappiiquer l'un sur l'autre les deux lambeaux du mésentère ouvert. Dans l'observation 425, l'énucléalion se fit tout entière aux dépens du mésentère, et il ne fallut pas moins de sept ligatures perdues pour maintenir en contact les lambeaux séreux. Dans les deux cas, il n'existait rien qui rappelât un pédicule.

Dans deux autres opérations l'énucléalion ne put être con~ plètement terminée. Dans l'observation 422, il s'agissait d'un kyste multiloculaire dont les deux loges les plus profondes étaient complètement intra-mésentériques. L'une de ces loges, qui présentait une paroi fortement végétante, put heureusement être entièrement enlevée; la seconde loge, de forme cylindrique, était comprise dans l'épaisseur du ligament large et s'y insinuait si profondément que, suivant le cours du rectum, elle plongeait jusqu'au fond du bassin. L'étendue de l'incision et des décollements qu'eût demandés son extirpation nous décida à la laisser en place; nous la traversâmes suivant sa longueur, à l'aide d'un drain dont l'extrémité inférieure fut ramenée entre les lèvres de la vulve, après qu'on lui eut fait franchir le cul-de-sac utéro-reclal ; l'autre bout du drain traversait verticalement la partie la plus profonde de la poche formée par l'enveloppe générale du kyste; le pourtour d'une faible porlion de celte enveloppe kystique conservée lut suturé aux lèvres de la plaie du ventre, vers suu

Toutes les opérées étaient dans l'âge adulte ; aucune n'avait «noms de trente ans, une seule avait franchi la cinquantaine {obs. 430). Chez toutes l'activité des ovaires était encore conservée. La moitié de ces malades (7) étaient entre trente et quarante ans; une, qui portait un sarcome, avait quarauletieux ans; 7 étaient entre 45 et 50.

Toutes ces observations confirment cette règle que les fibromes interstitiels de l'utérus exposent h des métrorrhagies

P redoutables. Celles de nos malades qui n'avaient pas de mé- Irorrhagîes vraies, se traduisant par des icius subits et violents, présentaient, chaque mois, des règles si profuses et si prolongées, qu'elles avaient suffi pour les épuiser.

^^rous n'avons dans ce relevé qu'un seul exemple de fibrome sous-péritonéal (obs. 428) : il était implanté sur la corne gauche de L'utérus. Contrai renient aux autres, il n'avait pas déterminé de troubles menstruels ni de métrunhagîes. Ce n'est pas là une exception, et notre expérience personnelle nous a démontré que ce signe suffit, dans bien des cas, à différencier les fibromes sous-péritonéaux des fibromes interstitiels et sous-muqueux.

Si nous passons à l'examen du point précis de l'utérus qui était devenu le siège premier des fibromes interstitiels, nous trouvons que c'est la paroi postérieure de l'organe qui s'est montrée le plus fréquemment intéressée; 8 fois. Dans les observations 427, 429, 434, elle était seule en cause. Le fibrome de l'obs. 434 contenait dans son épaisseur un kyste qui renfermait un litre de liquide hématique. Dans les observations 430 et 436, le fibrome, né dans la paroi postérieure de l'utérus, s'était propagé dans la moitié droite de l'organe, Enfin, dans l'observation 438 (il s'agissait d'un fibro-sarcome), il était impossible de dire si le néoplasme élait primitivement né dans le fond ou dans la paroi postérieure de l'organe. Mais ce qu'il y avait de [dus remarquable, c'était la l'orme irrégulière et la tendance à l'envahissement delà tumeur qui s'était propagée dans l'épaisseur du ligament large gauche, dans la fosse iliaque du même côté et en arrière dans le mésoreclum.

MALADIES

popHté du côté gauche, unetumc convexe, à surface lisse, ne provo un mois elle a sensiblement augm<

Le creux poplité est déformé

leuse, du volume d'une orange.

la face postérieure de l'articulatioi

serve ses caractères normaux, ell

selurcs apparentes, ni œdème ï

anormale. Au toucher la tumeur

la consistance des kystes modér

verte par le jumeau interne que

surface ; son bord interne fail un

interne de L'articulation, son bord

sépare les deux jumeaux. Sa face p

avec le ligament postérieur de Tari

le bord interne du plantaire grM*

et ne parait pas communiquer avc<

attentif ne permet dTy découvrir à h

ni mouvements d'expansion et d*

bratoire; h l'auscultation aucun bi

bre dans la flexion, on sent l'artei

de la tumeur. Nous avons affaire à i

des bourses séreuses qu'on rencont

2\ novembre. — Le malade n'est

cart capillaire nous faisons une pn

30 grammes d'un liquide clair, inco

détruit le parallélisme des bords de

sion méthodique à laide de rondelle

11» fl^emôre. — L'appareil n*a pa

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