TUMEURS KYSTIQUES DES LIGAMENTS LARGES
Après les tumeurs du mésentère, les kystes du ligament çj large constituent certainement les tumeurs dont l'extirpation ^.nécessite le manuel opératoire le plus difficile et le plus labo- .v rieux, et qui entraîne le pronostic le plus sévère. w Mais, à ces deux derniers points de vue, il convient beauv coup de faire des distinctions d'après la manière dont s'effectue ■ l'implantation de la tumeur et les rapports qu'elle prend avec les organes voisins.
D'une façon générale, on peut distinguer trois modes prin- . cipaux d'implantation.
1° La tumeur tire son origine du ligament large, cela n'est , pas douteux puisque l'ovaire pend à côté, indemne, soutenu . par son ligament propre et flottant dans son aileron séreux. [ Mais la tumeur est complètement superficielle au ligament " large sur lequel elle s'insère par un rétrécissement de sa tu- \ nique d'enveloppe qu'il est possible d'étreindre et de former en une sorte de pédicule. La paroi de ces sortes de tumeurs est communément fibreuse, lisse, unie, d'épaisseur par- ' tout égale. Le liquide contenu est presque invariablement séreux et incolore comme de l'eau. Sous le point de vue du manuel opératoire, ces kystes ne présentent pas plus de difficultés que les kystes de l'ovaire. Sous le point de vue du
3ue trois contenaient un liquide d'aspect séreux et non nt, analogue à l'eau commune dans deux cas (obs. 300 349), brun dans un cas (obs. 401).
Quatre contenaient un liquide plus ou moins filant et choat ; ce sont ces tumeurs qui ont donné les pires résultats à Dération (obs. 302, 303, traités l'un et l'autre par suppuion) 407 et (421, à la fois hématique et purulent). Quatre présentaient des liquides très visqueux; un seul de îx-ci ne donna pas traces de pus (obs. 367); les trois autres ient contenus dans des loges suppurées (obs. 380, 404,
Trois étaient surtout à signaler par la prédominance des
sses aréolaires(obs. 368, 380, 419).
Jn seul kyste multiloculaire fut trouvé dépourvu d'aréoles
7) ; son contenu était dérivé du sang.
in fin, toutes ces tumeurs étaient globuleuses et plus ou
ins hémisphériques, à part la tumeur de l'obs. 373 qui
•ait la disposition en grappe.
Sous le point de vue des adhérences et des rapports avec
organes voisins
Jne seule tumeur fut trouvée complètement dépourvue dhérences (obs. 404).
)uatre n'offraient que des adhérences limitées et sans nde importance soit avec le péritoine pariétal, soit avec le ad épiploon (obs. 367, 368, 373). Une présentait de ces érences épiploïques de nouvelle formation, molles et gluuses dont nous avons parlé plus haut (obs. 349). Fne présentait nne expansion dans l'épaisseur du mésen- (obs. 368).
rois avaient pris des adhérences pariétales généralisées
;. 407 et 419). Chez la malade n° 380, en même temps que
adhérences généralisées avec le péritoine pariétal, il exis-
une grave adhérence épiploïque et une adhérence à l'u-
îs.
)ans l'observation 370, il y avait également une adhérence c le corps de l'utérus fortement hypertrophié, ïnfin, chez la quatorzième et dernière malade dont il nous
cancer, nous trouvons comme résu opérations restantes : huit succès qui est certainement très éloigné c noté pour l'ablation des kystes de trouve que trop expliqué par les co les nous mit aux prises Textirpatio parlons.
Il faut noter encore que parmi trouvait une malade (obs. 373) à laq cours de l'opération, l'énueléatioii et deux autres malades qui portaien l'opération et qui avaient déversé u dans le ventre. L'une (obs, 421) porta un point duquel s'était faite une ulcé toute l'épaisseur de la paroi kystique arrondi aussi régulier et abords aussi tiqué h Tempoile-pièce. L'autre (obs qu'elle offrait un mélange d'ascile e portait en arrière du grand épiplo exemples de péritonite enkystée qu'il server.
Nous allons placer ici l'exposé a vous obtenus d'une pratique récem
simple à faire et n'exige qu'un peu de bonne volonté de la part du patient pour être facilement exécutée, est le plus souvent appréhendée avec angoisse par le plus grand nombre des malades, même lorsqu'ils l'ont subie plusieurs fois. Nous en avoiis obtenu de bons résultats dans les cas particuliers où nous l'avons employée.
L'idée nous est venue d'y recourir lorsque trois ou quatre jours après l'opération nous voyions la langue rester sale, saburrale, pâteuse, l'haleine mauvaise et que nous constations des vomissements, plus ou moins acres et acides, que nous avions imputés d'abord à l'inhalation des vapeurs chloro for iniques, comme cela ne se voit que trop souvent, persister au delà du temps habituel. Nous l'avons employée aussi dans le simple état nauséeux ou quand il existait, après l'opération, une inappétence marquée ; nous l'avons mise encore en usage alors que nous avions à peu près la certitude qu'il existait un certain degré d'inflammation, encore limitée, du grand épiploon, primitivement adhérent, et qui avait plus ou moins souffert pendant le décollement des adhérences. Nous l'avons utilisée enfin dans des cas où il existait indubitablement un certain degré d'obstruction intestinale ou tout au moins une gêne certaine au cours régulier des matières alimentaires qui se traduisait par des vomissements d'aliments déjà chymifiés et parla rareté ou l'absence des selles.
Dans chacun de ces cas, nous n'avons jamais recouru qu'à l'injection d'une quantité modérée d'eau de Vichy (un et deux litres), et une seule fois nous avons fait passer trois litres d'eau minérale en une seule séance. On voit que nous sommes très loin des quantités considérables, 20 et 25 litres, qui ont été employées par certains auteurs (Audhoui) et que nous n'aurions pas osé mettre en usage sur des malades ayant récemment subi une opération aussi grave sous peine de leur causer une soustraction de chaleur et un refroidissement dont il ne nous paraît pas certain qu'elles eussent pu se relever. Nous ajouterons que nous avons fait répéter les séances de lavage de deux à quatre fois par jour, suivant les indications.
intestin comprimé ou accident f-llt;m graduellement sa perméabilité), nous h nis les cas observé sur l'état général de la plus haute importance et qu'il a vue signalée nulle part.
Après chaque lavage de l'estomac p en proie à la fièvre, au moment où elles pratique, nous avons constamment vu de 1° à 1°.5 et le pouls diminuer de 1 ! une Légère fatigue, les malades éprouv table après chaque séance; les natt& salent assez pour qu'elles pussent prei de «ligeslïMU et d'absorption facile souvent, ne pouvaient même plus ftff suivant. Cet état d'abaissement du pc lare se prolongeai! pendant plusieor qu'après cinq ou six heures de plus <ji talent h leur précédente températnre dente fréquence du pouls. C'est pou autant que possible, celte améliorai nu recommandons les lavages répt lés, au li bre d'heures qui doivent varier avec Tint nômènes présentés parles malades.
^'aréolaire du ligament large qui avait une surface d'implantation égale au fond d'un chapeau et qui avait nécessité de ^i grands délabrements du péritoine, la malade avait présenté m des symptômes d'obstruction intestinale. Le lavage fut répété k> deux fois par jour pendant sept jours. Après chaque séance, e: les vomissements disparaissaient pendant quelques heures, un -»e mieux-être considérable se faisait sentir, la température et le 2> pouls baissaient dans la proportion que nous avons dite, et la * malade pouvait prendre et absorber quelques aliments choisis. ff, Malgré cela, il y eut, le dixième jour, des vomissements féca- %f loïdes et nous eûmes véritablement à nous applaudir de notre persistance, en voyant le onzième jour reparaître des selles ^ très fétides, qui ne manquèrent plus par la suite.