‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876 (volume 2)Chapitre 4 sur 272 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

excellents élèves MM. Avezou, Sabourin, Benoît, internes; Cayla, de Mersseman, Mauvais, Lelly, externes (1877); Audouard, Bulteau, Ballet, internes; Arène, Calmeau, Desplous, Dupin, Mancet, externes (1878), dont le concours nous a été très précieux pour le traitement des malades.

Presque toutes les observations des malades de la clinique ont été recueillies par MM. Aubeau, Sinoir et Raoult; celles de gastrotomie, par M. Barrault. M. André a fait les examens histologiques. Le classement des faits, rétablissement de la statistique et l'impression de cet ouvrage ont été spécialement surveillés par M. L. Thomas et M. Larrivé : nous les remercions vivement de leur collaboration.

Paris, le 15 juin 1882.

généralisation précoce, après un fait intéressant, à coup sûr, mais isolé. Lasuite a prouvé que je n'avais pas tort: la théorie vasculaire a passé; on a parlé du système nerveux sans attacher d'abord une grande importance à ses lésions, puis les vaso-moteurs ont pris la place des artères et le mal perforant est devenu un ulcère neuro-paralytique. Ceci vous indique déjà que nous trouverons des questions ardues, des problèmes difficiles. Nous aurons pour nous guider les cas que nous avons observés ensemble; avec leur aide nous verrons sans peine ce que certaines hypothèses brillantes ont d'exclusif ; ce qui est précis et ce qui est discutable. Si je puis établir clairement l'état actuel de nos connaissances, si je puis vous donner des notions indispensables pour le diagnostic et le traitement, j'espère que ces leçons n'auront pas été sans profit pour vous.

Ici plus que partout ailleurs, une méthode rigoureuse est nécessaire; nous avancerons, avec précaution, pas à pas; nous n'aborderons la pathogéuie qu'après avoir étudié les symptômes, le diagnostic et l'anatomie pathologique.

Nélaton, ai-jedit, a l'un des premiers attiré l'attention sur le mal perforant(t); le nom même a été proposé par Vésigné, l'un de ses élèves (2). Quoique je ne veuille entrer dans aucune considération historique, je dois néanmoins rendre justice à Velpeau qui, plusieurs années auparavant, en avait esquissé le tableau de main de maître (3). C'était, d'après lui, un ulcère à bords calleux, irréguliers et interrompus, se continuant sans ligne de démarcation avec le voisinage. Il insista sur la sécrétion sanieuse, sur la résistance h tous les traitements, sur la tendance à gagner la profondeur, à détruire les tissus, à récidiver. La description de Velpeau montre qu'il connaissait bien la maladie telle qu'elle se présente à nous dans les services hospitaliers. L'histoire écrite à ce moment seul n'est pas com plète, car l'ulcère ne débute point d'emblée. Leplat a divisé avec raison le processus en quatre phases : à la première

(1) Maladie singulière des os du pied, Gazette des hôpitaux, 1852, n° 4, p. 15. — (2) Môme journal, 1852, n° 15, p. 58. — (3) Môme journal, 1843, n°l.

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