Plus d'emphysème, la gangrène se limite
28. — Gouttière plâtrée embrassant la plante du pied et les faces postéro-latérales delà jambe. Môme pansement.
15 mars. — La plaie se couvre de bourgeons charnus.
2 mai. — Elle est cicatrisée.
40. — Consolidation osseuse. Pas de raccourcissement. Sort guéri.
Obs. XC1X. — Fracture des malléoles, ouverture de l'articulation tibio-tarsienne gauche. Résection de la malléole interne. Occlusion de la plaie articulaire. Guén'son. — Jean (Pierre), quarante-sept ans, forgeron, entre le 9 avril 1877, salle Sainte-Marthe, 13. Il réparait un camion du poids de 2,000 kilogrammes dont l'une des roues était soulevée par une chèvre. Sa jambe gauche, faisant avec le sol un angle d'environ 4j°, était engagée sous cette roue, à la manière d'un levier du premier genre, tandis que la jambe droite était pliée sous la fesse. La chèvre vint à manquer et la roue en retombant vers le sol, écrasa la jambe gauche un peu au-dessous du genou.
A son entrée : la malléole interne, fracturée à sa base, fait tout entière saillie en dehors, entre les lèvres d'une plaie transversale de 3 centimètres et demi. Fracture de la malléole externe au même niveau. L'articulation tibio-tarsienne est ouverte ; suintement synovial. Le pied n'est plus rattaché à la jambe que par les parties molles. On résèque sur-le-champ la malléole interne et, le pied étant ramené dans son axe normal, on applique une gouttière plâtrée. Pansement de la plaie par occlusion, à l'aide de baudruche collodionnée. On recouvre le tout avec un pansement ouaté.
12 avril. — Frisson. Sueurs nocturnes.
13. — Manque d'appétit, céphalalgie. P = 90. T A = 38. Le malade se plaint de douleurs dans toutes les jointures. Il a eu
déjà deux allaques de rhumatisme. Tisane nilrée. Sulfate de quinine 50 cenli^r.