Même état. Soif très-vive. Pas de frisson
10. Badigeonnage de la plaie avec le nitrate acide de mercure. La mibde ne peut plus supporter le sulfate de (|uinine. Lavements avec de Teitnildp quinquina.
!20. Même état. Langue sèche. P= I-U. La plaie est touchéeaTec raode nutrique pur. Suif, quinine, ^ grannnes. Rhum, 200 grammes. La nahde a un premier frisson le soir.
!21. La malade se tourmente. Face «inxieuse. A eu ce matin un frÎMi qui a duré cinq minutes. P=l 18. Suif, quinine, i grammes. RhuaiySOOL
:2:2. P= I i8. Même état. Mort dans la nuit.
A l'autopsie, on n*a trouve d'abcès métastique dans aucun oi|lie- I/implantation de la tumeur se trouvait sur la limite du col, eu dsdaïf du grand troehanler.
Ons. (1(]XXV — Tumeur de la télé dupérotié^ probablemmU tilaffiueuse. Douleur y trouble de sensibilité et de nuiritùm. IgnifUMilÊrft disparition de la douleur. — Morer (Joseph), vingt ans, entré le 9 jtfvier 1871. Depuis Tàge de sept ans, il a remarqué, près de la tête di péroné gauche, une tumeur de la grosseur d'une noisette qui Fa tmyit fait beaucoup souiïrir.
Jusqn*à dix-huit ans, la tumeur resta d«ins le même état, mais eBe dev^ nait très-douloureuse à des intervalles irréguhers. A cette époque, hséi^ leurs cessèrent romplétemenl pendant un an, et il put servir comme pi|* marchand de vin ; depuis lors les douleui's sont revenues tellemeul AriSi
OBSERVATIONS DTN INTÉHÊT SPÉCIAL. 335
que la marche a été impossible sans Taide d'une béquille ou d'un bâton. 11 se décide «ilors à entrer à Thôpita].
La tumeur est située juste au niveau de la tête du péroné et y adhère ; elle offre le volume d'une petite châtaigne. Lisse à la surface, elle est uniformément dure comme osseuse, n'est pas pédiculée, mais parait intéresser le péroné dans sa totalité, et s'enfoncer jusqu'au-dessous du jambier antérieur. Une pression, même légère, paraît occasionner de vives douleurs, et arrache des cris au malade, qui est, à vrai dire, très-pusillMninie. Ces douleurs s'irradient sur toute la face externe de la jambe jusqu'au-dessus de la malléole. La peau qui la recouvre a gardé sa couleur et sa température normales ; elle glisse dessus, et ne présente aucune vascularité. Les mouvements ne sont pas douloureux, mais la station verticale est très-pénible, surtout quand le malade s'appuie de ce côté. La sensibilité est notablement diminuée, surtout sur la face anléro-externe de la jand)e. r,elle-ci est diminuée de volume; mesurée au milieu de la partie moyenne du mollet, sa circonférence présente O^jO^ de moins que celle de l'autre côlé. Les muscles du pied sont grêles, peu développés ; la première phalange des orteils fléchie sur la seconde; cependant on ne trouve nulle part d'ulcérations ni de taches ecchymotiques. Rien sur aucun autre point du squelette; rien dans les poumons, ni dans le système lymphatique.
Traitement général reconstituant; badigeonnjige avec la teinture d'iode. Pendant deux mois, la tumeur garde le même volume, et les douleurs restent les mêmes. lodure de potassium sans plus de changement.
Au mois de juillet, ignipuncture, et compression avec de la ouate. La tumeur a gardé le volume qu'elle avait lors de l'entrée du malade. Les douleurs ont cependant disparu. Ce malade quitte le service le 17 octobre.
Obs. CCXXV. — Hydropisie enkystée du sinus maxillaire gauche. Ponction^ drainage, lavages iodés. Guérison roniplète au bout de quatre mois. — Dalphine (François), trente ans, gardon marchand de vin, entré le 27 novembre 1874. Ce malade s'est aperçu, il y a quatre ans, d'un gonflement de la joue gauche resté stationnaire depuis lors. Il y a trois mois, ce gonflement a pris une marche très-rapide. Sa santé générale est assez bonne. Le malade se plaint pourtant d'un eczéma de la main droite et d'une spermatorrhée remontant à deux ans.
Aujourd'hui on trouve une tumeur du maxillaire supérieur gauche, avec déformation peu apparente à l'extérieur. Le sillon palpébral est conservé; la saillie existe plutôt du côté du ne/ et de la voûte palatine La paroi interne du sinus offre une saillie, à travers laquelle on peut percevoir difficilement, ilestvijii, delà fluctuation. Le bord alvéolaire correspondant présente des dents en très-mauvais étaL La petite molaire est cariée; les grosses ont été arrachées. La cloison du nez est rejetée un peu du côté opposé à la tumeur. Pas de ganglions engorgés dans le voisinage.
336 MAUDIES DES OS.
28 novembre. On pratique une incision transTersale au nîTean du Testibule de \a bouche, et allant directement dans le sinus maxillaire; il en sort un liquide très-chargé de choleslérine. Le doigt^ introduit par rincision, permet de reconnaître une hydropisie simple , sans parois kystiques, contrairement à l'opinion émise par Giraldès. (Voy. Nélalony Pdih, ckirurg., t. III» fasc. I.)
Par rincision fut introduit un tube double qui traversa la cavité Ai sinus, et sortit par le nez et la bouche juste au-dessous de la lèvre supérieure! Ce.tube servit à faire des lavages iodés. Pendant huit jours, le malade ne put prendre que des bouillons et potages ; dès cette époque, on voyait la tumeur sensiblement diminuer. Le drain et les lavages iodés furent maintenus pendant deux mois. Au mois de mars, le malade ne présentait plus aucune déformation appréciable. Il ne restait qu'une suppuration insignifiante, et, le 37 mars, le malade reprenait ses habitudes ordinaires. A la fîii d'avril, nous avons eu occasion de le reniir; il n'exisUiit plus aucune trace de tumeur, ni de suppuration. L'indsiMi première seule était incomplètement fermée.
Obs. CCXXVI. — Hydropisie enkystée du sinus maxiUaire droit Pm> lion. Drainagey lavages à Veau phéniquée. Guérison au hoiM twa m&à. — Rigollot (Isidore), cinquante et un ans, entré le 3 juillet 4874, «depuis cinq semaines une tumeur du maxillaire supérieur droit. Il a en le nombreuses fluxions dentaires de ce côte. Le sillon naso-jngal est déformé. Toule la région de Tos malaire est le siège d*un gonllameil appréciable à la vue. La voûte palatine présente aussi à rintérieuriK saillie très-sensible. La paroi supérieure parait saine. Pas d'exophthahiie. La tumeur est donc limitée à la paroi inférieure, interne et externe di sinus. De ce côté, le malade ne présente qu'une racine de dent qui senUe sans importance. La tumeur est fluctu<inte ; ni la peau, ni la muqnew ne présentent de coloration bien marquée. I^a tumeur est incisée t^ulSlC^ salement par le vestibule de la bouche au-dessus de la canine; ils'éoerii immédiatement un liquide ritrin foncé, contenant une certaine quantité de cholestérine ; on peut même recueillir sur la palette quelques cristat assez volumineux. Le petit doigt introduit par la plaie permet d*expiiiv le sinus et sa muqueuse. On ne découvre aucune trace de petits bitas; c'est bien k une hydropisie du sinus que Ton a affaire.
Un drain introduit par la plaie d'ouverture permet de faire des lavi|ii à Teau phéniqiiée dans le sinus. Le malade peut quitter le senrice dans kl premiers jours d'août.
Le 17, il revient à la consultation. La tumeur a disparu. Les lavV* avaient même été abandonnés avant l'époque jusqu'à laquelle on Idai' conseillé de les faire.
Obs. CCXWIL— Sarcome myéloïde et ossifiant érectile (tumeur à myéloplaxes) du maxillaire inférieur. Résection de Vos. Affection organique du cœur ancienne. Embolie. Apoplexie pulmonaire. Mort. — Lambert (Georges), seize ans, sans profession, entre le 27 mars 187 i. Porte sur la mâchoire supérieure une tumeur, qui a débuté il y a six à huit mois et Tempêche aujourd'hui de se nourrir. Saillante au dehors, elle est limitée en arrière à Fangle gauche de la mâchoire, au voisinage des grosses molaires, arrive vers la ligne médiane, qu'elle déborde un peu jusque vers la canine du côté droit; occupe plutôt Tos que la gencive, circonstance ordinaire des tumeurs dites à myéloplaxes. Le bruit de parchemin fait défaut. Du côté de la muqueuse, le tissu est rougeâtre, violacé. La tumeur n'adhère pas au périoste ; elle est interstitielle, a envahi la totalité de la mâchoire et passe de l'autre côté, de telle sorte que, si l'on se contentait de rénucléer, on conserverait toutes les chances d'une récidive. L'ablation est donc une nécessité.
10 avril. On place des éponges dans l'arriùre-bouche, afin d'éviter que le sang ne tombe dans le larynx, et comme c'est toujours une difficulté d'enlever les parties osseuses qui donnent attache aux muscles géniohyoïdiens, parce que la langue privée de son point d'appui antérieur tend à s'échapper en arrière et que le malade a de la tendance à l'avaler, si l'on peut s'exprimer de la sorte ; nous nous proposons de finir l'opération par cette ablation. L'incision faite au niveau du bord supérieur de la machoire, pour dissimuler le plus possible la cicatrice, la tumeur est mise à nu. Les vaisseaux qui donnent le plus de sang ayant été obturés par des pinces hémostatiques, nous sectionnons le corps du maxillaire à l'union avec les branches montantes des deux côtés, au moyen d'une très-grande pince de Liston, construite pour la circonstance. Comme la branche montante n'est pas intéressée, on la ménage. Les vaisseaux sont un peu hypertrophiés ; la tumeur est elle-même très-vasculaire (c'est ce qui avait fait donner à ces sortes de tumeurs le nom d'anévrysmes des os). L'os est altéré dans sa texture; il a cette porosité extraordinaire qui est de règle dans les tumeurs à myéloplaxes.
Examen de la tumeur. — Elle a le volume d'un œuf de dinde. La portion la plus superficielle est recouverte d'une lame osseuse, mince, se coupant avec le scalpel. Sa coloration est rouge franche, avec des zones lirégulières grises.
Lediagnostic histologique porté fut le suivant :
Sarcome myéloïde et ossifiant érectile (M. Ranvier) (tumeur à myéloplaxes de Robin et Nélaton).
12 avril. A peu reposé cette nqit; a eu de la fièvre; la peau est Aaude. P = 110.
13. Quelques frissons dans l'après-midi et pendant la nuit. L'appé-
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lit osl nul; la langue est blanche; la peau chaude; le pouls dur et fréqueiiL P = 120. Ne soulTrc pas de la plaie.
15. A bien dormi cotte nuit; ne parait pas trop fatigué de Topêration ; a pris de bon appétit quelques bouillons, potages, des boissoas stimulantes. P = 110. Peau modérément chaude; ii*a eu ni fiène ni frisson ; se plaint de céphalalgie.
17. Délire cette nuit. P = 130. Avale maintenant avec plus de bdlili; même alimentation. La céph<ilalgie n*a pas diminué; ^il est sunenn in peu de gonflement siégeant à la partie supérieure de la plaie.
19. Peau chaude. P = lâO. A déliré cette nuit. Le gonflement a pgni la paupière inférieure ; Tœil parait enfoncé au milieu des tissus toméfiéi. Mange de bon appétit.
!2:2. L'œdème a gagné la paupière supérieure qui recouvre complétemm l'œil. La réunion de la plaie est à peu près complète; il ne reste pins qv deux petites ouvertures qui ne peuvent tarder à se fermer. Délire enooR cette nuit. P ^ 115. Le malade est transporté au chalet.