APPAREIL DE Ï/OLFACTION
L'hémostase fut faite au moyen d'épongés introduites dans la plaie, et produisant une compression assez forte, maintenue pendant six heures. Au bout de ce temps, on plaça six sutures : trois sur le nez, trois sur la lèvre.
Varrachement simple était absolument contre-indiqué ; le volume de la tumeur, sa consistance, les épistaxis qui s'étaient présentées à diverses reprises ne permettaient en aucune façon d\ avoir recours.
Vmision ne pouvait être faite ([ue sur la ligne médiane. Pratiquée sur un des cotés du nez, elle n'eût donné qu'une ouverture insuffisante. En outre, une cicatrice médiane et régulière est à peine visible ; une cicatrice latérale, au contraire, est choquante.
La position h donner à la malade pendant l'opération est très-importante. II faut la placer de telle façon que le chirurgien ne soit pas gêné, et que le sang n'ait pas de tendance à pénétrer dans les voies aériennes.
Vanesthésic par le chloroforme n'est ni plus dangereuse, ni moins utile que dans les autres opérations de la face.
La rapidité dans l'exécution est de toute nécessité. La malade perd d'autant plus de sang que roi)ération dure plus longtemps.
L'hémostase est également de la plus haute importance. Les éponges, placées comme nous l'avons dit, rendent de vrais services. Outre la compression qu'elles exercent, elles jouent pendant le cours de l'opération un rôle protecteur ii l'égard du larynx et la trachée. A mesure que les li(iuides s'écoulent, elles les absorbent et mettent de ce côté h Fabri du danger de suffocation. U interruption rend aussi de grands services; elle permet à la malade de se reposer et de prendre des forces, de sorte qu'il devient facile ensuite de mener à bien Topéiation. Le traitement consécutif a consisté en lavages répétés, émollients d'abordy légèrement astringents dans la suite.
Obs. CCCXXXIL — Polypt* fibreux naso-pharyngien. Extirpation la pifux-scie. Guérison. — Bienvenu Jules, seize ans, entré le 8 mai