E. — LÈVRES
Obs. CDLXXIII. — Gros furoncle de la lèvre supérieure. — Armandon (Félix), 33 ans, tapissier, entre le 2 avril 1875. La tumeur a débuté il y a trois jours ; elle a le volume d*une noisette, est assez douloureuse pour priver le malade de sommeil et d*appétit. Incision sur la ligne médiane.
Cataplasmes. Guérison au bout de sept jours.
Obs. CDLXXIV. — Epithélioma ulcéré de la lèvre inférieure. Ablation. Guérison, — Vieille, soixante ans, ferblantier, entre le 14 janvier 1874 pour une ulcération située à la partie médiane de la lèvre inférieure. Ce malade est amaigri et cachectique.
Il y a deux mois environ, il s'aperçut qu*il avait au milieu de la lèvre inférieure un petit bouton de la grosseur d'une lentille, recouvert d'une croûte noirâtre et dure.
Le mal a fait de rapides progrès. Aujourd'hui, il occupe plus de la moitié de la lèvre et empiète chaque jour sur les parties voisines. Il est limité à la moitié latérale droite de la lèvre. Le malade fumait beaucoup dans des pipes à très-court tuyau. L'ulcération est grisâtre, â bords irréguliers, à fond bourgeonnant. Elle est circulaire et de la grandeur d'une pièce de 30 centimes. Une petite zone indurée de 2 millimètres environ l'entoure dans toute son étendue. Rien dans les ganglions. Ablation de la tumeur avec les ciseaux le 24 février par deux incisions formant un angle à sommet inférieur. Réunion des deux bords de la plaie. Guérison complète au bout de quinze jours. Pas de récidive quatorze mois plus tard.
Obs. CDLXXV. — Cancroide ulcéré de la lèvre inférieure. Ablation. Compression latérale préventive avec la pince hémostatique* Excision avec les ciseaux. Réunion immédiate. Guérison au bmit de dix-sept jours. — Parquet (Félix), quarante ans, entre le 1" juin 1874, portant à la partie médiane et externe gauche de la lèvre inférieure un cancroide dont le début remonte à huit mois. Ce malade, qui fume bcîiucoup la pipe, remarqua, il y a huit mois, qu'il lui poussait une excroissance sur la lèvre iuférieure, près de la commissure labiale gauche : il la gratta et l'écorcha plusieurs fois; alors elle s'agrandit, s'ulcéra, et gagna bientôt la ligne médiane. L'ulcération est irrégulière, peu profonde, n'intéressant que la muqueuse, sans rougeur au pourtour. La surface est recouverte en différents endroits d'une croûte jaunâtre, en d'autres l'ulcération est à vif et laisse suinter un liquide citrin. Sa coloration est grisâtre. Les bords
sont relevés, un peu indurés et limités par une hypertrophie des papilles. Il n'y a pas de ganglions engorgés.
6 juin. Après avoir comprimé de chaque côté la lèvre inférieure avec la pince hémostatique (1), ou incise avec des ciseaux à un centimètre à peu près au delà du mal. Réunion immédiate avec les épingles que l'on relire au bout de six jours, et le malade sort guéri le 17 juin.
Obs. CDLXXYI. ~ Cancroide de la lèvre inférieure. Ligature avec un fil ordinaire. Récidive au bout de deux mois dans le ganglion médian suthyo'idien. Invasion rapide de tous les ganglions du cou. — Vcret (Prosper), quarante-un ans, journalier, entre le 17 juillet 1874. À été opéré le 7 novembre dernier d'un cancroïde de la lèvre inférieure. Ce cancrolde avait rétendue d'une pièce de 20 centimes, et tomba par la ligature êm bout de cinq jours. Deux mois plus tard, le ganglion lymphatique sus-hyoïdien médian se prit et ne tarda pas à atteindre le volume énorme qu*il présente actuellement. Au mois de mai, les ganglions sous-maxillaires furent envahis à leur tour et grossirent rapidement; par suite d*une poussée inflammatoire, le volume de ces ganglions doubla en quatre jours. Ces deux tumeurs furent ouvertes vers le 20 mai; il s'en écoula une matière purulente et du sang corrompu.
La première tumeur, qui a pour siège le ganglion sus-hyoïdien, exclut par sa dureté Tidée d'une adénite aiguë. Elle a envahi toute la région snshyoïdicnne et le menton. Elle a le volume d'une tête de fœtus de sept mois, offre la forme d'un cône à sommet aplati et présente en ce point une sorte de bourrelet circulaire assez bien développé. Cette tumeur, depuis qu'elle a été ouverte, a continué de laisser suinter un liquide mélangé de pus et de sang noirâtre, et la partie supérieure se trouve ulcérée sur une étendue de trois à quatre centimètres. La tumeur latérale , qui a débuté dans les ganglions sous-maxillaires, proémine sur la région stemo-mastoldieime qu'elle cache eu partie. Elle est solidement implantée sur le maxillaire inférieur. Sa consistance est la môme que celle de la précédente, et elle remonte en arrière jusqu'au niveau de la parotide. Elle a la grosseur d'une orange, la forme d'un tronc de cône et est ulcérée sur une partie de sa surface.
Ces tumeurs sont surtout gênantes par leur volume, et rendent difficQes les mouvements du cou. Elles causent peu de douleur ; le malade ressent seulement parfois quelques picotements. Le mouvement des mâchoires est très-restrcint ; elles ne s'écartent pas de plus de deux centimètres, ce qui rend l'alimentation difficile. L'appétit est resté bon, le malade n'a
(1) Gomme dans toutes les opérations de même nature nons ne maiypii^M jamais d'avoir recours à ce moyen, nous nous dispenserons de rindii|uer dans les observations suivantes.
pas perdu ses forces. Il fumait la pipe autrefois ; depuis cinq ans, sur le conseil d*un médecin, il n'a plus fumé. Les ganglions sterno-mastoldiens gont également pris. Lotions détergentes à la surface des ulcérations. Traitement général tonique. Sort au bout de trois semaines.
Obs, CDLXXVIL — Cancroïdede la lèvre inférieure, développé en trois ans chez un malade ne fumant pas. Invasion des ganglions. État cachéetique. Pansement à Fhydrate de chloraL Légère amélioration. -- Faure (François), quarante-neuf ans, cultivateur, entre le 1*' septembre 1874. Pas d'antécédents héréditaires de cancer. N'a pas fumé depuis quinze ans. S*est amaigri, a perdu une partie de ses forces dans ces derniers temps. Il y a environ trois ans qu^apparut sur la partie médiane de la lèvre inférieure une sorte de tuméfaction d'une longueur de 1 centimètre sur î millimètres de largeur. Il se forma au bout de quelque temps une erevasse occupant toute la lèvre dans le sens antéro-postérieur, puis vers Textréraité postérieure de Tulcération apparut un petit tubercule dont la circonférence ne dépassa pas, pendant deux ans, celle d'une pièce de 1 centime. Au bout de ce temps, ce tubercule commença à s^étendre, le ' malade vit plusieurs médecins qui prescrivirent des cautérisations avec la pâte de Vienne, la pâte de Canquoin, etc. La maladie continua néanmoins sa marche.
Actuellement toute la moitié gauche du menton et de la lèvre est recouverte par un gros champignon fongueux qui envoie des prolongemeuts jusque dans la moitié droite. La lèvre est soulevée et épaissie dans toute son étendue. La partie antérieure de la joue gauche, au voisinage de la commissure labiale, est également envahie; toute la moitié gauche delà lèvre inférieure est soulevée par un autre prolongement de la tumeur. La lèvre inférieure est déprimée en son milieu, et dans cette partie déprimée il est difficile d'apercevoir la scissure dont on a précédemment parlé. Les bords sont renversés, indurés. La peau qui borde l'ulcération est violacée dans une certaine étendue. Le fond est grisâtre, un peu fongueux, bosselé comme la surface d'un chou-fleur, et saigne facilement. Le malade ne ressent aucune douleur. Les ganglions sterno-mastoidiens du côté droit sont pris ; rien à gauche. Douleurs lancinantes, surtout lorsque la tumeur est en contact avec l'air.
L'opération étant impossible, le malade reste dans la salle jusqu'au 17 août, et est pansé chaque jour avec l'hydrate de chloral. La maladie, à la sortie, ne parait pas avoir progressé ; on constate même une légère et étroite pellicule cicatricielle sur les bords de la tumeur.
Sort au bout de quinze jours. Douleurs moins vives qu'au moment de Ventrée.
Ops. CDLXXVIIL — Cancroide de la lèvre supérietire développé en
detLxtnois et propagé à la joue. Invasion rapide desgangliani. — Thévenot (Honoré), cinquante ans, entre le 30 juillet 1874. La commissure labiale gauche, la paroi interne de la joue et les gencives sont envahies par un cancroide. Le malade fumait beaucoup la pipe à tuyau court qu*il tenait habituellement du côté gauche. Le début de l'affection remonte à deux mois environ ; il y eut d'abord un bouton de la grosseur d'une lentille, se couvrant d'une croûte que le malade arrachait. Une croûte plus grande se formait à la surface de la tumeur. A son entrée, le malade présente un épaississemcnt avec une dureté caractéristique de toute la moitié gauche de la lèvre inférieure et de la joue correspondante. La muqueuse de la joue et de la lèvre présente une hypertrophie papillaire très-remarquable aux endroits nouvellement envahis, et çà et là il existe des ilôts d'ulcération gris.^tre à bords taillés à pic et inégaux. L'ulcération a même intéressé la peau de la lèvre sur un petit liséré qui semble avoir étendu la muqueuse. Au début, l'affection était indolente, maintenant le malade ressent des élancements et une sensation de cuisson qui augmente d'inten- — ^sité au contact des boissons et des aliments. Toute la moitié de la face ^^^e interne de la joue du même côté présente des ulcérations semblables aux .actf premières. Les gencives elles-mêmes sont spongieuses, épaissies et sai-^— fi-* gnantes ; on n'y remarque pas de traces d'ulcération. Les ganglions sùoL^mmdX pris. Dans cet état de choses, on ne peut songer à une opération. Après^K^&'ès être resté pendant quelques jours dans le service, le malade sort le 2 août9 Jûr «ùt dans le même état.
F. —Joues.
Ods. CDLXXIX.— - Kyste sébacé du sillon naso-jugal droit enflammé et «p«^ ■ < partie suppuré. Ablation. Qiiérison,^ Renault(Alexis), quarante-sept ans. «s^w.n peintre en voitures, se prosente à la clinique, le 21 février 1875, pour s»^ *" faire enlever une petite tumeur située en dehors de l'aile droite du nei. « S'
Il y a trois ans, le malade vit survenir un bourgeon qui atteignit bientôV^^^'^^ la grosseur d'une noisette. Le sommet était blanc et il en sortait qneH^^^J quefois une matière épaisse et concrète. Aujourd'hui, la tumeur a atteintes m^i le volume d'un marron, et cela depuis quelques semaines seulement. Eltol '^' est située dans le sillon naso-jugal. Sa couleur est foncée; elle paraW*-»^^"^ légèrement enflammée. Le malade n'a jamais eu d'accidents syphilitiques- ^^^^
21 février. Une incision médiane est pratiquée et met à nu une ente- ^^'^'^ loppe ressemblant à une cocpie qui vient faire saillie entre les lèvres de h^^^** plaie. Cette coque contient une certaine quantité de matière sébacée et de^*™* pus. La tumeur adhère en partie à la couche musculaire sous-jacente^
Une mèche de charpie est introduite entre les lèvres et la plaie. pression légère avec une bande ordinaire.
Le malade, qui n'est pas entré à Thùpital, est complètement guéri au bout de dix jours.
Obs. CDLXXX. — Epithélioma de la joue gauche. Ablation avec le Ufiauri, Guérison. — Picard (Magdeleinc), soixanlc-trois ans, entre le 15aTril1874.
n y a sept ans, elle remarqua sur la face externe de la joue gauche, un bouton recouvert d*une croûte noirâlre. Parfois cette croûte tombait et disparaissait entièrement, puis revenait. Depuis lors, une véritable tumeur 8*e8t développée sans douleur et sans retentissement sur Tétat général. Aujourd'hui la malade porte en outre au-dessous de la paupière, du même côté, un tubercule noir, isolé, de la grosseur d'une lentille et reeomrert d'une croûte épaisse et résistante. Au-dessous de ce point existe une tumeur du volume d'une orange, occupant la plus gninde partie de la bce externe de la joue, dure, végétante, et présentant sur son pourtour de nombreuses hypertrophies papillaires. Cotte tumeur est grisâtre, et recouverte par endroits d'une croûte épaisse. On remarque à la surface des matières molles, desséchées et durcies par places, surtout sur la partie médiane. Rien dans les ganglions. La face interne de la joue est intacte, nuiis le canal de Sténon et le nerf facial sont envahis. Paralysie iacialede ce côté. Issue delà salive parotidienne à la surface de la tumeur.
28 mars. On pratique avec le bistouri une incision circulaire empiétant sur les tissus sains du voisinage. En enlevant la tumeur, on constate des adhérences avec le masséter et le buccinateur. On applique une couche de pâte de Canquoin au pourtour de la plaie.
Les suites de l'opération sont des plus simples. Pas de fièvre, pas de frisson, bon appétit. Pansement à plat.
3 avril. La joue est le siège d'un gonflement léger indolent. La malade sort quelques jours après. Le fond de la plaie a sensiblement atteint le niveau des téguments environnants. P«is de récidive au bout de six mois.
G. — RÉGION MASSKTÉRINE.
0b8. CDLXXXL — Abcès développé autour d^un corps étranger dans r^tMettrdMiïUW^é/er.—Cavardini (Victor), vingt-neuf ans, pâtissier, entré le 9 décembre 1874. Au mois de mai 1871, il était venu une première fois dans notre service, portant à la région parotidienne droite une petite tumeur diffuse, aplatie, indolente, débordant sur la région massétérine, adhérente à la peau, qui était un peu rouge ; dure à la surface, elle était fluctuante à sa partie profonde. Son début remontait au mois de janvier (quatre mois); mais elle avait sensiblement augmenté de volume depuis trois semaines. lodure de potassium sans résultat. Le ^3 mai, on ponc-
SCTî
tionna la tumeur avec le bistouri et on trouva du pus situé profondément. Guérison pendant cinq mois. En octobre de la même année, la tumeur \'T^
apparut une seconde fois, et s'annonça par du gonflement et des douleurs; elle s'ouvrit spontanément. Au moment de son entrée ; on voit une petite fistule laissant pénétrer profondément le stylet, mais on ne sent rien de particulier au fond de cette ouverture. La pression fait sortir un peu de pus et parfois aussi quelques gouttes de liquide séreux très-clair. Cataplasmes. Lavages à l'eau alcoolisée, puis injections iodées.
État stationnaire jusqu'au 5 janvier. A cette époque, l'oriGce externe de la fistule s'élargit, donne passage à un corps petit, allongé, fusiforme, d'aspect calcaire. Le noyau primitif de cette concrétion est un poil d barbe ou de blaireau resté au milieu des tissus.
Après la sortie de ce corps, la fistule fut guérie au bout de quatre jours» ^ss*
Obs. CDLXXXII. — Adénite des ganglions situés au-dessous de Fanglm"% ^le de la mâchoire^ consécutive à une carie dentaire. Avulsion 'des dmte.&.sils cariées. Guérison sans suppuration. — Fillieux (Ludovine), quarant»^.c3ite ans, entre le 5 février 1875.
Il y a deux ans, plusieurs grosses molaires de la mâchoire inférieur» -s jcjarc du côté droit se sont cariées. A la même époque, elle a remarqué un».c:r«^att< légère tuméfaction au-dessous de l'angle de la mâchoire.
Aujourd'hui, on voit au même endroit une petite tumeur du volnro^Mxv juni d'un œuf de pigeon, sans adhérence avec la peau qui a conservé sft^ & ^ couleur et sa température normales. Tumeur solide, sans fluctuation .cvo'ioi adhérente par sa base. Avulsion des dents cariées. Disparition de Y\ nite au bout de quatre jours.
Obs. ÇiQhWWW.— Adénite des ganglions situés au-dessous âeVangk la mâchoire inférieure y consécutive à une carie dentaire. Ponction. Drai^^^'^^^ nage. Guérison. — Dourgeot(Cliarles), vingt-sept ans, entre le iSjuin 187*- T"^ -18 pour une tumeur située àl'angle de la mâchoire du côté gauche^ au niveau js^^^c de la petite bourse séreuse que Ton trouve quelquefois en cet endroiUi^»'** ^ Le malade est robuste et n'a jamais eu d^accidents syphilitiques. Les dent S.a^^^ sont cariées de ce côté. Cette tumeur est apparue il y a doux mois et & S^ ^ progressivement atteint le volume d'un œuf. La peau est rouge, chaudes S>^'^^ luisante, amincie. Il y a une fluctuation évidente. Du côté de la boilche^'^^'^ il n*y a rien de particulier. Le maxillaire parait sain. Le 20 juin, on hlft-S' ^ une ponction avec le trocart : il sort du pus de bonne nature. Passip'S^^^ d'un tube de caoutchouc et lavages iodés. Guérison auboutd*im mois^*^^**'^
Obs. COLWWS ,— Adénite sous-maxillaire suppures consieuiive à carie dentaire. Ponction. Guérison. — Le Couturier (GustaTe), dix-nent uJ^^^f ans, doreur sur bois, entre le 23 avril pour un abcès qu'il porte à la partie '
inférieure de l'angle de la mâchoire, en dehors et en arrière du masséter. N'a jamais eu d'autres abcès et jouit d'une bonne santé habituelle. Les dents du côté correspondant au phlegmon sont mauvaises, mais il n'existe pas do fistules. Il y a huit jours, le malade vit apparaître la tumeur qui occasionna bientôt des douleurs lancinantes. L'abcès a le volume d'une orange ordinaire : la peau qui le recouvre est rouge, amincie, et on sent parfaitement la fluctuation au-dessous du bord postérieur du masséter.
U avril. On pratique une incision à la partie la plus déclive, et il sort un pus épais, bien lié. Cataplasmes.
Le malade sort guéri le 27 avril.
Obs. CDhWW.— Adénite som-maxillaire. Résorption sans ouverture deTabcès, — Jovanoni (Dominique), dix-neuf ans, entre le 28 août 1874, pour une petite tumeur située au niveau de Tangle de la mâchoire inférieure da côté droit. Ce malade se plaignait depuis un mois d'une violente odonlalgie de ce côté ; cependant on n'a pu constater l'existence d'une carie dentaire.
Au moment de son entrée, on trouve au niveau de la seconde petite molaire une tumeur du volume d'un œuf de pigeon. La peau est rouge^ chaude, lisse et brillante; la tumeur est le siège d'élancements profonds; il j a une fluctuation légère et profonde. Cataplasmes. La tumeur dimi* nne journellement. Le 4 septembre, le malade quitte le service. La tumeur a disparu sans s'ouvrir.
Obs. CDLXXXVL — Adénite saus-maxillaire suppures consécutive à une carie dentaire. Ponction. Drainage. Gruérison. — Ladurelle (Charles), dixhuit ansy tourneur, entre le 15 juin 1874. Légèrement amaigri, mais n'a jamais eu aucune manifestation scrofuleuse. Pas de syphilis. Plusieurs grosses molaires cariées. Il y a deux mois environ, il vit apparaître vers l'angle du maxillaire inférieur du côté gauche une tumeur de la grosseur d'une noisette, qui augmenta rapidement de volume, et cela Bans causer de douleurs et sans déterminer aucune inflammation de voisinage. Depuis trois semaines cette tumeur est devenue douloureuse à la pression, a causé quelques élancements et s'est ramollie. Cette succession de phénomènes s'est faite sans fièvre, sans trouble dans le sommeil ou l'appétit. Le volume actuel est celui d'un œuf de pigeon.
90 juin. Ponction donnant issue à du pus assez liquide, et passage d'un drain pour faciliter les injections»
21. Aucune réaction. Le malade va bien. Il est debout* Suppuration bible.
1*' juillet. La suppuration a cessé. L'orifice de l'abcès est presque fermée Le malade sort sur sa demande;
544 MAfADlES DBS RÉGIONS.
Obs. GDLXXXVIL— Fistule de la région wmanUtdrê: tnfirieiiire eam tive à une carie dentaire. Avulsion des dents cariées. Cautérisaiioi nitrate dCargent. Guérison. — Raimbault (Emile), Tingl-nn ans, toui en cuivre, entre le 19 mars 1875. A eu, il y a deus ans, an niveau < première molaire inférieure du côté droit, un abcès dentaire qui ouvert au dehors, et dont le trajet est resté fistuleux.
Au niveau de la partie moyenne de la branche horizontale du maxil inférieur du côté droit on voit aujourd'hui un petit tnjet fistulea: peau du voisinage est amincie, adhérente à l'os, et le stylet introdoi cette ouverture arrive directement sur le bord alvéolaire dénudé. dents qui restent de ce côté sont toutes cariées. Avulsion des dent riées et cautérisation de la fistule avec le crayon de nitrate d'ar Guérison au bout d'un mois.
Obs. CDLXXXYIII. — Angiome cavemeuXf circonscrit^ déDClappé un fibrolipomey occupant V épaisseur du masséter. Ablation. Guérieo Vedmann (Anna), vingt-un ans, domestique, entre le 1*' juillet 1874. vit apparaître il y a deux ans, dans la région massélérine, une tui grosse comme la pulpe du petit doigt. Ce noyau augmenta peu à mais n'amena aucune douleur.
Actuellement cette tumeur, qui ne parait pas s'être arrêtée dans accroissement, n'empêche pas de fermer ni d'ouvrir la bouche. est sous-cutanéc, indolente, complètement indépendante de la peai bulée, franchement fluctuante, et limitée en bas par le bord de la choire, en avant par rinserlion antérieure du masséter, en haut l'arcade dentaire.
4 juillet. Avec le bistouri, on fait une incision verticale en arrière ressaut le derme et les fibres du peaucier. Elle met à nu un kyste tra par de petits filets nerveux et très-adhérent aux parties profondes. A se trouve un ganglion hypertrophié et induré. La tumeur se prolonge le corps charnu du muscle masséter, et arrive jusque sur le périosi maxillaire inférieur lui-même. Elle parait en connexion avec le can Sténon qui est dilaté au-dessus d'elle La partie supérieiure de l'inc est réunie par des points de suture. Dans la partie déclive, on place mèche pour favoriser la suppuration.
Après rénucléation, on constate que la tumeur oflre le volume < orange. Los lobules de la portion solide laissent sortir par la pre une matière semi-liquide qui ressemble à de petits caillots ramoll la coupe, le reste de la surface offre Taspect d'un réticulum blanc semblable à du tissu caverneux. L'examen microscopique démontn g'est un angiome caverneux, développé dans un iibro-lipome du mas (M. Malassez).
cou. 5i5
5 juillet. A eu beaucoup de fièvre hier, et cette nuit il lui est impossible de remuer la mâchoire sans déterminer aussitôt de très-vives douleurs. Peau chaude. P = 116.
7. La fièvre diminue; a pris hier quelques bouillons. A reposé un peu cette nuit. La suppuration se fait bien. On a enlevé hier les aiguilles, la réunion par première intention étant obtenue. La peau est moins sèche. P=10i.
7. Plus de fièvre. Peau fraîche. Sommeil très-agréable. L'appétit revient: L*état général est excellent. Depuis hier, souifre bien moins de sa plaie.
8. La cicatrisation de la partie déclive est presque terminée; la malade remue facilement la mâchoire. Elle part pour le Vésinct.
cou. "3
^4 observations qui se répartissent ainsi suivant les régions :
Région parotidienne 6
— sterno-mastoidienne 7
— sus-hyoïdienne i
— sous-hvoïdienne 5
— sus-cJaviculaire 2
Parmi celles de la région parotidienne nous en trouvons cinq ^^latives aux ganglions et une a la glande elle-même.
Les maladies des ganglions parotidieus mentionnées sont : Une adénite aiguë à frigore sans suppuration (voy. observa- ^'ion CDLXXXIX). La tumeur diminua rapidement sous Tin- Quence d'applications répétées de 'cataplasmes et du traitement par riodure de potassium à Tintérieur.
Les trois tumeurs ganglionnaires furent enlevées et les malades guérirent. Dans un cas seulement la guérison lut un peu retardée par l'arrivée d'un érysipéle (voy. obs. CDXCII).
L'examen de ces tumeurs montra que dans ces trois cas on avait eu affaire à des hypertrophies ganglionnaires. Dans Tune délies les ganglions étaient durs, sans traces de ramollissenient; dans les deux autres, ils avaient éprouvé en partie la transformation caséeuse. Un kyste séreux développé aux dépens d'un ganglion fut guéri par la ponction et le drainage.
5i6 HAUDIES DES RÉGIONS.
La tumeur de la parotide appartemût Ji ce
l'on décrit quelquefois sous le nom d'enchon tenait en cfTet un certain nombre de cellulesd ci renfermaient de la matière glycogène (voy.
Sur les sept observations de la région ste nous tiMiuvons :
1' Un abcès froid développé probablem* ganglions lymphatiques chez un jeune home dernier point et qui en portait un second dan (voy. obs. CDXCV) ;
2' Une adénite aiguë survenue sans cause
3' Des adénites multiples suppurées ini tous les ganglions du cou et apparues un s d'un cancroïde de la lèvre inférieure (voy. ol
4' Des fistules nombreuses consécutives glionnaircs chez un scrofuleux;
5' Hypertrophie avec transformation cas^ ganglions de la région;
6" Uh lymphosarcome ;
7" Un lipimie pesant 5''", 450 (voy. obs. D;
Ces dernières tumeurs furent enlevées et sans accident.
Dans la région sus-hyoïdienne nous avons d'adénites aiguësà la suite d'angine catarrhal connue. Enfin, une tumeur ganglionnaire < Hère, que l'on ne peut rattacher ni à l'hypert la caséilicalioii franche ; il s'agissait probable culose chronique d'un ganglion (Malassez) {i
Nous trouvons dans la région sous-hyoïdie étendu ayant amené des troubles graves et phyxie (voy.|obs. DVI), nn phlegmon eircon une adénite suppurée primitive et deux tumc roïdc (voy. obs. DIX etDX^
Knliii la région sus-claviculaire a été le si^ glionnairc guéri par le drainage, et d'une tuni levée sans accident (voy. obs. DXI et DXII).
cou. 5i7
Comme on le voit, les tumeurs ganglionnaires occupent une
large place dans ces observations. Nous les avons hardiment
opérées dans toutes les régions et nous n'avons pas eu h nous en
repentir. Du reste, nous ne pouvons mieux faire que de les
réunir dans un même tableau afin de bien montrer les résultats
obtenus.
tableau résutnant les tumeurs ganglionnaires du cou dont les observations
sont rapportées ci-dessous :
SiSpîîî^nShlf. t^\%'ûA E^tirpalion. Guérison sans
iou parotidienne \ Hypertrophie avec Irans-] Extirpation. Érysipèle.
formation caséeuse. . .) Guérison.
Kyste ganglionnaire. . . .j PoncUon.Énucléation.Gué-
é«on sterno - mastoï-j "yL'atTor'" """ *^'^' ! Extirpation. Guérison sans
aienne i * .^.,u«„«' ' * * ' * \ accidents.
( Lymphosarcome ; ]
on sus-hyoïdienne.. .j ^^eSniïe"'d 'tcIdenU. '"~ ""
A. — RÉGION PAROTIDIENNE.
Obs. CDLXXXIX. — Adénite aiguë des ganglions parotidiens. Calaf^tasmes. Bains. lodure de potassium à r intérieur, — Thierry (Hubert), ***cnte-deux ans, homme de peine, entré lo 15 mai i874. N'a jamais eu de *^aux d'yeux ou d'oreilles; n'a jamais contracté de blennorrhagie, ni de ^bancre.
Il y a quinxe jours, il s'est trouvé placé dans un courant d'air, s'est ^^roidi et a eu en deux jours plusieurs frissons. Bientôt il a vu survenir ^tie tuméfaction de la région parotidienne du côté gauche. H éprouvait au ^^ôme endroit des douleurs aiguës, sans élancements. Le cou était ^oide^ et le malade tournait la tète avec peine. Après huit jours, la lunié- 'action avait atteint le volume qu'elle présente actuellement, c'est-à-dire Qu'elle occupait le côté gauche du cou, s'étendait en avant vtus le bord ^tltérieur du maxillaire inférieur, et remontait en arriére vers le sommet 4e Tapophyse masto!de. Il n'y avait d'ailleurs ni rougeur, ni chaleur de la peau. Au milieu de cette tuméfaction, il est facile de reconnaître la jtré- Sence d'un ganglion hypertrophié qui a le volume d'une mandarine. Il est dur, sans adhérences avec la peau, mais immobile sur les parties profondes. Il est situé un peu en avant du bord antérieur duiiiuscle slerno- Oxastoldien. La tumeur est légèrement douloureuse vers sa partie inférieure. Aucune plaie sur les téguments du voisinage. Cataplasmes. BainSé Ic^dure de potassium.
23 mai. La tumeur a diminué sous rinfluence du traitement g( Le malade quitte le service sur sa demande.
Obs. CDXC. — Hypertrophie des ganglions de la régiofi paroti droite. Extirpation. Guérison, — Ilénault (Emile), quarante-sept ani cien, entré le :20 janvier 1875. La tumeur a débuté il y a quatn environ. A cotte époque, elle avail le volume d'une noisette et roula la peau ; depuis cin(i semaines, elle a notablement grossi.^
Aujourd'hui, on remarque dans lu réj^ion parotidienne drrfite, en du conduit auditif externe, plus près de celui-ci que de la glandi tumeur du^volume d'une noix, indolente, aplatie, mal limitée, diffu peau qui la recouvre a gardé ses caractères normaux ; la tumei libre sous la peau, mais elle semble adhérente par sa base. Ce n présente en outre un eczéma du cuir chevelu.
G février. Incision courbe partant du tragus et à concavité antér Peau libre. On enlève la partie superficielle de la tumeur, puis on dis le reste avec soin afin de ménager le faciîil.
Les ganglions extirpés paraissent sinqilement hypertrophiés sans tra mation caséense. Pansement simple.
Le malade sort guéri le 15 février.
0ns. CDXCL — Tumeur ganglionnaire (ganglions caséeux de la i parotidienne droite). Ablation. Guûrison. — Dupont (Anastasie), t sept ans, couturière, entre le i février 1875. Réglée à onze ans et ello ne Tost plus depuis deux ans. Elle a contracté la syphilis à quin: et demi. Il y a dix ans, une tuni(>ur semblable apparut du côté opp fut enlevée à Lourcine, ainsi qu'une autre située dans la régio hyoïdienne. La tumeur pour la(|uelle cette malade entre à l'hôpital e dès cette époque, mais elle n'a grossi que depuis un mois et deini. maintenant le volume d'une noix. Elle est sous-parotidienne et env( prolongement dans l'épaisseur de la glande.' Demi-fluctuante, elle es bile sous la peau et sur les parties profoiules. Etat général satisfais^
G février. Incision parallèle au bord antérieur du sterno-masto' Éinu'Iéation des ganglions hypertrophiés avec les doigts et la spatule. I de potassium à l'intérieur.
Examen de la tumeur : Elle est formée de plusieurs ganglions. Le sont rosés et à peu près normaux à leur périphérie, caséeux au ce les autres sont complètement caséeux. Au microscope, on voit qu'ils composés de portions fibreuses et caséeuses (Malassez). La plaie se i |).-ir premièie intention, et la malade peut quitter l'hôpital le 15 f< étant complètement guérie.
()ï;s. (]IJXCII.— Tumeur gnnglionnairejlela région parotidienne i {ganglions caséeux). Énudéation. Èrysipèle. Guêrison. — Damerj-
œr. Mî)
tor)y seixe ans, découpeur, entrù le 14 avril pour iino InnuMir i;nii|;lionnaire du côté droit. Ce malade assez {i^raïui, mais très-|yinpliatii|iii\ a eu de la gourme et des maux d'yeux dans sou riifaiire. Il n'a repomlaiil jamais fait de maladie sérieuse. Il y a un an, il reinanpia au-tlrssus do l'oreille droite un gonflement survenu sans «ircasionner ni douleurs, ni gène. La tumeur grossit progressivement, et depuis un mois vX demi il s'est produit un petit foyer d'inflammation à son centre.
A son entrée, on voit dans la région parotidienne droite unr tnnnMirdu volume d'une grosse orange, bosselée, dure, bien rirronscrito. Vers li> centre, on remarque un point où la peau est ronge, luisante, aniinrie, chaude et prête à s*ouvrir. Ce foyer très-petit, par rapport à la masse totale, est entouré d'une pcirtie molle, fluctuante, enflammée, bien distincte du reste de la tumeur qui est dure.
17 avril. Le malade avant été cblorofonné, on fait rénucléation de la tomeur en enlevant toute la partie de la peau (pii menace de s'idcérer. Rionion immédiate, sauf dans la partie déclive où l'on place une mêrlie, pour permettre Técoulement facile des liquides. Quelques iiincen hémostatiques ont suffi pour empêcher tout suintement de sang {lendanl ro|iéntion. Par la coupe et Texamen microscopique de lu tumeur, ou reconnaît des ganglions caséeux avec foyers pundents (M. lt:iM\ierj.
Le malade était dans les meilleures conditions lorsque, huit jours ai^rén l'opération, un érysipèle se déclare autour de la plaie, La température! monte jusqu'à 39,50, et toute la face est envahie. Le malade est transporté dus nne salle d'isolement. La desrpjamation eoinmence a ^e faire \i: S mai, et le 10 le malade peut rentrer dan* la -aile commune. Li plaie ne nppore que très-modérément: on Wi^^c encore un drain pour larilit<;r récoulement du pus. Le 15 mai, il re^t»; ericon- un tout petit perlui^. a la pirtie déclive par lequel suintent qut-Ique* ;.;oiit^r-. d" -.«To-ité. I/* ma|;id«; firt pour Tincennes.
Obs. CDXCIII. — Kn^i d^KtlofUfT a»u dK\tth% dun ffanfibon pafhUd^trfi. iNflfÎM. GitérUon. — ï-yi^'H J->.'.-.> . -..•:!'.•*—•.' >,-.. i-.^n- j*: J7 mai 1874 pour un*r tum^i: • '. .--: :^:- .>. ;.-•./'. ;,>.•/. :.<•.'.<• iit-^.h- Ccttemalade.atteinted'uri t:<^r:.:..-:..- : -r.. - ';- -^//. •• .. .'<• m •; ',• 'i • kdélmt de cettelam'-ur « t: ..- :;. .-. L> : .• .. ,.• ,•: . j ;.;.;. ,^: , ., .■ , vrinme d'une petitiPrort-V'^. .-c.rr - ;>;: :>•• :.-■: i...> t * . ry.t idelle, mobik son* h r-i-^ -;-.'>.■-.•'.-,•■,.■>> • .
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on enlève le reste de la tumeur formée par une hypertrophie ganglionnaire, au milieu de laquelle s'était développé le kyste. Réunion immédiate.
La malade sort guérie le 8 juin.
Obs. CDXCiy.^ Tumeur fibrO'Cartilagineme de larégim parotidienne. Ablation. Deux érysipèles mccessifs. Guérison. — Gueniffet (Nicolas), soixante-quatre ans, balayeur, entré le 18 avril 1874. Cet homme parait d*une constitution robuste. En 1869, il a été opéré par H. Yoillemier pour une petite tumeur qui siégeait à la commissure de la lèvre gauche; ons'ôtait alors contenté d'une légère excision ; mais la tumeur est revenue, et trois ans plus tard, le malade était opéré, dans le service de M. Péan, d'une tumeur située derrière la mâchoire inférieure gauche.
Au moment où il fut opéré pour la deuxième fois, cette tumeur avait le volume d'un pois. Elle no causait alors aucune douleur; mais, dans ces derniers temps, elle s'est développée rapidement et est devenue douloureuse. Le soir surtout, il y a des élancements intenses, qui n'empêchent pourtant pas le malade de dormir.
La tumeur offre l'aspect suivant : elle est arrondie, et la peau est mobile autour de sa base ; mais elle est déprimée, en quelque sorte cupuliforme. Vers lo sommet, elle a contracté des adhérences avec la peau. Aucun travail inflammatoire n'existe au voisinage. La masse tout entière est peu niol)iie ; il existe une sorte do soudure aux parties profondes qui se déplacent avec elle. Elle est indolente, moins dure qu'une tumeur fibreuse, et possède une sorte d'élasticité. La surface présente des lobules séparés par dos cloisons.
17 avril. Incision en A pour rendre l'énucléation plus facile.
La tumeur ost ovoïde. Son grand axe a une longueur de 4 centimètres; son petit axe, ^ centimètres. A la coupe, elle est formée par un fond jaunâtre transparent, présentant des tractus durs, opaques, partant du hile. Par lo raclage, on détache do petites masses molles et grenues, des parties jaunes. Au microscope, on trouve un grand nombre de cellules de cartilage qui contionnonl beaucoup de matière glycogène (H. Ranvier).
10. A passé une bonne nuit, a bien dormi. Peau fraîche. P=i85.
20. A passé uno excellente journée hier ; mais a beaucoup toussé la Quit et souffert un pou à la gorge. Appétit bon. P = 80.
27. Lo mieux continue. Pas do fièvre. Quelques picotements au QiTew (le la plaie qui a d'ailleurs un très-bon aspect. P = 80.
2i. A ou de la fièvre dans la journée d'hier et cette nuit, P = lOQ^ largo. Dort très-bien. Appétit excellent La tuméfactioni qui avait été pré* vue, a gagné la partie supérieure de la joue et la paupière inférieure. Le nez est tuméfié et douloureux ; la peau qui le recouvre est 80i|levée|
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amincie, et présente une vésicule jaunâtre à la pointe. On transporte le malade au chalet.
25. Érysipèle de la face. Fièvre assez forte. État saburral peu intense. La suppuration a diminué. Les bords de la plaie sont secs.
27. La rougeur érysipélateuse a disparu presque complètement. Plus de fièvre. L*appétit commence à revenir. La suppuration se fait mieux. 30. Même état.
2 mai. Une nouvelle poussée érysipélateuse se Hiit à la face. Pas de fièvre.
4. L'érysipèle suit sa marche. L'appétit a de nouveau disparu. État saburral de la langue.
8. L'érysipèle entre dans la période de régression. La peau est moins chaude. Le malade se trouve mieux. La suppuration, qui avait diminué pendant cette nouvelle complication, est redevenue plus abondante.
9. Ët<it général bon. La cicatrisation de la plaie se fait peu à peu. L'écoulement purulente notablement diminué.
d5. Le mieux continue. La réunion de la plaie est presque complète.
i8. Sur le côté droit de la joue, en arrière de la branche montante du n^^xillaire inférieur, un abcès est en voie de formation. La région est dure, roiage et douloureuse. Le malade ressent des élancements assez vifs.
20. L'abcès s'ouvre spontanément et donne issue à plusieurs cuillerées 4^ pus.
. L'abcès donne peu de pus. L'état général est bon. *35. Cicatrisation de l'abcès. Le malade se lève. Le sommeil est normal. 30. Le malade guéri quitte le service.
B. — Région sterno-mastoïdienne.
Obs. GDXCY. — Abcès froids primitifs du cou et dti dos. — Charen v*—«ui8), cinquante-quatre ans, passementier, entré le 7 mai 1875. Il y a *^>c mois, a vu apparaître, après quehpios élancements légers et fugaces, ^*Xe tumeur dans la région dorsale. Depuis six semaines, une seconde ^meur de même nature s'est montrée à la partie supérieure du cou.
Elle siège du côté droit, au niveau du bord postérieur du sterno- '^astoldien et soulève la peau qui présente des bosselures irrégulières, ^^ttement fluctuantes, sans lobes solides à la périphérie, comme cela a Hqq dans Tadénlte. La tumeur est indolente, môme à la pression. La peau ^ conservé sa coloration normale; elle n'est pas vascularisée.
A l'angle inférieur de l'omoplate gauche est une autre tumeur volumineuse en bissaCy dont les deux portions communiquent entre elles. La colonne vertébrale et les os du voisinage sont sains. Cette tumeur, également fluctuante et indolente, siège dans le tissu cellulaire sous-cutané. Ce malade,
débilité et trës-amaigri, ne présente rien néanmoins dans le poi Drainage, lavages à la teinture d'iode. Suppuration tarie le 15 juin général très-ainélioré.
Obs. CDXCVI. — Adénite stippurée. Drainage. Guérison. — (Jacques), vingt-sept ans, jardinier, entré le 17 avril 1875. Sur la moyenne du côté gauche du cou exisle une tumeur assez apparente, eu arrière du muscle sterno-mastoldien dont le bord externe i peu soulevé. Elle forme des saillies irrégulières avec portions \ à la périphérie et à la base. Ailleurs on trouve de la fluctuation. 1 points, la pression est sensible; la peau est chaude, rouge et rente. Constitution débilitée. Pas de plaie ni d'ulcération de voisi pas de tubercules dans le poumon. Cette tumeur est apparue il ; semaines sans cause connue. Drainage, injections iodées. Suppi tarie le 8 mai. Au moment de la sortie du malade, il ne reste plus peu d'empâtement de la région.
Obs. CDXCVII. — Adénites purulentes smrenues à la suite d'ut croule de la lèvre inférieure opéré il y a un an. Mort. — Ragot ( soixante-quatre ans, entré le 15 juillet 1874. En décembre 1873, al d'un cancroïde de la lèvre inférieure. A ce moment, on ne sentait moindre ganglion. Aujourd'hui (sept mois après l'opération), te ganglions de la région sont pris. Deux ganglions sous-hyo!diens, autres situés sur le bord antérieur du sterno-mastoïdien et un le creux sus-claviculaire, présonttMit tous un degré considérable d' trophie et d'iiillaniniation ; ils ont le volume d'un gros œuf de pou peau qui les recouvre est rouge, chaude, amincie, luisante; ils prés même sur leur sommet un degré de fluctuation qui indique une om spontanée à bref délai. Le malade s'afl'aiblit chaque jour; la maigi rémaciation sont chaque jour plus sensibles, et le 351e malade meui un marasme complet.
Obs. CDXCVIII. — Tumeurs ganglionnaires multiples du cou. ! fistuleuoc. — Rollior (François), dix-neuf ans, entre le 13 juillet 187 une hypertrophie de tous les ganglions du cou, mais surtout des gîii sterno-masloïdiens. Il porte un chapelet de petites tumeurs supi devenues fistuleuses, et qui donnent continuellement un suintemen punilonl. Les cicatrices sont livides; la peau du voisinage luisante ( due. Le malade fait remonter le début à six mois ; mais il avoue qi son enfance, il avait beaucoup de gourme. Rien dans les poumons. tement général : huile de foie de morue, sirop d'iodure de fer, quitte le service le 20 juillet. Deux fistules donnent encore du pus.
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Obs. CDXCrX. — Tumeurs multiples des ganglions sterno-mastoïdiens^ dont une enflammée et suppurée (ganglions casêeux). ÉnucUation des ganglions malades. Érysipèle, GuMson. — Ollivier (Antoine), vingt-quatre ans, homme de peine, entré le 14 avril 1875, porte depuis cinq mois une tumeur qui a gros<^i progressivement. Elle fait actuellement une saillie très-apparente sur le cou, derrière le muscle sterno-mastoïdien. A ce niveau, la peau est fme, amincie, rouge. La partie la plus superficielle de la tumeur est ramollie, et le doigt y produit facilement une dépression ; le reste est solide et résistant. A côté du ganglion principal, on en trouve d'autres plus petits, indurés, qui forment comme une sorte de chapelet. Le malade a perdu les forces et Tappétit depuis l'apparition de sa tumeur ; néanmoins, nons ne trouvons rien dans les poumons.
17 avril. Incision de la peau. On dissèque soigneusement la coque du ganglion qui suppure, puis on énucléo les autres avec les doigts et la spatule.
Examen de la tumeur : Ganglions en partie caséeux avec granulations tuberculeuses (M. Ranvier).
Jusqu'au 13 mai, les suites de l'opération sont excellentes. Ce jour-lâ apparition d'un érysipèle autour de la plaie cicatrisée en grande partie.
U mai. TA = 39,8.
Bien que l'érysipèle se fût étendu au cuir chevelu, il guérit rapidement, et la cicatrisation delà plaie étant complète le 24 mai, le malade put sortir.
Obs. D. — Lymphosarcome des ganglions sterno-mastoidiens. Énutléation, Guérison, — Laurry (Louis), quarante-neuf ans, entre le 5 mars 1875 pour une tumeur située vers le bord postérieur du sternoinastoldien, ayant débuté il y a quatre mois sans cause connue elgrossi progressivement.
En arrière et cachée en partie sous le tiers supérieur du muscle sternomastoldien se trouve une tumeur de la grosseur d'un œuf de poule, dure, non fluctuante, indolente, très-mobile sous la peau, très-peu mobile au contraire sur les parties profondes. Elle siège au-dessus et un peu en arrière des gros vaisseaux du cou, avec lequel elle ne semble pas avoir contracté d'adhérences. Aucune autre tumeur dans le voisinage. Pas de ganglions dans les différents lieux d'élection. Santé générale boime. Homme fort et vigoureux.
12 mars. Incision sur la partie médiane de la tumeur. Énucléation avec les doigts et la spatule en prenant de grandes précautions pour ménager le nerf spinal.
Examen de la tumeur : Paroi fibreuse sans tissu lymphatique. — les éléments fibreux, nombreux éléments embryonnaires (H. Debo
13. Douleur dans la plaie; on suture les deux tiers supérieurs, laisse un drain dans la partie déclive. P = 100.