Plus de fièvre ; la cicatrisation marche rapidement
Guérison complète le 31 mars.
Obs. DI. — Lipome très-volumineux de la région stsrntH dienne gauche. Ablation. Guérison. — Gauthier (Jean-Baptiste) quante ans, entré le 26-octobrc 1874. Bien constitué, d'une santé g^ satisfaisante. Cet homme porte dans la région stemo-inasloldienne j une tumeur énorme, dont le début remonterait à quinze ans. Le Taperçut, elle avait tout au plus le volume d'un pois, et se troa avant de Toreillc au niveau de Tanglc de la mâchoire. Pendant trei elle augmenta progressivement de volume sans causer ni douleur, cun autre trouble. Depuis doux ans, Taccroissement a été beaucoi rapide ; son volume a doublé, et est devenu ce qu'il est aujourd'hu
Au moment de son entrée dans le service, la tumeur descend sur l'épaule et le thorax, au niveau de la région mammaire. Eli sente un pédicule qui remonte en arrière jusqu'à la protubéranci pitale externe ; de sorte que, bien que la masse principale occupe gion sterno-masloïdienne, elle se prolonge en arrière jusqu*à niv< raphé médian cervical postérieur, en avant dans les régions sus e hyoïdienne. Elle descend sur la ligne médiane jusqu'à la fourchett nale, passant sons l'angle de la mâchoire, près du lobule de l'orei bas, près le bord externe de la clavicule. La tumeur mesure 42 c de la base d'implantation à sa partie inférieure, et 75 centim. de ( férence. Elle est légèrement ovoïde, à grosse extrémité inférieure.
La peau est épaissie, rougeàtro en dehors jusqu'à l'extrémité exte la clavicule gauchfî. Le méridien vertical, mesuré depuis le lobi roreillo jusqu'à son extrémité inférieure dans la région mammaire 42 centimètres. La circonférence transversale mesure 75 centir
L'extrémité inférieure est très-vasculaire. Au voisinage de l'implan quelques veines ont le volume du petit doigt. Nulle part on ne rer de signes inflammatoires, sinon à la partie inférieure, où l'on trou petite ulcération superficielle donnant depuis doux ans quelques | de sérosité roussâlre.
A la palpation, on perçoit une sensation de fausse fluctuation, sei ment la même partout. La tumeur est complètement indolente. Le glionsdu cou et de Taisselle sont absolument sains.
31 octobre. Le malade est endormi par le chloroforme.
A trois travers de doigts, au-dessus du pédicule, nous traversons
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meur avec une grosse et longue aiguille courbe analogue à celle dont nous
nous servons pour faire le morcellement des kystes de l'ovaire. Un double
fil de fer est passé dans Taiguille qu'on retire. Une seconde ponction avec
la même aiguille est faite à côté de la première, et on ramène ainsi deux
autres Gis de fer. Les fils sont pris deux à deux avec le serre-nœud Cintrât.
La tumeur est ainsi liée par sa base, de manière à empêcher l'afflux du
lang. Des trocarts courbes passés au-dessus des fils de fer empêchent
ceux-ci de remonter au delà et de glisser sur la tumeur. Deux incisions
perpendiculaires faites sur la portion libre de la tumeur, et une autre in-
eision passant par les extrémités des deux premières, permettent d'attaquer
largement le lipome sans avoir une goutte de sang.
Toute la partie située au-dessus des ligatures est ainsi extirpée. Âu-desnns d'elles on pratique une incision à la peau, que Ton dissèque de manière à faire un lambeau, et l'on peut énucléer ainsi la base de la tumeur lans hémorrhagie. Aussitôt qu'un petit vaisseau donne du sang, nous le saisissons avec nos pinces hémostatiques.
On obtient ainsi une plaie longeant la partie latérale du cou et descendant vers l'épaule. On tente la réunion immédiate à l'aide de nombreuses ntures épinglées. La tumeur pèse 5*^*^450.
1" novembre. On ôte les dernières pinces dans la soirée. Le malade a bien dormi depuis hier. Peau fraiche. P= 90. Rhum, 250 grammes ; sulbte de quinine, 50 centigr. Cataplasmes.
S. Réaction inflammatoire franche. TX 38, F = 9G. (La température n'ayant jamais dépassé 38 degrés, nous ne l'indiquerons plus désormais.)
3. Sueurs abondantes la nuit dernière. Les épingles sont enlevées et remplacées par des fils fixés loin de la plaie avec du collodion par l'une de leurs extrémités. L'autre extrémité reste libre pour qu'on puisse serrer à volonté, et rapprocher ainsi les lèvres de la plaie. P = 96. Suppuration peu abondante et de bonne nature.
4. État général satisfaisant. On débride un peu vers la partie déclive, pour donner issue à une petite collection de pus qui s'est formée, puis cotre les lèvres on passe un petit drain. P =z 90.
5. Même état. Sueurs la nuit. Le sulfate de quinine et le rhum sont conlinnés. P :;= 68.
7. Ii6 malade parait un peu abattu ; il souffre d'un point de côté situé liHi baa et à gauche. L'auscultation n'indique qu'un peu do faiblesse du mnrmare véaiculaire. Submatité à la base. Yésicatoire. P=90.
9, Le malade n'a pas sué cette nuit. Le point de côté a disparu. La plaie ot nuée sur ses lèvres^ et réunie même en certains endroits, particulièrenttttà la région postérieure du cou. P = 78.
10. Klat géïK^ral très-salisfaisnnt. On supprime le sulfate de quiniie, mais ou continue la potion alcoolisée. P = 78.
1:2. Le malade se plaint d'un nouveau point de côté à droite. Hatitèi la base. La douleur cède comme la première fois à Tapplication d'unTésicatoire. P = 75. Disparition du point de côté. La complication du côtéde la poitrine disparaissait entièrement; le malade reprend son embonpoint primitif. Le 30 décembre, la plaie est complètement cicatrisée, et n'est plus indiquée que par une ligne partant de la région postérieure elsopi* rieure du cou et descendant vers la partie moyenne de la clavicule.
Le malade sort guéri le 27 novembre.
G. — IIÉGION SUS-HYOÎPIENNE.
Obs. du. — Adénite aiguë consécutive à une angine. SangM- ' Guérison, — Gilette (Désiré), dix-sept ans, ferblantier, entré le 16 mil 1875. Angine catarrbale a frigorei\\ a cinq jours. Apparition de l'adéttite deux jours plus tard.
La moitié latérale droite de la région sus-hyoïdienne présente un gonflement douloureux avec empâtement. La peau est sensiblement rosée et cbaude. Ganglions engorgés. Application de huit sangsues, puis cataplasmes. Guérison le ^8 avril.
0ns. DIII. — Adénite consécutive à une angine. Drainage. Guiriion. — Mazeyrac (Marcelin), trente ans, entré le 5 juin pour une tumcursilufe sur la partie latérale gaucho de la région sus-hyoïdienne. Fort et vipHireux. n'a jamais eu d'abcès ni de syphilis. Il y a un mois, il eutuneanpDO catarrbale assez forte et bientôt le cou grossit. La tumeur atteint aojon^ d'hui le volume du poing. La peau qui la recouvre est rouge, chaude e( amincie. Il y a une fluctuation évidente.
() juin. On passe un drain dans la tumeur. Le 13, le malade sortpres(p^ guéri; nous lui recommandons de faire par le drain des injections iodées*
Obs. DIV. — Adénite suppurée. Drainage. Guérison prompU' ^ Lemaître (Ernest), vingt-huit ans, carlonnier, entré le 29 mai 1874. T^ pérament lymphatique ; nez aplati ; lèvre inférieure épaisse. Il y 1^ * semaines qu'il a vu survenir à la région postérieure. et médiane du . un noyau très-dur et de la grosseur d'un marron. Cette tumeur ne cai3^ pas de douleur bien nette; le malade souffrait seulement quand sesr^ nients frottaient contre elle. 11 avait eu la fièvre pendant une huitaine jours et perdu Tappétit. Pendant un mois ce noyau a grossi, et dans la (i ^ nière quinzaine il est devenu le siège d*une fluctuation manifeste. Pend -^ que se produisait ce changement, le malade ne souffrit pas plus que d*ui
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U était seulemenl gêné dans ses mouvements du cou, et ressentait un peu d'engourdissement dans Tépaule gauche.
On trouve aujourd'hui derrière le cou un nbcès bien circonscrit, qui a pris naissance dans un ganglion. La fluctuation est évidente ; le cou est déformé, et le malade est dans Tobligation de tenir la tète penchée en avant.
6 juin. On passe un lubc à drainage qui donne issue à du pus. Injections iodées. Huile de foie de morue.