‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 108 sur 150 · UTÉRUS · texte numérisé non relu

UTÉRUS

iDt des seins. Pluaieurs médecins arQrment qu'il s'agit d'une

1 exlra-utérine. Le venlre devient de plus en plus volumi-

tts Jamaîâ cependant occasionner de douleurs locales autres

■i^rtaine pesanteur et quelques tiraillements dans les reins.

temenl progressif, pâleur de la face. A des intervalles irré-

& peu près tous les cinq ou six mois, au dire de la malade,

iSDt des vomissements et un petit mouvement fébrile avec

I douleurs modérées dans l'abdomen. En février 1878, la

3 tout travail, l'appétit diminue, la faiblesse augmente.

t première ponction, 16 litres environ d'un Mtjuide couleur de

{ordinaire. Tous les quinze jours environ, on répète les ponc-

i toujours amènent un soulagement manifeste. Toujours les

s ont été faites du c6té droit. On pratique ainsi en ville six

I, le liquide restant toujours à peu près le même.

tcluel. -~ Pean du ventre lisse, tendue, brillante, avecdilata-

i prononcée des veines superBcîelles. Le ventre parait dévc-

klement des deux côtés.

|Kr(ince de l'abdomen = 90 centimètres, de l'ombilic & [ce xiphoide (5 centimètres, de l'ombilic au pubis 16 cen-

loen est rond , globuleux, avec légère saillie de l'ombilic. La

hti'estuullementdoulonreuse; elle permet de constaterdu côté

tumeur kystique occupant toute la région de l'bypochondre

rec sensation de flot très prononcée, matité dans toute la

D c6lé gauche, à deux travers de doigt au-dessus del'omltilic,

^u palper plusieurs tumeurs solides dont deux très super-

Erune du volume d'une tète de fœtus àterme, l'autre un peu

^lumineuse. Elles sont parraitement distinctes les unes des

Nins bosselures, mobiles avec l'intestin avec lequel elles font

l comme nageant dans un liquide ascitique abondant. Par-

joelle que soit la position de la malade, matité absolue.

Uttion révèle un bruit de froissement, de cuir neuf, très

niveau des tumeurs solides et se produisant à chaque

int respiratoire. Au toucher vaginal, col dur, ovoïde, avec

jltéversion. L'utérus est élevé : les culs-de-sac sont libres.

ner rectal ne donne aucun renseignement sur la tumeur.

^ — Ponction à droite, dn côté libre de tumeurs solides. Kde liquide chocolat, un peu Dlant, contenant un peu de pus. B se reproduit assez vite pour qu'en moyenne tous les quinze I Mit obligé de faire une nouvelle ponction. On atteint ainsi "■ de 14 ponctions faites dans le service indépendamment des ( faites en ville. Malgré ces nombreuses ponctions, l'état lal encore assez satisfaisant. Ce qu'il y a de plus intéressant à ta tumeur augmente rapidement de volume, devient

1880, salle Sainte-Marthe, n" 45. Mère morte à d*une tumeur abdominale. Sœur morte phthisiqu< La malade dit avoir eu un aslhmc nerveux à vi] lequel on lui fit porter un cautère au bras gauche, Menstruation depuis l'âge de quinze ans. Lesrègles et étaient abondantes. Deux enfants bien portants, au septième mois, il y a vingt-deux ans. Depuis . sont phis abondantes et plus rapprochées. ÂfTaibi

La malade nous consulta le 3 juillet 1877. Nous '. vers cette époque, pour un polype utérin du vo poule. La guérison s*efTectua en trois semaines. Dt la menstruation est redevenue régulière et 1 amélioré. En octobre 1879 la malade éprouve des ' triques, lombaires et inguinales. La persistance

décide à venir à Thôpital.

Fiat actuel. — Le toucher vaginal permet de C( utérin est allongé, hypertrophié, de consistance mi tanche entr*ouvert admet la pulpe de Tindex. I beaucoup plus longue que la postérieure est ; tranchante. La lèvre postérieure est au contrair indurée, granuleuse au niveau de son bord libre, la muqueuse du vagin ont conservé leurs caracU touchers vaginal et rectal combinés avec le pal montrent que le corps de Tutérus possède sa forni direction habituels. L'examen au spéculum conQn

npa le 9 mars par l'apparilîon des règles qui durent jusqu'au pus l'inHuence des caulérisations et des injeclions, la surface ie sa modifie rapiriemenl et marche vers la cicatrisation. En I temps les douleurs s'amendent et disparaissent mCme coniment avant la lin du Irallement.

avril. — Liuérison. Ln malade relourne cher elle. (. CCCIAIII. — MiUriU granuleuse avec hypertrophie du col.

r'/ue. Cautéritalian au fc- rouge. AméUoration. — ÎSoi'l (Marie), »ept ans, biancbisseiise, entre le 10 octobre 1879. salle Saintc- IB| n* 37. Itéglée pour la première fois h seize ans, elle ne \ que tous les sis mois jusqu'à vingt ans. A vingt ans elle a eu souche régulière, et h partir de celte époque les règles sont iae« normales. Elle aTait deux fausses couches: l'une de six mois, S de quatre mois; celte dorniëre, il y a onze ans. Depuis un an, t blanches abondantes dansTinlervalle des règles. Douleurs dnns gions lombaires et dans le bas-ventre. Douleurs et pesanteur au lie, s'irradiant vers les cuisses. Digestions pénibles, nppétits les. La conjonctive est pâle. Pas de bruil de soufQe au cou ni ulrajet des gros vaisseaux. Par lo toucher vaginal on sent le col térus gros, mou, inégal, sans augmentation de longueur aple. Les cuis-de-sac sont libres. Au spéculum on trouve le col »tionné, rouge foncé, bleuâtre, variqueux, hypertrophié, Le Dor du museau de tanche présente cinq it six petites ulcérations fteielles variant de. grandeur, arrondies, à bords nettement pés, le fond rosé. Çà el là on remarque en outre de petites lalions du volume d'un grain de millet. 11 s'écoule par le vagin nide muco-purulenl peu abondant, sans odeur particulière. \eiobre. — Traitement général. Sirop d'iodure de fer. vin de nioB. Cautérisation interstitielle des lèvres du col au fer ronge, tut soin de ne pas toucher la muqueuse interne pour ne pas Ire de rétrécissement.

— La malade a ses n'-gles qui durent quatre jours.

— Seconde cautérisation au fer muge.

— De petites eschares régularisent les ulcérations qui se Ut de bourgeons charnus.

laeinbre. — La malade dit ne plus éprouver de douleurs comme MB entrée dans le service et demande à rentrer chez elle.

— La malade revient dans le service et on constate une amé- M très sensible. On touche les petites ulcérations avec le bde Dttrale d'argent. N'a pas été revue.

■ CCCUCIV. — Fongosiiés de la muqueuxe du corps et du eol de t. Curage. Guérison. — Martin (Prudence), cinquante-neuf ans, ifiqae, entre le 4juin 1879, salle Sainte-Marthe, n° S2. Pèr^ mort tique, mère morte d'une tumeur dans l'estomac Pas d'antécé-

tneme avec aesquaroauon aoonaanie. l epiae

baigné par le liquide leucorrhéiqiie est comm

entr*ouvre la vulve, on voit s*écouler un liquide

chargé de filets de sang, d*odeur extrêmemei

vaginal montre que Torifice du col utérin est

une tumeur du volume d*une noisette, molle, <

consistance des fongosités. Les culs-de-sac vag

souplesse, il n*y a pas d*induration proprement

espèce de rigidité. En combinant les touchers

le palper hypogastrique, on constate que Tutér

mensions et sa situation normales. L*examen i

les données précédentes, il montre en outre qi

hernie entre les lèvres du col, offre une color;

que les lèvres elles-mêmes sont saines, ainsi

Ûhystéromètre pénètre dans la cavité utérine ,

habituelle sans rencontrer de tumeur solide, r

fongosités épaisses. La malade souffre beaucoup <

hypogastriques et crurales. La défécation est peu

16 juin 1879. — Chloroforme. La malade et

lit d'opération, dans le décubitus dorsal, les j

cuisses, les cuisses écartées et fléchies sur le

sons dans le vagin un grand spéculum en buis.

le canal avec une solution antiseptique, nous

- ri pinces, la petite production qui sort par Tor

.7 avec la plus grande facilité. Nous prenons alors

V X et nous faisons le curage de Tutérus. Nous enle

':., énorme de fongosités qui n*ont les caractères

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