ICLXV. — Épilhéliotna du col tilértn. Ablation à l'aide du
tulèit. Giiérison. — Paget (Mat'ici, trente-trois ans, lingôre,
Éjtl janvier 1879, salle Sainte-Malhe, n" 30. Mère morte phlhi-
tlade scrofiileuse, gourme et adénites cervicales dans l'en-
hllipare. Menstruation régulière de ijiiatorze fi vingt-six ans.
les règles apparaissaient tontes les trois semaines.
|liq mois mélrorrbagies tous les cinq ou dix jours. Leucor-
, rougeâtre, dans les intervalles. En mSme temps|de vives
k »e sont manifestées dans les régiuns lombaires, hypogas-
1 crurales. Les soufTrances et les pertes ont plongé la ma-
V un état d'anémie et de faiblesse extrême. Elle a été traitée
luiis succès, par les injections phéniqnées. les applications
sur le ventre et les potions opiacées.
fftuel. — Ëry thème de la vulve dû à l'écoulement continu
(nie ichoreuse et purulente. Au toucher, on sent que la lèvre
i du col utérin est le siège d'une tumeur bourgeonnante,
) et reposant sur une base indurée. Le moindre contact fait
^celte tumeur qui est d'ailleurs Friable et qui se laisse dis-
r l'ongle. Les fongosités sont bien limitées h la lèvre posté-
Mis la lèvre antérieure est le siège d'une induration et de
\ douteuses. Les culs-de-sac vaginaux sont sains ainsi que
f du vagin. I.o toucher rectal et le toucher vaginal avec le
Fpognslrique ne révèlent rien d'anormal du c6lé du corps de
des autres organes pelviens. L'examen au spéculum
;d outre que la tumeur est baignée de pus et d'icbor et
I remonte pas dans la cavité du col. A part l'état d'émacia-
I d'anémie dans lequel est plongée la malade, il n'existe
«Ire lésion viscérale. Pas de cachexie. Diagnostic : épithé-
piléau col utérin.
r 1879. — Cbloroforme. La malade est couchée sur notre
liion dans le décubitus dorsal, les jambes fléchies sur les
K cuisses écartées et fléchies sur le bassin. Nous intro-
e vagin un grand spéculum en buis et après avoir
f canal avec une solution phéniquée, nous attaquons la
■ voie de morcellement à l'aide du thermocautère. De
, temps uo aide verse de l'eau froide dans le spéculum
Itréveuir une élévation de température préjudiciable. Nous
■ ainsi largement non seulement la lèvre postérieure, mais
lèvre antérieure i on un mot, nous pratiquons l'évidement
du col. Pas d'accidents consécntifs. Les jours suivants la
ttiire ne dépasse pas 37*. 8. Lavages quotidiens avec l'eau al-
904, ORGANES GÉNlTO-UBll
cooliséfl phéniquée. Suppuration partir de celte époque tout écou put riiliHirnerchez elle délivrée i Obs. CCCLXVI. — Epilhétiomc ibermo-fautère. Giiérison. — Dos de chaussures, entre le 8 novem Forte constitution, pas d'hérédi cheveux dans l'enfance. Hliun; seize à quarante-neuf ans. Cinq àquaranle-buil ans. Scarlatine i huit mois elle a eu quatre métri peu près égaux. Depuis la mén sourdes inlermitlenles dans le p sation de picotement, de loun douleurs onL pris le caractËre la à l'ombilic et au pli de l'aine.
État actuel. — Les organes g de particulier; au toucher, le va muqueuse ne présente aucune utérin est modifié. La lÈvre pc perlrophiée; elle offre unu con la lèvre aulérieurc est au contrf consislanct) normale. Le pour des granulalions du volume d' gnanlos. Les culs-de-sac vagin:
montre en outre que la lËvro rosée, tandis que la muqueusi décolorée, est parsemée de trai col est entouré par une ulcérai ri-, liéri>,'-ée de >;i;iiuil;iUon
ïBtte section donne lieu à un léger écoulement sanguin qua l irrètons racilecuent en touchant la surraco i,iignantc a\ec le mo-cautâre. Nous avons enlevé de cette manière toule la lèvre lérîeure du col et la moitié postérieure de la lèvre antérieure.
la coupe, la tumeur est très dure, elle est formée par la muise considérablement épaissie et par des prolongements jau- M irradiés dans l'épaisseur du tissu propre du col. iagnostic hislologique : épithéliomn,
i décembre. — T. M = 38'. S = 38"4. — Légères douleurs hyporîques. Application de cataplasmes laudanisés sur l'abdomen, plions vaginales avec l'eau alcoolisée pbéniquée. I. — T, M =:37°,â.S=;3a*',2. — Les douleurs ont disparu. Supition modérée. Traitement générai Ionique et reconsliluant, étions.
iBnm>)'l87!J, — La suppurution est ariètée: la malade a eu un : écoulement sanguin. On continue les injections. I. — La malade commence à se lever dans la salle. Klle resta re quelques jours à l'hApital pour reprendre des forces et sort i Janvier 1870, guérie.
a. CCCLXVII. — Fibrome de la lài>re antérieure du col utàin iiiai« femme enceinte de Irais mois. Jtefut d'ojiéraliûn. — Lebel fUéi, trente-trois ans, couturière, entre le 3 mars 1B79, salle |0-Slarthe, n* 30. Pas d'hérédité. Pas d'antécédents icroruleuv, liciileux ou syphilitiques. Menstruation régulière depuis l'&ge de )rEe ans. Il y a deux ans, on constata sur te col utérin une ur qui s'accrut rapidement. Elle devint enceinte il y a trois mois. U ttcluel. — Lorsqu'on entr'ouvre les lèvresde ta vulve, on apepme tumeur, à surface lisse, unie, convexe, sans bosselures rentes, recouverte par une muqueuse rosée, congestionnée et rascularisée. Le toucher vaginal montre que cette tumeur a le se d'une mandarine, qu'elle fait corps avec la lèvre antérieure I aToc laquelle elle se continue sans ligne de démarcation senirqa'elle ne contracte pas d'adhérences avec les parois du vagin, igt pouvant la contourner de toutes parts; que sa consistance est Lftie à la surface, dure et libroïJe plus profondément ; enlln que ce du col est refoulé tout à fait en arrière et en haut. Les tou-
vagioal et rectal combinés avec la palpation hypogastrique ne mt rien d'anormal du cAté du corps de l'utérus. lara. — Nous diagnostiquons : fibrome du col, et pour complé- I diagnostic, nous faisons une ponction exploratrice avec un tro-
Celte ponction donne issue ti une certaine quantité de sang,
■ooanies-Rous obligé d'appliquer une pince hémostatique sur la 4ii Irocart pendant un quart d'heure. La tumeur étant bien unie nous le supposions, nous proposons fi la malade de
santé des Torces qui la décident h venir à Thôpi Etat actuel. — Au toucher vaginal, le col de V mineux, largement entr*ouvert. Le doigt pénè col, où il sent une tumeur arrondie, globuleu unie, sans bosselures et sans ulcérations, du pigeon. Sa consistance est mollasse et rappe muqueux. Au spéculum, la surface de la tumc une muqueuse hypertrophiée, congestionnée, utérin contourne la tumeur en avant et mor arrière sur la paroi postérieure de la cavité du co court et peu volumineux. Les lèvres du musea de- sac vaginaux et les parois du vagin ne sont p rectal combiné avec le palper hypogastrique m Tutérus est sain. Rien dans les ganglions ing viens. Rien dans les autres viscères.
!•» février 1880. — Cbrioroforme. La malade lit d*opération dans le décubitus dorsal, les y cuisses, les cuisses écartées et fléchies sur le ba lum bivalve étant introduit dans le vagin, nou: avec de fortes pinces et nous imprimons au pé de torsion et d*arrachement combiné qui déta^ Cautérisation de la surface d'implantation av
Il 8*agit d*un polype muqueux (glandulaire).
Glace en permanence sur le ventre pendant l Injections antiseptiques quotidiennes. T. S =
La température ne s*est élevée qu*un seul j Icment purulent peu abondant pendant vingt
iberculeux ou syphilitiques. Menslniation régtilîËre depuis » de treize ans, jusqu'il y a neuf mois. A celte époque, elle comkji à avoir des métrorrliagies profuses, pour lesquelles elle conàson médecin. Celui-ci, en Icxaminant, reconnut une tumeur du Misant saillie diins le vagin. Gi'Ace aux injections hypodermiques Sottne, il parvint h entraver momentanément les hêmorrhagies ises. mais celles-ci ne tardèrent pas £t se reproduire. Voyant la ide réduite au dernier degré d'anémie, il la décide à entrer à »iul.
i^ actuel. — Le toucher vaginal révèle la présence d'une tumeur olume d'une poire, emplissant la presque totalité du vagin, à fccfl lisse, unie et convexe, implanlée pnr une base large sur la 1 postérieure de la cavité du col utérin. La lèvre postérieure est trtrophiée. l'antérieure est reToulée en haut eten avant. La conkice de cette lumeur est dure, solide, el rappelle celle des fibro- L'examen au spéculum confirme ces données; il démontre en B que la tumeur est recouverte par une muqueuse rouge, conlOnnée, très vasculaire, mais ne présentant pas d'autres altéra- !• Le palper abdominal combiné avec les touchers rectal etvagilie montre rien d'anormal du côté du corps de l'ulérua. L'état rai de la malade est des plus alarmants. Maigreur squeletlique ; nie extrême. Nous diagnostiquons : Fibrome du col. La débilité tlle que nous craignons de voir la malade succomber pendant ration. Néanmoins, comme les mélrorrhagies sont rebelles, la malade éprouve des douleurs péritonéalea intenses, et que délai est un acheminement vers une issue fatale, nous Hnispar céder aux instances de la malade, de la Tamille et du
avril. — Chloroforme. La malade étant couchée sur notre lit Iration, dans la position habituelle, nous introduisons dans le I an grand spéculum bibalve et, saisissant la tumeur avec de • pinces, nous essayons de la détacher par voie de torsion et ■ebement. Ce procédé restant inefticace, nous attirons la lumeur ihors et nous suctionnons son pédicule à l'aide de noire forcepsli'examen de la pièce démontre qu'il s'agit bien d'un Itbrome. / faisons reporter la malade dans son lit, nous l'enveloppons des alèzes chaudes et nous ordonnons : repos absolu, glace sur pire, bimteille chaude aux pieds. Régime tonique. Injections nives.
ft deux premiers Jours l'étal de la malade est très satisfaisant: la lirature ne dépasse pas 38°, le pouls 86 pulsations. L — Malgré nos recommandations expresses, lalille de salle a M la glace que nous avions fait placer sur le ventre. Le soir t39*.t>. pouls petit, flliforme et;précipité. Ventre tendu, doulou-
ras a nereaiie. ixi scrouue m tuoercuiose. Menstruation régulière de quinze à quarante toujours très abondant. Un enfant vivant, un vingt ans. Il y a sept mois, brusquement, gra semaines et détermine une anémie profonde douloureux du côté des organes génitaux ext médecin qu'elle voit diagnostique : polype ut pulvérisations qui devaient amener la fonte de semaines, seconde perte qui dure vingt-quatn heures, elle perdit de gros caillots et, dans lei liquide séreux, louche. Ces nouveaux accide Ricord, qui porte le diagnostic polype utérin e de venir à Thôpital.
Etat actuel, — Pas d'écoulement par la vulve organesgénitaux externes. Par le toucher, on i tumeur dure, de consistance fibrolde, lisse, un d*une pomme d'api, sans adhérences avec les tumeur se continue par un pédicule large, aT Torifice duquel elle s'engage. La lèvre antér tanche est amincie et comme ramollie; on n( de la lèvre postérieure par le toucher. Au spéc sente une coloration rosée et tous les caractèr de l'utérus. Les muqueuses du col et du vagi cathétérisme utérin on reconnaît que le pédici plante par une large surface sur la paroi po! utérine, qu'il est facile à circonscrire et que s] comme celle de la tumeur. Pas de tumeur ap|
kétliculo de la liimeup. Pour cela, les extrémités de la corde
fsées dans de longues canules courbes, nous inlioduisoDS
s canules dans la cavité utérine et nous la faisons con-
B pédicule de la tiimeur d'avant en arrière au voisinage de
nplantation. de manière à conduire la ligature autour ce pédi- . Nous conlûiirnons de la mfime manière la face inférieure du enle avec l'autre canule de fa(;on à former un circuit complut; « étant flxée, nous retirons avec précaution et l'une après l'autre aniilcs courbes. Ceci fait, nous passons dans une seule canule 4ux extrémités du fli de fouet que nous enroulons sur un petit Q disposé a/ hoc et nous glissons cette canule jusqu'au pédicule It tumeur. Il devient, de la sorte, facile de serrer chaque jour Blage la ligature jusqu'à section complète du pédicule, h^n tour- ' le treuil, pour fixer solidement l'anse de til de fouei, le III, de nise qualité, se brise ; nous sommes donc obligé de recommencer rnilion. Nous employons cette fois non plus le mfime instrument, I an ligateur à fil métallique que nous avons fait construire pour Ction des polypes pharyngiens et qui répond d'ailleurs ati même Nous conduirons CL-tle anse aussi profondément que possible, lOQS guidant sur l'index de la main gauche, La ligature est ainsi I forte pour étrangler le pédicule et pour ne pas glisser lorsque tniment sera laissé en place. Au Heu de faire la ligature extemnée, comme l'a conseillé Chassaignac, nous serrerons tous les I l'anse de fil jusqu'à ce que la tumeur se détache par ulcération mgrène.
l température ne s'élève pas au-dessus de 37*,8 ; les jours suison serre avec préciulion l'anse de fil. Lavages antiseptiques. ; — Odeur gangreneuse. Trois injections par jour. - — La tumeur est détachée et vient avec le ligateur. . — Écoulement purulent fétide. Lavages détersifs et anlisep- BS.
I. — L'écoulement se tarit et perd sa fétidité. l' avril. — Guérison. La malade quitte le 8er%'ice, kl. CGCLWI. — Fibrome implanté iur la paroi pnUMewe de fa té utérine et faisant saillie dans le vagin. Compreaion dt la base plantation avec vne forte pince. Guérison. — Ruchaud (Marie), quae et un ans, concierge, entre le 7 novembre 1879, salle Sainte- Qte, n* 41. Pas d'hérédité. Pas d'antécédents diatbésiques. Bonne é habituelle. Menstruation régulière jusqu'il y a six mois, A ir de celte époque, elle a des métrorrhagies continuelles, mais
kbondanles, en m&me temps que des douleurs lombaires, hypo-
TÎques et crurales.
'tai actuel. — Le toucher vaginal démontre la présence d'une tu-
-Kl
•/n-.:«ii'
en arrière, où elle s'implante sur la paroi utér large. Pas d*autres lésions viscérales. État géoén sant.
22 novembre 1879. — Chloroforme. La malade i noire lit d'opération, le bassin soulevé, les jambes £ écartées et Qéchies sur le bassin, nous introduison grand spéculum bivalve. Puis, nous essayons de jet lique sur la base de la tumeur, à Taide du seri avons fait construire par M. Mathieu. Cette tentât! tueuse par suite de la largeur de l'implantation, i tons de saisir celte base entre les mors d*une large nous laissons à demeure. Glace sur le ventre, diennes détersives et antiseptiques. La tumeur se d jour. Écoulement purulent fétide pendant douze je Trois injections quotidiennes.
20 décembre. — L'écoulement se tarit.