‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 120 sur 150 · dans les ganglions parotidiens. État général sa · texte numérisé non relu

dans les ganglions parotidiens. État général sa

l'Âl 20 décembre, — Chloroforme. Incision cruci

., ri!'

cou. 871

□due. Suppuralion loujours modérée. Guérison au bout de trois unes.

ta. CDVI. — Chondro- sarcome de la n^gion parotiillenne. liécidive. titm par le bistowi. Guérison. Paralysie eonâéculioe de la moitié 'tt de la face. — Mivolle (Marie), cinquante-neuT ans, sans sssion, entre le G novembre 4880, salle Saînle-Marthe, n* 48. a constitution. Pas d'hérédité. Jamais de maladies graves. Il y a b ftns, elle remarqua à Ih partie la plus élevée de la région paronae droite, au-dessous et en avant de l'insertion du lobule do îlle, une tumeur du volume d'un pois, lisse, unie, solide, indoh. Cette production évolua lentement et progressivement sans nniner ni gêne ni douleur. En 1874, son volume étant celui « noisette et déterminant une déformalion choquante, la mase fit opérer par un médecin de Strasbourg. La guérison de la Ifut rapide, mais ta tumeur récidiva sur place au bout de deux ( et s'étendit A toute la région parotïdicnne. Dans les derniers |M, elle est devenue sensible h la pression.

tat acluel. — La région parotidienne droite est dérorméc par une Bor étendue verticalement de l'arcade zygomatique à 2 centres au-dessous de l'angle de la mâchoire et transversalement lord antérieur du sterno-mastoldien au bord antérieur de la ifihe montante du maxillaire inférieur. Elle masque les régions lélérine et parotidienne droites, ainsi qu'une partie des régions oldienne et carotidienno correspondantes. L'extrémité supé- « dédouble le pavillon de l'oreille et s'élève jusqu'au conduit Itf externe, qui est inlact. Elle l'orme une saillie comparable & ; d'une moitié d'ŒuT coupé suivant son grand axe. Sa surrace t>réeuliërement bosselée. Immédiatement au-dessous du lobule ^ille, on voit une saillie surajoutée, du volume et de la forme Imaf de pigeon. En arrii^re, le bord antérieur du sterno-mastoïest soulevé par une seconde saillie du volume et de la forme œof de poule. Dans les régions massétérines, les saillies sont BOtnbreuses et moins régulières. Leur volume varie de celui d'un ^ celui d'un haricot. La peau lisse, unie, tendue, au niveau des Ittirvs, ne présente ni changement de coloration ni vascularisainormale. Elle porte la trace cicatricielle de la première opérat il l'extrémité supérieure de la cicatrice, quelques gouttes de l'échappent d'un orîQce Hstuleuxqui conduit le stylet dans un cull. Au toucher, la consistance de la tunneur n'est pas homogène. lUie sous-lobulaire oCTre la consistance d'un ganglion caséeux, lli; cette saillie est mobile sous la peau et sur les couches soustes, elle parait indépendante de la tumeur principale. La saillie ï-mastoldienno a la consistance d'un ganglion hypcrtro- Celte portion do la tumeur est bleu limitée et parait munie

cou.

nmen de la tumeur montre qu'elle est conatîluée : 1° pur une se «lui, à la coupe, rappelle l'inHammalion chronique des ganas; S* par des masses dont la surface extérieure est lisse et recou- B d'une eaveloppe propre, mince, transpareitle et laissant voir tissu d'un blanc jaunâtre. Ce tissu est mollasse et friable dans ftfns points ; dans d'autres, il est plus dur et se laisse écraser dif~ Bment. Ces masses sont séparées par des cloisons iibreuscs qui blent s'engager dans l'épaisseur de la parotide et qui rendaient QcléatioQ très difllcile. .K la coupe, le tissu de la tumeur rappelle |ilaces le sarcome en voie de ramollissement, dans d'autres, celui ^ondrome.

ktoomen microtcopique : l" Vue d'ensemble. Éléments nucléaires Osés en groupes disséminés.

la éléments disséminés sont destinés à devenir le centre de talion de cellulesde cartilage.

l'A deux cents diamètres, pièce colorée par la purpurine. For-

EBn du cartilage réticulé. La matière colorante se Use sur les Ux et sur les prolongements.

Is sis premiers jours, la température oscille entre 38° et 39*: |i4evient normale ensuite. On enlève les fils les quatrième et tliième jours et on les remplace par des bandelettes de tarlatane Ifdionnées. Béunion par premitre intention dans les deux tiers faïeurs do la plaie. Suppuration modérée parle tube. A partir «xlème jour après l'opération, début d'une paralysie faciale pAté malade, à marcbe progressive. A mesure que la cicatrisat avance, la paralysie s'accentue, sans que tes séances d'élec- M puissent entraver sa marche. Quand la cicatrisation est comk, c'tsst'à-dire un mois ut demi après l'opération, la paralysie Ile est totale et parait déBnilive. Nous ne pouvons expliquerez )|ae par une compression des branches du facial dans le tissu de Icice, puisque nous les avions respectées avec grand soin pendant Iration.

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SOUS-MAX ILLA lit

pt. CDVll. — Adénite sous-ifiaxil luire suppurie .consécutive à ta carie Mjrv ./'onction. /'rainai/e.fiu^mon. — Bâillon (Ucla vie), dix-sept ans. Wîère, se présente à la clinique le ^6 avril 1879. Pas d'hérédité. ||lbatismo, gourme et adénite cervicale dans l'enfance. Depuis un Pf elle soulTre d'une carie de la première grosse molaire inféfcC gauche. Il y a trois semaines, apparition en arrière de Taugle % mlcboirc dune tumeur i|ui a évolué rapidement. L'accroissetVrapide de celte production morbide, les douleurs qu'elle occak amènent la malade ù l'h&pital.

Uâttuel. — La région sous-maxillaire gauche est dérormée par umeur du volume et de la Torme d'uD petit œuT de poule, à sur- Lisse, unie, convexe, sans bosselures apparentes. La peau n'offre ne allération, elle est mobile à la surfuce de la tumeur. Celle-ci 'Vlide, élastique, oirianl la consistance des ganglions atteints pertropbie simple. Elle est parraitement enkystée, mobile dans les sens, ne contractant pas d'adhérences profondes. Indolence 16 h la pression. Rien dans les autres ganglions. La cavité buccale aine. Dents de sagesse complètement évoluées. Viscères Ihorais et abdominaux sains. Étal général Irfis sulisfaisanl.

mors. — Chloroforme. A l'aide du bistouri, nous faisons à ttimëlre au-dessous du bord inférieur du maxillaire et parallë- Dt à ce bord, une incision longue de S ccnlimËlrcs et compre- ■uccessivementlapeau.te tissu cellulaire-sous cutané et l'aponéiitiperllcielle. Nous tombons alors sur la tumeur, qui ne contracte les tissus voisins que des adhérences celluleuses faciles à détruire le doigt et la spatule. L'énucléation est des plus simples. Nous H>chons les lèvres de la plaie et nous les suturons à l'aide de Is métalliques isolés, en laissant seulement, à la partie déclive. Incision sufG^ante pour livrer passage à un drain. Pansement lise pbéniqué et ouaté comprcssif.

Dpe de la tumeur : coque fibreuse, épaisse de I millimètre. Le parfaitementhomogëne, offre la teinte rosée et l'aspect des fibres lulaties lisses. Le tissu est criblé de petits oriiices vasculaircs. k d'accidents consécutifs locaux ou généraux. Pas de réaction la. On enlève les Qls le quatrième jour, et on les remplace par wadelettes de tarlatane coUodionnées. Réunion par première (ion, sauf à l'angle inférieur de la plaie. Le 38 mars, huit jours I l'opération, le malade sort guéri.

- RftGIOn STËRNO-MASTOÏDIESNB.

b- CDX. — Adénite suppurée. Phlegmon $lerno-mafloïdien. f)rain, inm. — Lafarge (Edouard), trente-six ans, laveur de cendres, lie SO janvier 18*79, salle Sainte-Marthe, n° 6. Bien constitué; maladie antérieure; sans antécédents héréditaires. H y a un I, Sans causes connues, gouDement indotent dans la région cerle gauche. Le gonflement a augmenté progressivement, la peau levenue rouge, il a ressenti quelques douleurs lancinantes. ftlf actuel. — Il existe sur le cftté gauche do la région cervicale, not du bord antérieur du sterno-mastoïdien et au niveau de sa îe moyenne, une tumeur du volume d'un œuf de poule, arrondie. le, fluctuante, débordant un peu le bord antérieur du muscle,

il 1880, salle Saï nie-Marthe, n' 22. Pas d hérédité. Scrofule el I dans renfance. A toujours eu les ganglious du cou volumi-

y asU mois, la région cervicale latérale droite s'est Luméflée ïgrassivemeDt augmenté de volume. Douleurs sourdes contitnciOADtes. Dans les derniers temps ces divers phénomènes

accentués au point d'inquiéter le malade et de le décider' à i l'hApital.

actuet. — La région slerno-mastoldienne droite est déformée t tameur ovoide à grand axe vertical, à grosse extrémité inféétendue verlicaleiDent de l'apophyse mastoiide ù trois travers ;t de la clavicule et transversalement du bord antérieur au Mlérieur du slerno-masloïdien. Elle mesure 12 cenlimëlres de l bas et 1 cenlimÈlres d'avant en arrière. La peau soulevée et Dent tendue n'a subi ni changement de coloration, ni vascuon anormale; toutefois, elle laisse voir par transparence quelrines superRcielles dilatées. Pas d'œdème. Au toucher, on sent liimeur est située profondément au-dessous du muscle slernodien qui s'étale et se contracte à sa surface. Emp&temenL iteus profond au pourtour de la tumeur. CellG-ci est molle et ■ment fluctuante dans toute son étendue. Klle est irréductible irésente ni battements isochrones à ceux du pouls, ni mouvet'expansion et d'affaissement. Pas de bruits anormau.t, ni de , En un mol, les caractères de la tumeur sont ceux d'un abcès Minaire à marche subaiguè avec péri-adénite. Rien du côté jmx, du pharynx, des vaisseaux et nerfs de la région. vU, — Chloroforme. A l'aide d'un trocart courbe, nous . à la partie déclive de la tumeur une ponction qui donne t un flut de pus crémeux, verdâlre, un pou caséeux; conletitvi & Is partie supérieure de la tumeur avec le bistouri. [B d'un drain. Pas de réaction locale ou générale. Pas d'acci- Bonsécutifs, Injections alcoolisées phéniquées par le drain. La Wtlon diminue au bout de six jours. Le malade quitte le sérieux mois après il vient nous trouver ; la suppuration est larie : tve le drain. Guérison.

'CD\UI. — Adéniie chronique de la réijitin cervicale. Ablation tfiUm malade. Gaèrîson. -~ François (Henriette), vingt-cinq domestique, entre le 8 juin 1880, salle Saint-Marthe, n' S. |e> Qouroae (adénites cervicales non supputées, otite moyenne) IVDfsoce. Rougeole ^ huit ans. Pas d'autres maladies graves I TÏngt-trois ans. Il y a deux ans, au cours d'une angine avec ht psAiido-membraneux que l'on traita par la poudre d'a- M ganglions situés au-dessous des angles de la rafLchoire inra RUfCmentent de volume en devenant durs et douloureux. ■^Kucbe les douleurs disparurent rapidement et la tumeur

est lisse, unie, convexe, sans bosselure apparent à part un certain degré de rougeur et de tensic de nouvelle formation. Au toucher, consistance lant celle de Thypertrophie simple ou de certaii glions. Les téguments ont conservé leur mob sous-aponévrotique et parait adhérente aux couc leurs à la pression. Pas de troubles actuels de la gauche on sent au-dessous de Tangle de la m induré du volume d*une grosse noisette, ind autres ganglions des diverses régions. Les vis( abdominaux sont sains. Nous portons le diagnc nique à forme caséeuse.

i9jutn. — Chloroforme. A Taide du bistoi devant du bord antérieur du sterno-mastoïdien tudinale de 6 centimètres qui commence en an mâchoire. Nous coupons, couche par couche, la tissu cellulaire et Taponévrose superficielle en i qui rampent dans cette région. Nous tombons fibreuse, épaisse de la tumeur. Celle-ci, mise à o consistance, elle est moins ferme, comme si son Le défaut de résistance rend plus difficile réni doigt et de la spatule. Nous arrivons néanmoin en refoulant en arrière le bord antérieur du stei lequel elle s*engage et en faisant rétracter par d( la plaie. L'opération terminée, nous plaçons au tube à drainage qui sort à Tangle inférieur et n< de huit fils métalliques isolés. Huit pinces ont

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aO. — T. M = 37%2. S = 37°6. P = 68. Nuit calme. La malade -trouve bien ce matin. Bon aapect de la plaie. On renouvelle le paanent.

■I. — T. M = 37°.4. S = 3T,8. P = 75. Sommeil. Appétil. Etat ï^ et général satislaisanl, S2. — Température normale.

S3 et 24. — On enlève les fils que l'on remplace par des Lande- ISm de tai-latane collodionnées. Réunion par première intention IK trois quarts supérieurs de la plaie. Suppuration modérée par le ^n. Injections et lavage. Pas d'accidents consécutifs. Cicatrisation j^îde de l'angle inférieur de la plaie. La malade sort le 6 juillet 1880. ■Dss. CDXIV. — Adénite cervicale chronique à tendance caséeuse. tfion des ganglions malades, Guérison. — Verhièje (Alfied), qua- ■quatre ans, graveur, entre le 31 avril 1879, salle Sain te- Marthe, , Pas d'antécédents scrofuleux ou tuberculeux. Anémie. Il y a B mois, sans cause connue, apparition k la partie supérieure Mgion sterno-mastoïdienoe droite d'une tumeur indolente qui ICveloppée progressivement etassez rapidement. factuel. — La région sterno- mastoïdienne droite est délormée I moitié supérieure par une tumeur, dirigée obliquement de I bas et d'arrière en avant, étendue dans le sens vertical de Iravers de doigt au-dessous et en arrière du lobule de l'oreille I supérieur du cartilage thyroïde. Sa forme et son volume ux d'un Œuf de dinde. La peau qui la recouvre est lisse, unie, , sans bosselures apparentes, sinon à la partie supérieure de ieur, oil elle ofTre un nodule du volume d'une noisette, rouge, pmé, vasculaire, dont le sommet présente un orîflce Qstuleux, i contiauellement suinter une gouttelette de pus séreux. Au a sent qu'en ce point la tumeur adhère à la peau, tandis ms le reste de son étendue elle s'engage profondément aut du sterno-mastoîdien qui se contracte h sa surface. Les H sont mal définies ; il existe au pourtour de la masse principale litement diEFua, révélateur d'une inflammation du tissu cellulériphérique. La consistance de la tumeur est mollasse et s celle des ganglions caséeux. Rien dans les ganglions voisins, l'amaigrissement, l'anémie et l'apparence cachectique du (•, on ne trouve rien du côté du poumon ou des autres viscères httifle cet état. Nous diagnostiquons : adénite caséeuse proba-

int tuberculeuse.

i avt-tl. — Chloroforme. A l'aide du bistouri, nous faisons au l du bord antérieur du stcrno-miistoïdien, et parallèlement i\ ri, une incision longue de 6 centimètres, dont nous faisons ré- ^lei bords avec des pinces hémostati(iues. Nous avons coupé iBTemeatIa peau et le peaucier, évitant de blesser la jugulaire

lement la plus grande partie de la masse morbide plus facilement les points adhérents. Cette disse grandes précautions et beaucoup de temps au nivea leuse péri-vasculaire. Nous la terminons néanmoin pinces hémostatiques sont laissées en place pen heures. L'opération terminée, nous plaçons au fo drain qui sort à la partie déclive et nous suturons périeurs à Taide de dix fils isolés. Pansement aie ouaté compressif .

L*examen anatomique de la pièce démontre masse ganglionnaire entourée d*une enveloppe fi! très épaisse. Tous les ganglions offrent des noyau: ramollis, les autres crétifiés.

27. — T. M = 37°. S. = 37'»6. On enlève les pin rhagie. Renouvellement du pansement. Ecoulei louche par le drain.

28. — T. M = 37^ S = 37»8. Nuit calme, potage, rôti, vin. La plaie a très bon aspect. Le mal

29. — Température normale. On enlève les fils s remplace par des bandelettes de tarlatane coUodi gouttes de pus sortent à Tangle inférieur de la plai

30. — On enlève les derniers fils et Ton applique delettes collodionnécs. Réunion par première intez lement à la partie inférieure une plaie de 2 cenli

6 mai 1879. — On enlève le tube, la suppuratio 12. — Cicatrisation complète. Le malade quitte Obs. CDXV. — Sarcome d'un ganglion du cou cuii

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dure, indolente, du volume d'une noix. Après Cire reslt^e staire, cette tumeur a évolué rapidement depuis un an, et est 16 le siège de douleurs vives, névralgiques, irradif^es à l'oreille t et à la partie correspondante du crâne. Ces douleurs sont !ées par la pression. La malade effrayée du progrès du mal se là entrer àThApilal.

taetael. — La ré^'ion sterno-mastoïdienne gauche est déformée le tumeur du volume et de lafoiaied'un œuf de dinde, siégeant i distance de l'apophyse niastoïde et de la clavicule, dirigée vment de haut en bas et d'arrière en avant; plus rapprochée du Dstérieur du sierno-mastoîdien que de son bord antérieur; & i lisse, unie, convexe, sans bosselures apparentes à la vue. La Igèrement tendue ne présente pas d'altération, pas d'œdème natoire, pas de vascularisalion anormale. Au toucher, la tumeur dément située au-dessous du sterno-raastoïdien qui est étalé, el se contracte à sa surface, est dure, solide, de consistance B- Mobile sous \a muscle, elle adhère intimement aux couches 063. Hien dans les gan);lions voisins. En dehors des douleurs irmentenl la malade, il n'existe pas de troubles fonctionnels. M Uioraciijues el abdominaux sains. État général très satisfaî-

Ueemère. — Chloroforme. A l'aide du bistouri, nous faisons

rtravers de doigt en avant du bord postérieur du sterno-mas-

I, et parallèlement ù ce bord, une incision,longne de iO centi-

I et comprenant, couche par couche, la peau, le tissu cellu-

ous-culané et le peaucier, l'aponévrose. La veine Jugulaire

S est très dilatée, nous la saisissons avec une pince el nous la

• écarter du champ de l'opération. De la partie moyenne de la

Te incision, nous en faisons partir une seconde, dirigée Irans-

lemcnt en arrière el longue de 3 centimètres. Nous faisons ré-

ir les lèvres de la plaie en avant et en arrière, de façon & aborder

leur par le bord postérieur du muscle. A cet elfet, ayant incisé

lévrose parallèlement à ce bord, nous soulevons le muscle et le

en avant. Nous découvrons ainsi la tumeur et pouvons

rendre compte qu'elle no contracte pas d'adhérence superfl-

et que sa surface est recouverte de bosselures kystiques dont le

le varie de celui d'une noisette H celui d'une noix, bosselures

kn« se révélaient par aucun symptfime. Après avoir isolé la tu-

ir en dehors et sur les côtés à l'aide du doigt et de la spatule,

H abordons sa face profonde. De ce c6lé, nous trouvons plus de

iBollés; le nerf spinal s'engage dans l'épaisseur de la masse mor-

i et nous sommes obligé de sculpter tout autour afin de le ména-

. D n'existe heureusement pas d'adhérences importantes avec les

viisseaux du cou, mais la tumeur envoie du côté du rachis ua

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%*eBvoiA pas de prolongemcnls profonds et qu'elle n'est en kOrt avec aucun organe important de la région. Lorsqntj le sternololdien est dans le relâchement, on sent qne la tumeur est molle actuanle dans loute son étendue. Pas d'empâtement ni d'œdëme Ands. Aucun trouble fonctionnel. Indolence absolue. Rien dans ;«Dglions. Viscères thoracitjties et abdominaux siûns. État général faisant.

ngnostic : Kyste hydatique.

tUcembre. — GhloroTorme. Ponction exploratrice à la partie iVe de la tumeur. Issue d'environ 80 grammes d'un liquide clair Doe de l'eau de roche. Conlre-ponclion avec le bistouri, à la partie Kieure; passage d'un drain.

Bxsmen microscopique du liquide montre qu'il s'agit d'un kyste inique.

I malade retourne chez lui, il reviendra à l'hôpital tous les deux 1^. Injections iodées. Suppuration pendant deux mois; puis gué- |k

tjb* CDXVII. — Ai/ite iérn-sanguin du cou chez vn enfant de deux ans. ttSan el conlre-ponclion avec le Irocart. Passage d'un tube en caoutt* Jnjiciinns iodées. G un- isnn. —• A]!i cVinique an 26 décembre 1879, Mtus apporte un petit garçon de deux ans, affecté d'une voœuse tumeur de la région cervicale. D'après les renseigneftft fournis par les parents, cette tumeur n'existait pas au moment t naissance. Elle n'a commencé à se développer qu'à partir de li. Son évolution a été lente, progressive el ne s'est accompagnée Bnn aymplûme particulier ; il n'y a eu ni phénomènes indamma- W, ni douleurs, ni troubles fonctionnels appréciables. Ce n'est b voyant ta tumeur s'étendre de proche en proche, et prenant

E portions inquiétantes, que les parents se sont décidésà amener Tant & l'hâpilal.

aeluel. — La tumeur était d'abord localisée au-dessous de |le droit de la mâchoire; elle occupe actuellement la plus grande )ft de la face latérale correspondante du cou. Dans le sens verti- Me s'élend depuis le tiers inférieur de la région parotidienne jusfila clavicule. Dans te sens antéru-poslérieur elle occupe : à la |b inférieure, l'espace compris entre la ligne médiane et le faish^viculaire du sterno-cléido-masloïdien; iila partie supérieure, nfoule en arrière et en dehors le bord antérieur de ce muscle el iovre en avant la grande corne de l'os hyoïde. Sa forme est irré- Ireinenl ellipsoïde, arec un léger étranglement à la partie fennc qui lui donne l'aspect en bissac. La peau qui la recouvre tre ni œdème inQammaloire, ni vascularisalion anormale, mais

E tinte bleuâtre, comme dans les cas où il s'agit de

partie latérale droite du larynx et de la trachée est très peu développé et ne parait contracter des rapports de voisinage. Indolence, pas de t sion vasculaire, nerveuse, laryngienne ou phar les ganglions. Viscères thoraciques et abdominal très satisfaisant.

26 décembre. — Chloroforme. A l'aide d'un traversons le kyste de part en part, de façon ment introduit à la partie déclive de la tumeui supérieure. Ceci fait, nous enlevons le trocart i la canule un tube en caoutchouc non fenêtre, meure pendant quelques jours déterminera un< santé pour limiter ultérieurement l'action d< injectera dans le kyste. Au moment où nous ei trocart, il s'écoule une certaine quantité de chargé de cristaux de cholestérine qui nousdém affaire à une sorte d'hydro-hématocèle en emporté chez lui et ramené à l'hôpital le cinq pas eu de réaction locale ou générale. On rerop un tube fenêtre. Écoulement abondant de l Injection iodée faible.

2 janvier 1880. — L'enfant revient à l'hôpital sidérablement affaissée. Écoulement purulent mais moins abondant que les premiers jours.

6. — Nouvelle injection iodée. Le malade vîei les deux jours ; la tumeur s'affaisse à vue d'œil dante. Peu de douleurs; pas de troubles généra

4 A /V»9f«**V>»« T. a tu mon I* a /«/\mrkl2^lAm Anf A-

cou. 9BS

fltion par moreelkmtnt. Guéritan. — Chardonnet (Joseph), cin- Ibte ans, courtier en besUaux, entre le iiO février 1880, salle Ae-Marthe.n* 19. Pas d'hérédité. Pas d'antécédents scrofuleux, ^fciileux on syphilitiques. Bonne santé hahituelle. Il y a vingtl^ns, il remarqua dans le creux sus-claviculaire droit une tumear *-ciilanÉe, mollasse, indolente, du volume d'une noisette. État Mionnnire pendant douze ans; àcemomenl, la tumeur se développe ^cquiet't en un an le volume d'une mandarine. Nouvel état sta- »naire pendant neuf ans. Depuis quatre ans développement prot rapide. Hémicranie gauche avec larmoiement revenant bx ou trois fois par semaine et durant vingt-quatre heures. Pas de ^^notnènos douloureux du côté de la tumeur. ^iQi actuel. — La région cer\'icaIo latérale droite est déformée par ) énorniu tumeur, étendue de l'apophyse mastoïde à la clavicule Bielle recouvre, pour empiéter, de quelques centimètres, sur la «i thoracique. Sa forme est celle d'une gourde; lobe supérieur B petit, du volume et de la Torme d'un gros citron ; étranglement ^niveau d'une ligne qui passerait par le bord supérieur du cartilage hyroïde: lobt? inférieur ovoïde, à grosse extrémité inférieure, du ùlume d une noix de coco. Cette tumeur masque complètement la Sgjon sterno-cléido-mastoïdienne; elle déborde mÈme cette région, avant, en arrière et en bas, au niveau de son lobe inTérieur. La fr*a« soulevée, tendue, légèrement amincie, ne présente ni cbangeent de roloration, ni vascularisation anormale. Au toucher, la Denr olFre une consistance mollasse, faussement fluctuante, qui iftt>pelle celle du lipome, dans toute son étendue. Le lobe inférieur iTatt enkysté; il esl mobile sous la peau et sur les couches pro- Ondes. Le lobe supÉrîeur paraît composé de lobules comme le lipome < grappe, il est mobile sous la peau, mais adhérent en plusieurs l'aprinévrose cervicale. Indolence absolue. Pas de phénof^^^lènes de compression vascuiaire ou nerveuse. Ni dyspnée, ni dysuagie. Rien dans les ganglions. YiscËres thoraciques et abdominaux bîns. Élal giinéral satisfaisant.

Diagnostic : lipome.

%\ p.vrir.r. — Chloroforme. Incision avec le bistouri, suivant le LtKv^nd axe de la tumeur, allant do l'apophyse mastoïde ii la clavï- [^*>le. Dès que la peau est coupée, la tumeur fait hernie entre les t'ïfevres de la plaie. Rétracleurs à droite et à gauche. Ablation de la ****88e morbide par morcellement. Le lobe inférieur, enkysté, s'énu- ^^3*^ facilement. IjB lobe supérieur, en grappe, nécessite une dissec- "*n longue et laborieuse. La tumeur étant tout it fait superficielle, «it facile d'éviter tout délabrement. Huit pinces hémostatiques, (diquées pendant l'opération, sont enlevées au moment du panse- Bot. Petite incision libératrice dirigée transversalement en arrière

le tube. Cicatrisation complète le 19 mars, sortie d

D. — Région sous-hyoïdienne.

Obs. CDXIX. — Fistule thyro-hyoïdienne médiane, téri&atvon, Guérison, — Lacolle (Arthur), vingt-qua enlre le 5 novembre 1880^ salleSaint-Âugustin,!!*? Pas d'antécédents scrofuleux, tuberculeux ou syp santé habituelle. Il y a quatre ans, sans causes con Telopper au-dessous et en avant de Tos hyoïde ui indolente, qui acquit en deux ans le volume d*u époque, la tumeur s*ouvrit spontanément et donna transparent, épais, visqueux, que le malade con d*œuf. L'orifice devint ilstuleux et subit des altern; et de perméabilité. Divers traitements suivis en sans résultat, le malade entre à l'hôpital.

État actuel. — Il existe à un demi-centimètre ai inférieur de l'os hyoïde, sur la ligne médiane, ui très étroit, admettant à peine un stylet de trouss réguliers, en forme de bourrelet cicatriciel, adhèi n^existe ni décollement, ni fongosités, ni ulcérati' faction de la région^ pas d'œdème inflammatoire, pi tion anormale, pas de changement de coloration de tour. Cet oriflce laisse continuellement écouler un transparent, épais, visqueux, offrant tous les cara des glandes à mucus enflammées. Au toucher, on

SAiir Hp« narlipc mnllpc imo snpf a Ha nAtîff. mrHnn fli

I. Indolence. Pas de troubles fonctionnels. Ni toux, ni dyspnée, tphagie. En raison des caraclËcea du liquide, noua portons le ostic : Fistule glnndulaii-G.

ovembre. — Chloroforme. Le malade étant couché sur notre ipération dans le décubitus dorsal, la Lôte renversée en arrière, e postérieure du cou soulevée par des alèzes de façon à rendre nie la face antérieure et & la tendre, nous faisons avec le bissur la ligne médiane, une incision verticale longue de ■* cenres, qui nous permet de débrider le trajet lisluleux et de l'exr. Ce débridement nous conduit sur le bord inférieur de l'os e, qui est épaissi et induré, par suite d'un petit foyer d'osténttïle chronique dû au voisinage de la fistule. L'os n'est pas Jé> il n'existe pas en ce point de fongosités. Lu llstule passe issous de ce bord osseux pour se porter en arrière de l'os ic, en haut et un peu à droite. Le stylet introduit dans cette tïon est encore arrêté par un infundibulum, an milieu des Il molles. Afin de ne pas faire de délabrements, nous ne pouspfts plus loin le débridement. La plaie est laissée béante aDn de 1er les pansements ultérieurs.

imioë au microscope, le liquide fourni par la Bstule contient ^obules blancs et quelques cellules épilhéllales. Mélangé à !• acétique, il se prend en stries. Réaction des liquides glandulo- ^es.

It jours suivants, on cautérise la partie profonde du trajet avec jijron de nitrate d'argent et on entretient sa perméabilité à l'aide B petite mèche de charpie. Pansement de la plaie chirurgicale des compresses de tarlatane imbibées d'eau alcoolisée phénik Sous l'inQuonce de ce traitement, l'écoulement de mucus ne ^pas à se tarir; dès le troisième jour, ta mèctic de charpie inttte dans la fistule est retirée tachée de pus. Suppuration abon- I pendant dix-huit jours, puis l'écoulement diminue, la fistule |récit progressivement: on est obligé de diminuer de jour en <]m Volume de la mèche. Au bout do trois semaines, fistule ife, écoulement tari. Un mois après l'opération; cicatrisation kpisie. Sortie du malade.

À. CD.VX. — K}i»te aéro-sanguin développé dan» le lobe droit du i tÂyj-oide. /'onction, drninaije. Iiijectiom iodées. Guérisnn. (Voir I» de Parti. Donon, 1H79.) — Ilourdeau (Eug.), vingt-huit ans, tisier, entre le 3 mai 1879, salle Sainte-Marthe, n* ii. Pas [itdité. Lymphatisme. Bronchite chronique. Pas d'accidents vé- \n». En 1873, le malade remarque à la partie inférieure du lobe 1 du corps thyroïde une tumeur sous-cutanée, mollasse, indo- I, du volume d'une noix. Celte tumeur se développa lentement rogressivement sans déterminer d'autre inconvénient que la

oblique de haut en bas et de dedans en dehors, médiane vers la région claviculaire droite ; dans la tumeur occupe la ligne médiane, la région sou et une partie de la région stemo-mastoïdienne co que le malade est à Tétat de repos, Textrémité sous le ster no-mastoïdien au voisinage de ses iusi culaires et semble pénétrer dans le thorax : le h siblement parallèle h la ligne médiane qu*il ne 3 millimètres ; le bord droit, dont les limites S' disparait profondément aii-dessous du musch droit. Le relief formé par la tumeur est des plui une assez grande difformité. Lorsque le malai ou accomplit un mouvement de déglutition, la t plètement et semble plonger dans la cavité tbc est lisse, unie, convexe, sans bosselure apparei recouvre est légèrement tendue, mais ne préseni coloration, ni œdème inflammatoire, ni vascul seules les branches de la veine jugulaire antérîe dessous d*elle et sont plus développées que de c : }Y: est indépendante de la peau, de Taponévrose et

:;*'ri mastoïdiens, sterno-thyroïdiens et sterno-hyold

elle paraît intimement unie au corps thyroïde et

lobe droit et au lobule médian. Elle suit le lary

/^]^ ments d'ascension et de descente à chaque efifoi

' ^lii consistance, molle, fluctuante, uniforme, est celh

;. i'|] modérément distendues. Rien dans les ganglio

*;-;;" douleur spontanée ou provoquée par la pression

ion spéciale, il nous permet do constater quela tumeur est tiien que, et de laisser écouler SOO grammes d'un liquide séro-san- Nous obstruons la canule au moment où nous constatons ts De laisse plus sortir que du san^ pur. L'opération s'est elTecrapidement et sans aucun accident.

!- T. M = 3TM. S = 38. P =: 98. Sueurs abondantes. Dyspnée B. Pas de douleur au niveau de la tumeur.

— Température normale. Les sueurs et la dyspnée persistent, d'anormal du cAté du poumon. Alimentation liquide. Écoule- , d'un liquide séro-sanguin par le drain.

— La suppuration s'est établie franchement. Les sueurs ont lue. La dyspnée a disparu. Injections iodées par le tube à drai-

— Le malade va bien, il se lève aujourd'hui pour la première Suppuration abondante. La tumeur diminue de volume.

• — Le malade quitte le service, il continuera chez lui les injeciiodées et reviendra de temps en temps à. l'hùpilal. fvillet. — Nous revoyons le malade. La suppuration est touitabondante. La tumeur continue à diminuer de volume. Il contes injections iodées.

Ijvâf. — Le malade vient W 1 hôpital. La suppuration se tarit. La nr n'est plus visible à l'extérieur. Il continue les injections iodées • tube ik drainage. Guérison.

I. CDXXl. — Kijste séro-sani/uin du corps ihyto'i'le. Ponclioii et wge- Injections iodée». Gucrison. — Gossel (Anals), vingt-sis ans, |la de chambre, entre le â7 novembre 1871), salle Sainte-Marthe, i. Elle est née en l'icardie. dans un pays de goitreux. Une de ses (^«tattelnte de goitre. Blle-mâme a remarqué l'augmentation |lime du corps thyroïde à l'Age de seize ans, au moment de l'éta- Éneot des règles. La tumeur a débuté sur la ligne médiane et teu à peu étendue à gauche ; elle a Tait des progrès incessants et Mpûne depuis deux ans de la gène de la déglutition et des accès pbcalion. La persistance de ces accidents détermine la malade pi. l'hûpilal.

Ipt atluel. — La région cervicale antérieure est déformée par une 1^ composée de deux lobes. L'un médian, du volume d'une I6te Maa au sixième mois, recouvre la face antérieure du larynx el i trachée jusqu'à deux travers de doigt de la fourchette sternale ; larrondi, globulenx, sans bosselures apparentes. L'autre situé U I de la ligne médiane, otIVe le volume el ta forme d'une poire

lisyeiine dimension, à grosse extrémité inférieure; il se dirige [Dent de haut en bas et de dedans en dehors et descend jusi*art)Culalion sterno-claviculaire, derrière laquelle il tend à s'enms les eiïoris de déglutition et de respiration. La surface ne

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minaux sains. Pas d*6xophthalmie.

Diagnostic : Kyste séro-sanguin du corps thj géant.

29 novembre 1879. — Pas de chloroforme. Foi rieur et gauche de la tumeur avec le trocart ment d*un liquide séro-sanguin. On laisse à dei gent. La malade est reportée dans son lit et couch dorsal, la tète plus basse que le tronc. Pas de premiers jours. On fait deux injections iodées aucune réaction.

4 décembre. — On enlève le tube d*argent et drain fenêtre en caoutchouc. Écoulement assez t séro-sanguin. Nouvelle injection iodée. Aussitôt a T = 39''. Phénomènes de congestion encéphaliqui sements, céphalée, turgescence des veines de la et larmoyants.

5. — T = 39<',4. Perte de Tappétit, constipatioi buccal. Lavements purgatifs.

9. — La température a oscillé les jours derniers les phénomènes congestifs ont persisté pendant sont amendés. Écoulement abondant de pas s drain. On n*a pas fait de nouvelle injection. Pend; lement continue avec une certaine abondance, pi en jour. L*appétit revient. La tumeur diminue.

8 janvier 1880. — Injections d*eau alcooliséi drain. Elles sont très bien supportées. On renoi tous les jours. Sciatique du côté droit; vésicatoir

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nitrate d'argent, les bourgeons charnus qui se développent aux ifices d'entrée et de sortie.

SjuÎR. — La malade revientà l'hApital. On enlève le drain. L'écoameot est complëlement tari depuis un mois. La tumeur est com- Metnent affaissée. Guêrison.

0B8.CD\XII. — A't/sie séro-sanguin du lobe droit du corps thijroide. melion. Drainage. Jnjeciioni iodées. Guéfiton. — Fischer (Wilhelm), ^l-quatre ans, employé, entre le .'» février 1880, salle Sainte- KTtbe, n* 31. Né en Suisse, canton de Berne. Pas de goitre dans sa aoille. A l'ûge de seiïe ans, il vit se développer uu niveau du lobe ait du corps thyroïde une tumeur indolente qui acquit rapidement volume d'une noix et resta stutionnaire pendant cinq ans. Le hJade vint à Paris en 1876. A partir de ce moment, la tumeur lit des 3^rÈs rapides ; elle acquit en un an le volumequ'elle a aujourd'hui. !■ n'a jamais provoqué des troubles fonctionnels autres que ceux unuinés par son poids. C'est surtout la déformation qui engage le Iflade à venir à l'hOpilal.

Wltat actuel. — La moitié droite du cou est déformée par une

Leur ovoïde, à grosse extrémité inférieure, étendue verticalement

I jKtrd supérieur du cartilage thyroïde à la clavicule, et transversa-

Dent de la ligne médiane qu'elle déborde, à gauche, de S centi-

Mns, à la partie moyenne du muscle sterno-clêido-mastoïdien.

Bleur : 10 centimètres; largeur: 11 centimètres. La peau qui la

feorreest lisse, unie, tendue, et ne présente ni œdème ni vascu-

■Btion anormale; mais elle laisse voir les veines sous-cutanées

■ dilatées et bleuâtres. On reconnaît facilement la jugulaire externe

la jugulaire antérieure réunies par une anastomose transversale

Iç volumineuse, siégeant à la partie moyenne de la tumeur. La

Mur répond au lobe droit de la thyroïde, avec laquelle elle se

Aue. Elle masque le faisceau vasculo-nerveux du cou et la

lié droite du larynx et de la trachée, qui sont refoulés à gauche.

^•on bord externe, la tumeur s'engage sous le stcrno-mastoldien

gitt qu'elle soulève et qui s'étale h la surface. Au toucher, la

■tur est molle et franchement fluctuante h sa partie centrale.

\ e»tplus ferme, rénitenle, au niveau de son bord externe, qui est

f profondément situé, llien du côté des lobes médian et gauche

K thyroïde. Kieu dans les ganglions du cou. Pas de phénomènes

lompression vasculaire ou nerveuse. Ni dyspnée ui dysphagie.

\ général satisfaisant.

itgnostic : Kyste séro-sanguin de la thyroïde.

I février 1880. — Pas d'anesthésic. .\ l'aide du trocart du D' Fau-

Qous faisons une ponction qui donne issue h 30U grammes de

de séro-sanguin chargé de cristaux de cholestérine. Quand nous

I sortir du sang pur, nous obturons les deux bouts de la

-.^lî rise les bourgeons cliarnus qui se développent ai

et de sortie du drain.

6 août. — Suppuration tarie. Tumeur disparue. . Guérison.

'jjfj' Obs. CDXXIII. — Hypertrophie du loue médian

Ablation par le bistouri. Réunion par premim inte Gourty (Thenier), dix-neuf ans, homme de peine, 1879, salle Sainte-Marthe, n"" 33. Il est né de pai un pays de goitreux. 11 y a cinq ans, il remarqua ' ' IH médian du corps thyroïde une tumeur indolente

rapidement, surtout à gauche. On a d*abord trait

des applications de vésicatoires. 11 y a trois mois, p

tj tion iodée ; issue de quelques gouttes de sang. C

,. b nouvelle ponction. Ge traitement n*a pas entrai

; fi tumeur; dans les derniers temps, elle a occasion]

•f [ déglutition et de la respiration.

.-[''^ État actuel, — Tumeur située sur la ligne n

devant du larynx et des premiers anneaux de la

est assez régulièrement globuleuse, son volua

orange. La surface est lisse, unie, sans bosselu

]y peau qui la recouvre, à part les cicatrices blai

cielles résultant de Faction des vésicatoires, ne ] *t^ ration. Au toucher, elle est mobile à la surface de

•.. Il qui adhère aux couches profondes et suit les mou'

/'i;* semble se continuer avec le lobe gauche du corp

.^ ^'H située au-dessous des muscles antérieurs du cou

^M dure, fibroïde, sinon au centre, où elle donne un<

•■^. 'j faiiCA l^att Ho élimf iiafîrkn Oaa Ho HrkiiloiiPd e*%rkVk«M

■■• Mr'. L*

ipreliatit successivement la peau, le tissu cellulaire né el les aponévroses. Six pinces liémoslaliques placées sur aux saignants servent en même temps de rétracteurs. La Uut h découvert, nous écarlons à droite et à gauclie les |ui la recouvrent, et sans Taire de délabrement, nous isolons loigts la coque libreuse propre qui l'enveloppe. A la face

nous sommes obligé «le détruire les adbérenccs avec le fwndant que des aides attirent la tumeur au dehors avec B de Muscux. La tumeur enlevée, nousjelons cinq ligatures lans les vaisseaux saignants et nous réunissons les lèvres 9 dans loule leur hauteur, à l'aide de quinze points de suture e, isolés. Nous faisuDS ensuite un pansement occlusiT

bandelettes de tarlatane cullodiontiées, de façon à nous Br le plus possible des conditions d'une plaie sou s- eu lunée. le est couché horizontalement, la tCte plus basse que le a de réaction fébrile.

3n enlève les fils. Réunion par première intention, sauf à péi'iour de la plaie, où il existe un petit foyer linéaire de ion de t centimètre de hauteur. Bandelettes collodlonnées. es de tarlatane imbibées d'eau alcoolisée phéniquée. j& suppuration est presque nulle. Aucun accident.

— La suppuration tarie. Guérison complète. Sortie du

<XXIV> — Éiiilkélioma du larynx. Ancèt de suffocation. Tra-

— Jeanvoine (Auguste), cinquante-quatre ans, employé, " juillet 1880, salle Sainte-Marthe, n" 7. Pas d'hérédité. Pas ents scrofuleui, tuberculeux ou syphilitiques. Bonne santé j 1 jusque il y a dix-huit mois. A cette époque, enrouement I rs vagues dans la région latérale droite du cou au niveau ' :, Depuis cinq mois, accès de suffocation qui se rapprochent

a plus et deviennent de plus en plus longs. Toux, ciachesaug. Asphyxie lenle. LeD'Fauvel, consulté parle malade, 'examen laryngoscopique et constata que le vestibule du ^t presque complètement obstrué par une tumeur bour- |

t, épilhéliale, implantée sur la paroi latérale droite du |

a fragment de la tumeur enlevé et examiné au microscope i'

es caractères de l'épithélioma. En présence de la nature de et de l'imininonco de l'asphyxie, le D' Fauvel nous envoie j

pour <|ue nous pratiquions la trachéotomie. J

et 1880. — Pas d'anesthésie. Points de repère & l'encre : J

iaae, bords inférieurs des cartilages thyroïde et cricoïde. I

lédiane et verticale longuede 6 centimètres. Les jugulaires \

l'anastomosent avec la jugulaire antérieure au devant delà i!

tl un énorme canal veineux. Afin de les mena* fl

^^^ cou. «95

Blassicurs Jours, à la nuque, des douleurs qu'il attribue au Trotle- »zit d'un pattuet porté pendant un trajet assez long; il y a quatre ars. les douleurs sont devenues lancinantes, et la région s'est aéùée. Ini-omnie, Sèvre, inappétence..

.JÊ^lal artuel. — La région cervicale postérieure est le siège d'une

hillie du volume d'un œuf de pigeon, qui répond aux deuziËme et

>isîë[ne vci'Lëbres cervicales. La peau est tendue, d'un rouge vio-

S^. OiîdËnie et empalement des parties circon voisines; décollement

la peau sur une surrace de 4 cenlimèlres; Quctuation manifeste

Ikis prordiide. Élévation de la température de la partie malade.

iteurs irt''^ vives même à la simple palpation. Perte d'appétit, de

^Kximeil.élat fébrile marqué. Cataplasmes. Pilules d'opium à S centi-

imes.

l'ccrier 1879. — Avec un trocart on fait une ponction à la base la tumeur et l'on fait sortir l'extrémité du trocart à la partie ire. Drain. Pus phlegmoneux contenant quelques grumeaux Cataplasmes. Toniques.

jrs. — Soulagement considérable. Sommeil de quelques is. Moins de fièvre. Peu d'appétit. Cataplasmes et lavages ptiélés dans la plaie.

— On ealève le tube à drainage. Pansement avec l'eau alcooet la charpie.

-Guérison. Sortie.

CDX.XVn. — Anthrax de la région cervicale poUérieure ouvert hhfmt. Cataplasmes. Diachylon. Guériion. — Godet (Pierre), il ans, tisserand, entre le 3 mars 1S79, salle Saint-Auguslin, * 9. Il y a dix jours, douleurs vives et lancinantes avec sensation s clial'-iir h la région cervicale postérieure. Le lendemain, la nuque -ail t-rillie et les douleurs s'exagéraient par la pression et les mouve- . ent^ lUi i.'uu. Le malade a continué à travaillur jusqu'à avant-Mer. Éiai "fitii'l. — A la nuque existe une tumeur rouge foncé, bosselée, 9 1j gro-^eur d'un petit œuf de poule, très douloureuse. Elle est L^urée il sa base, très fluctuante â son centre. Les téguments qui . recuuvient et qui l'entourent oQrent une température plus élese. l'it'^ri.' légère, insomnie, inappétence, langue blanch&tre. Caf^'i^riji^s. Une pilule d'opium le soir. Le lendemain soir de l'entrée i'iiùpii.il, uiiverture spontanée de L'anthrax; écoulement de pus ' vniplenx cl sanguinolent. Par la pression, on fait sortir un bourbil- "ï d'un bl;inc grisâtre.

S nta7n I87U. — Le malade se sent très soulagé; il a dormi une ||t<Ie partie de la nuit. Cataplasmes.

— Sortie. Le malade reviendra chaque malin se faire panser. • La plaie est presque entièrement fermée et suppure à peine. Mot avec le diachylon.

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