DU PINCEMENT PRÉVENTIF
fi'afions pas pris soin de les construire en conséquence.
Les avantages du pincement préventif, dans ces sortes de M, ont été singulièrement appréciés par les opérateurs franlais et étrangers depuis quelques années. Ils ont vu qu'en impëchant le sang d'arriver aux tissus qu'il s'agit d'inciser 0 d'exciser, ils parvenaient non seulement à économiser ce récieùx liquide, mais encore à abréger la durée des opéraons et pouvaient en maintes circonstances les terminer à )C, ce qui est non moins précieux. C'est ainsi que pour une pération qui nécessite l'avivement ou l'excision des lèvres, M joues, des paupières, de l'intestin, de l'estomac, des fstes traités par suppuration, on peut, avant de retirer les tocesi fermer la plaie par suture et obtenir ainsi un affronunent direct et régulier qui devient à son tour hémostatique.
en est de même pour la langue : lorsque l'on se ôontente enlever une portion dégénérée de cet organe, il suffit de lacer convenablement les pinces suivant les règles que nous rons tracées; on peut ainsi non seulement enlever la portion lalade sans crainte d'hémorrhagie, mais encore suturer les ords opposés de la plaie, de façon à permettre ensuite de étirer les pinces; car la suture, si les anses sont bien disosées, est à son tour suffisante pour assurer Thémoslase, Dmme nous l'avons montré par un très grand nombre de lits (V. à ce sujet p. 77 de ce volume).
S'agit-il de réséquer une portion plus ou moins étendue Q vagin, d'enlever l'utérus, d'exciser une tumeur plus ou loins pédiculée, développée à Tinlérieur ou à l'extérieur de A organe, de saisir l'épiploon adhérent, le pédicule d'un fste de l'ovaire, du ligament large ou d'un autre organe elvi-abdominal, il faut se servir de pinces à branches plus Qgues, plus fortes, à crémaillère longue, puissante, à mors {Elément longs, droits ou courbes sur le plat, souvent sorbes sur le côté. Ces pinces doivent être naturellement icées immédiatement au-dessous ou en dehors des tissus e l'on veut enlever; il est vraiment remarquable, comme us l'avons autrefois indiqué, de voir avec quelle rapidité
peut, de la sorte, exciser la totalité du vagin ou du rec-
Sai ONZIÈME LEÇON.
tum, le col ou le corps de Tutérus, les kystes de l'oiaireon des ligaments larges et des autres viscères, sans crajnteque le pédicule n'échappe ni ne saigne.
Les pinces, appliquées sur les ligaments larges par laplait péritouéale postérieure, outre qu'elles sont excellentes pour l'hémostasie préventive, constituent un point d'appui pOD attirer le corps de l'ulérus au dehors en )e taisant pîvolersnr lui-même. A ce moment il faut les remplacer par d'aulru pinces semblables, à mors longs et courbes, qui servent uil à faire le pincement définitif, soit à mettre des ligalum perdues, ^ous ne laissons ces pinces en place que si l'inlestin ne teud pas a faire hernie par la plaie péritonéale ou sili surface d'implantation de la tumeur utérine est large, pro^ fonde, difficile à lier; dans le cas contraire, nous préféi lier séparément en deux moitiés chaque ligament et fermfl avec soin la plaie péritonéale avec des anses métalliques qi comprennent à la fois les tuniques et les ligaments divigéi Gnlce à ces précautions, nous n'avons jamais eu d'hémorrtu