‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 16 sur 150 · DU PINCEMENT PRÉVENTIF · texte numérisé non relu

DU PINCEMENT PRÉVENTIF

avoir besoin de changer les pinces de place; toutefois, lorsqu'il s'agit d'enlever Tutérus en partie ou en totalité, il est bon de se servir des pinces courbes sur le champ, que nous avoosfait construire, il y a quelques années, par M. Mathieu icet effet; ces pinces, dont nous reproduisons la figure cidessus, doivent avoir la branche postérieure un peu plus loDgue afin qu'elles conservent leur parallélisme une fois qu'elles ont fortement pincé le ligament large. S'il s'agit de tumeurs superficielles ou d'organes minces, comme le cordon on le hile du rein par exemple, on peut se servir des pinces hémostatiques droites on courbes du petit modèle.

Si, au contraire, le pédicule de la tumeur offre un volume important, ou si l'organe à enlever est épais, comme la [laDgue, ces pinces seraient insuffisantes; aussi, lorsqu'on veut enlever cet organe en totalité, il faut avoir soin, pour se mettre à l'abri de l'hémorrhagie, de se servir de celles qui soDt garnies de dents, afin qu'elles ne s'échappent pas.

L'utilité de cette méthode, qui avait été si froidement actneillie il y a une vingtaine d'années, a été si bien démontrée depais nos publications que, chaque jour, les chirurgiens nous font connaître les bons résultats qu'ils en obtiennent, et nous sommes heureux de voir qu'ils parviennent à compter des succès de plus en plus nombreux en se servant de nos instruments et en vulgarisant notre méthode. Quelques-uns même, insouciants du respect qu'ils doivent à la science, seraient tentés de se l'approprier, oubliant que c'est exclusivement dans les leçons que nous avons professées dans cet hôpital et qui ont été vulgarisées par nos élèves, qu'ils ont appris à la connaître.

Page 1