‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 17 sur 150 · FIBREUSES ET CANCÉREUSES · texte numérisé non relu

FIBREUSES ET CANCÉREUSES

L'ablation totale de l'utérus par la voie vaginale, qui » donné des résultats peu avantageux, entre décidément : jourd'hui dans la pratique courante. Vous savez, je voai! dit dans une précédente leçon, que, abandonnée en Fitine la suite des insuccès de Récamier, nous sommes parveni premier, dans ces dernières années, à la pratiquer avec suc

ceux qui donnent lieu à des hémorrhagies menaçantes, lut placés dans l'épaisseur de cet organe et plus spéciait dans son tiers supérieur. S'ils sont petits, ils ne préut pas un grand obstacle à l'extirpation de l'organe dans sseur duquel ils sont logés. Mais, pour peu qu'ils soient qu'ils atteignent le volunie d'une tète de fœtus k terme, temple, surtout si les malades ont un vagin étroit, prorésistant, ils ne peuvent être extraits en masse par cette En pareil cas il faut avoir recours au morcellement que avons imaginé et décrit (2) pour l'ablation détentes les irs qui sont côtoyées par des organes importants. ce qui concerne les fibromes, voici comment nous pra- QS ce morcellement :

malade étant endormie et couchée sur le côté gauche, Ito rasée, le vagin étant bien lavé h l'aide de liquides ipliques, ses parois maintenues rétractées par des , nous commençons par détacher le col de l'utérus toute sa hauteur, puis nous le coupons latéralement; saisissons chacune de ses moitiés avec des crochets ou inces de Muscux et nous l'attirons le plus près possible volve.

le plus tôt possible cd avant et en arrière dans les culs-Jfr sac péritonéaiix. Cetti; dissection facilite évidemmeni la mobilité de l'utérus: mais comme la tumeur logée dans sod épaisseur l'empêche de s'abaisser, nous n'hésitons pas à \t couper de chaque cùlé fit à en écarter les deux moitiés. Dès que nous apercevons la tumeur, nous la morcelons aiet le liislouri et les ciseaux jusqu'à ce que l'ulérus soit asseï réduit de volume pour pouvoir être entraîné en arrière du côté du vagin. Il ne nous reste plus qu'à détacher la porliOD re!>lante des ligaments larges, à les lier ou à les pincer en même temps <[ue les vaisseaux contenus dans leur épais> seur et, dès que l'organe est complètement exsangue, à l'extraire.

On pourrait être tenté de croire que le morcellement Jn semblables tumeurs est dangereux, surtout à cause de la possibilité d'hémorrhagies d'autant plus à redouter qii malades sont |)lus anémiques. It n'en est rien, et il suTlit d'être bien exercé à la manœuvre de nos pinces hémostaliqui pour n'avoir rien à craindre de semblable.

C'est ce qui nous est arrivé récemment, chez une malade vierge, âgée de cinqiianle-cinq ans, dont la sanlé avait été très éprouvée par une païaiiléfrie de cause vertûbrale qui l'avait retenue au lit [lendaut phisieurs années et qui était

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