‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 18 sur 150 · MORCELLEMENT APPLIQUÉ A L'ABLATION TOTALE DE L'UTÉRUS · texte numérisé non relu

MORCELLEMENT APPLIQUÉ A L'ABLATION TOTALE DE L'UTÉRUS

patience, nous finîmes par la morceler avec de fortes s construites sur dos indications et des ciseaux courbes, DOus parvînmes à attirer le reste en même temps que [15. Ceci fait, nous piuçâmes les ovaires, les trompes, gamenls larges, et les excisâmes. Comme une artère ovarique très dilatée saignait et était très difficile à r, je la saisis avec une longue pince hémostatique : ci fut laissée à demeure jusqu'au lendemain, ainsi que qui étaient appliquées sur les ligaments larges, comme rais fait déjà plusieurs fois dans des cas semblables. ration avait présenté des difficultés très grandes, pour rers motifs que nous venons d'expliquer; aussi avait-elle {uatre heures. Mais pendant ce temps, la malade n'avait )rdu de sang. La guérison fut prompte.

. tumeurs cancéreuses qui sout passibles de Tablation

de r utérus sont relativement rares, les malades conit presque toujours le chirurgien à l'époque où le col et ps sont en grande partie détruits ou infiltrés par le tissu •ide, ainsi que nous Tavons fait observer dans une des [ues précédentes.

irsque le cancer est limité au col ou à la muqueuse du s, l'ablation totale de TutiTUs ne présente pas de diffiis spéciales. Malheureusement le diagnostic n'est pas ours facile et maintes fois il arrive que le chirurgien se l en présence d'une affection de ce genre, alors que déjà tuniques musculaires sout épaissies et rendues friables les dépôts néoplasiques. En pareil cas, lorsque le chirur- 1 entreprend la dissection, il se trouve surpris au cours de ^ration, d'une part, par la friabilité de la tumeur qui se hire sous la pression des pinces, d'autre part, par le urne de l'organe qui est quelquefois trop considérable ir pouvoir être extrait d'une seule pièce. Dans ces cas Bciles, c'est encore le morcellement qui seul peut perillre de conduire à bonne fin l'opériition. Pour le praner. nous avons recours soit à l'instrument tranchant, t au cautère actuel à extrémité terminale en cuiller

à bords tranchants que nous avons fait construire,

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il y a plus de vingl ans, dans ce but, par Slalliieu pm.

Le morcellement avec le bistouri ef les ciseaux présenlt alors de véritables difficultés, en raison de la facililt z\« laquelle le col et le corps de l'utérus se romjient sous le mors, et l'opération ne pourrait être terminée si l'on ne l servait pas des longues pinces hémostatiques que nous aiU fait construire h cet efTel. Il ne faut pas craindre de mnllipri ces pinces; car il n'est pas rare de voir le tissu morl>i(le))él trer dans la base des ligaments larges. Or, comme l'ulé» est volumineux, et comme il imiiorte de dépasser leslimil du mal dans tous les sens, la perte de sang gênerait manœuvre et serait menaçante si l'on n'avait pas recourl l'hémostasie temporaire et définitive. C'est dans ces sorts cas que le morcellement par le cauti're tranchant nom rendu les plus grands services; aussi ne sanrions-noui U en conseiller l'emploi toutes les fois que l'opérateur, ap avoir disséqué le col. reconnaîtra que le reste de l'utérus trop friable, trop volumineux pour pouvoir être extraits être considérablement gêné par le sung.

Le chirurgien doit alors être muni de deux cautères^ porte successivement au rouge blanc afin de pratiquer.a interruplion. le morccllemenl. (Iràce à la forme des cuill il enli've [>ar tVa<:nients la ttilalilé du tisï^u morbide, du

utjilut uiitisepiiquus, diusi qutj uuu» i dvuiis pruuvu 8 leçons cliniriues qui ont été rficueillies daos cet par Deny et Eichaquet (voy. t. I). Il n'est donc pas lérèt de savoir que ce procédé d'ablation tutale de ;, appliqué au cancer, est bien autrement inolTensif lui qui est fait avec le bistouri. Pour ces motifs, nous ions trop le recommander

i une prochaine Ivçon, nous montrerons le parti que ut retirer de rhysiérectomie vaginale dans le traitées autres tumeurs de l'utérus, les kystes et les sar^ par exemple, et même dans ses déplacements el liléralions, lorsqu'ils sont compliqués de tumeurs de lexes ou de phlegmons, hématocèles, pelvi-périlonites [ues qui résistent à tout autre mode de traitement et idenf la vie intolérable.

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