‹ Leçons de clinique chirurgicale v.1, 1876Chapitre 23 sur 150 · T. M=38%6. S = 39%2. P=112. Pas d'hémoptysie · texte numérisé non relu

T. M=38%6. S = 39%2. P=112. Pas d'hémoptysie

ichement pleural à la base du poumon gauche. 19.- T. M = 38%4. S = 39%4. P = li3. Môme état. ».— T. M = 38%2. S = 38%8. P = 108. L'épanchcment reste ionnaire. 11. — T. M = 37*,8. S = 38%8. P = 102. Du 22 au 26 janvier, la ipérature oscille entre 37'',G et 39'*,4. L'épanchement ne fait pas progrès. Du 26 au 31, la température oscille entre 37^6 et 38''. l'épanchement se résorbe en partie.

!•' février 1880. — Pas de chloroforme. A Taide du bistouri, nous »ns dans la région dorsale, au niveau du projectile, une incision icale longue de 1 centimètre et nous trouvons dans le tissu celtire sous*cutané une balle cylindro-conique de 1 centimètre de lètre que nous extrayons (Voir au Musée, vitrine Ylll). Panseli de la plaie par occlusion, à Taide de la baudruche collodion- ^. T. S = 38*. P = 96. Pas d'accidents immédiats après Topéraioa, la température ne dépasse pas 38"".

5. — T. M=37%4. S = 38%8. Frisson. Rougeur érylhémateuse Bqaiétante autour de la plaie.

6. — T. M = 39',4. S = 39',4. P =^ 415. Poussée d'Éryïipèle. Badigeonnage avec le coUodion térébenthine. Transport au chDtl d'isolement.

1. — T. M = 38',8. S = 39°,6. L'érysipèle ne s'est pas étendu, mais le malade a eu, dans la journée, de petits frissons. 11 se plaint d'un point do côté sous le mamelon droit. L'examen tboraciqui montre qu'il existe de la pleurésie sèche, à la base, de ce c6ti. Du cûté opposé, i'épanchement reste slationnaire.

8. — T. M = 38',6. S = a9%4. Epanchement pleural double, tUtionnaire à gauche, très léger à droite.

9. — T, M = 38°,6. S=39°,4. Eryslpèle et pleurésie double itttionnaires. Dyspnée.

40, — T. M= 38°, 2. S = 39°,4. La rougeur érysipélateuse elli tension diminuent.

H. — T. M=38". S = 30°,2. Fin de l'érysipèle. L'épancliemal pleurétique a légèrement augmenté du côté droit.

12. — T. M = 38°,2. S = 3y°,4. Phénomènes Ihoraciques sUtia naires.

13. — Les plaies, orilices d'entrée et de sortie du projectile, s» actuellement guéries. Les phénomènes thoraciques, après Èlre restd stalionnaires jusqu'au 12 mars, s'aggravèrent h partir de ce momenL Le malade perdit l'appétit. Amaigrissement cacheclique. Fièvre tique . Mort le 6 avril. Opposition judiciaire <t l'autopsie.

ET PUIES CONTUSES. 335

[tissent de la façon suivante : vaste épanchement séroigoin de la cuisse (obs. XX, passage d'une roue de voiture saol 100 kilog*) ; épanchement séro-sanguin péri-articulaire ff. XXI, chute sur une bielle de métier à tisser) ; abcès legmoneux du bras (obs. XYIII). L'abcès du bras a nécessité traitement particulier : ouverture de Fabcès parle bistouri, aplasmes. Les autres cas ont cédé aux moyens ordinaires : os, bonne position, immobilisation, liquides résolutifs, ven- S6s sèches, compression méthodique. Tous ces malades guéri dans une période comprise entre 6 et 17 jours. lans Tétiologie des plaies contuses, nous notons , à côté causes que nous avons signalées à propos des contusions lie, compression, choc), des traumatismes plus spéciaux que : broiement des tissus par des engrenages de maies, 5 cas; par une roue de tramway, 1 cas; écrasement un laminoir, 1 cas ; ou par des agents vulnérants parti- BFS, bloc de fer, urinoir en fonte, malle pesant 70 kilog', ) de wagon.

es régions intéressées sont les suivantes: Tête^ 2 cas, rés pariétales ; membre supérieur^ 9 cas, se répartissant de içon suivante : poignet, 1, main, 3, doigts, 5 ; membre in- ?«/r, 5 cas : genou, 1, jambe, 1, pied, 2, orteils, 1. Une lorrhagie abondante accompagnant une plaie de la région étale avec dénudation de Tos constitue le seul accident DÎtif signalé dans les observations, .es complications nombreuses et graves sont consécutives, r la plupart, aux plaies produites par les engrenages. Ce le de traumatisme a porté exclusivement sur le membre érieur : le poignet a été intéressé une fois, la main une et les doigts trois fois. A Texception de la plaie du poiit, les délabrements produits par les machines ont néces- Tamputation. Cette opération était en outre indiquée s deux cas d'écrasement de Tindex par des corps pesants, (5 de fer et malle, et dans le cas d'écrasement du pied par iroue de tramway. Dans le cas de broiement du poignet par engrenage (obs. XXVI), les tendons de l'extenseur comn avaient été divisés ; fallut en pratiquer la suture. Cette

opératioQ ue réussit qu'en partie, les fils ayant cédé dans un accès de délire du malade. Deux trajelsfistuleus persistèreul, et quatre mois après l'accident, ud phlegmou se développai niveau du poignet et do réminence tliénar. Nous Unies le drainage cl maintînmes le membre dans l'immobilité. LecDiîade guérit. Dans l'observalioa suivante, la main était lellÈment broyée, qu'un médecin jugea urgent de faire, séance tenante, l'amputafion au-dessus du poignet. La guérison s'obtint en 20 jours. Une autre plaie par engrenage porlint sur le médius entraîna la désarticulation métacarpo-pbalangtenne. Le onzième jour, apparut un phlegmou du dosdeli main qui fut traité par les incisions et les cataplasmes. Laguérison ne fut complète qu'au bout de 54 jours (obs. XXXIl), C'est encore ce mode de traumatisme que nous observons cbei le malade qui fait le sujet de l'observation XXXI M. Les partiel molles elles os des deux dernières phalanges du médius éldeat écrasés, l'ongle avait été arraché; il y eut une hémorrhagi* abondante. Nous limes l'amputation du doigt le troisième jour. La guérison était assurée au bout de deux semaines. Chez un autre malade (obs. XXXI Y], l'annulaire fut pris dam la bielle d'une machiue à vapeur et les deu.\ dernières phalafr gesélaienl tellement désorgaui.sées qu'il fallut encore faire! désarticulation mùtacarpo-phalangieuae. Le cinquième joun

nplètement broyées. On dut encore recourir à Tamputaa, mais cette fois la première phalange put être conser- L Guérison en 26 jours. Signalons encore, parmi les nplications, un phlegmon prérotuKen, sans communica-

0 avec l'articulation, consécutif à une plaie du genou idoite par une chute sur Tangle d'un trottoir. Nous fîmes Irainage de la collection ; une fusée purulente s*étant néanlins fait jour au côté externe de Tarlicle, nous passâmes

second drain. Des lavages phéniqués, des cataplasmes, omobilisation de Tarticulation à Taide d'une gouttière mélique suffirent ensuite pour amener la guérison le vingtquième jour. Dans les autres observations, Tattrilion porta ilement sur les parties molles superficielles, peau, tissu lalaire sous-cutané, aponévrose ; l'application de liquides iphlogistiques et résolutifs suffit pour amener la guérison, D qu'il y ait eu des décollements assez étendus dans la plut des cas.

Vous eûmes l'occasion de faire la greffe épidermique dans cas de plaie de l'avant-bras et de la main produite par un linoir. Sur 4 greffes maintenues en place pendant trois irs, 3 réussirent, hâtèrent la cicatrisation de la plaie et con- )uèrent en outre à prévenir la formation d'une cicatrice ractile qui aurait pu entraîner des déformatious. L'observation XXXIX (écrasement du pied par une roue de mway) mérite d'être signalée d'une façon spéciale. Depuis vulgarisation de ce véhicule, nous sommes appelé à traiter

1 Iraumatismes d'un ordre particulier, d'une gravité excepooelle et d'un aspect différent de ceux qui sont occasionnés ries diverses voitures, y compris les omnibus et les wagons. Eo effet, les roues des tramways disposées de façon à mbolter dans une gouttière agissent à la fois en coupant et

écrasant ; elles produisent des sections mousses que Ton wrait comparer à celles que donne l'écraseur de Chassai- , avec ces différences que la portion plane de la roue les tissus voisins de ceux qui sont coupés par le bord pchant, et que l'intensité d'action est en rapport avec Dormité du poids.

tn CONTUSIONS

Fréquemment, les parties constituantes du membre pris entre le rail et la roue, peau, muscles, tendons, os, sonl complètement sectionni^es et s'il reste quelques parties adWrentes au corps, elles sont dans un état d'altrition incompatible avec la vie. Si le chirurgien s'abstient de les di-lacher, elles se sphacèlent et se séparent d'elles-mêmes. Chez notre petite malade la section s'étendait obliquement de la malléole externe à l'extrémité postérieure du premier mÉUtarsien et portait sur ta peau, te pédieux et les tendons eileoseurs. Les os du tarse étaient broyés et tes arliciilalioni béantes. Les parties molles de la plante du pied semblaienl avoir été épargnées et l'on aurait pu, au premier abord, songera les conserver, soit dans l'espoir de voirlacirculatiia se rétablir par cette voie, au cas ofi l'on aurait tenté laconservation, soit afin d'eu faire un lambeau, dans le cas d' un désarticulation libio-larsîeQue, mais un examen plus altentj ne tardait pas à démoutrer qu'elles étaient meurtries au poil que la vitalité y était complètement éteinte.

Nous dûmes donc nous résoudre à pratiquer l'amputatid Bus-malléolaire, en taillant un lambeau aux dépens parties molles situées en deçà de la plaie. Malgré cette prt caution nous observâmes une pointe de sphacfele qui lien reusemeut n'apporta qu'un léger retard à la guérison.

Report 8

Tête. »'^™P'^' ^

ete. • • • I

avec complications 0

Trmc 0

CORTUSES. ^ / ,. 1 simples 2

^ l supéneur j |. ..

^ . I '^ ( avec complications.. .. 7

.... ( simples 3

inférieur î '^ ....

( avec complications. ... 2

Total 24

peut voir par ce tableau que les contusions simples té rarement suivies d'accidents, tandis que pour les contuses la proposition se trouve renversée,

tableau suivant renferme la statistique des accidents et ications.

( Perte de connaissance i

fTS DES CONTUSIONS {^ . ..

( Dyspnée mécanique i

( Phlegmon 1

IIATIOKS DES CONTUSIONS.... I éi u * /

f Epanchements séro-sanguins. 2

ITS DES PLAIES CONTUSES. . . | Hémorrhagic 1

Section des tendons i

, Phlegmons 4

Fractures ou broiement des os. 6

Ouverture des articulations.. 1

Gont'U siens.

A. — Tronc.

XVI. — Contusion du bassin et du flanc droit. Chute ffe la hauteur X étages sur un essieu de voiture. Pas de signes de fractures, Ven- Bandage de corps. Guérison, — Gallot (Jean), quarante-trois ans, icr, entre le 16 février 1879, salle Sainte-Marthe, 4. 11 y a heures, chute de la hauteur d*un deuxième étage sur un de voiture. Tout le côté droit, principalement le flanc droit et ion iliaque correspondante ont porté. Perte de connaissance Qt deux heures. Le malade a pu cependant se relever et mar-

t actuel. — Au niveau des fausses côtes droites contusion au 1 degré ; ecchymose transversale, longue de 5 centimètres et le 2. C*est à ce niveau que le malade accuse le plus de douleur. ée extrême. Pas de fracture de côte. Rien à la palpation ni scultation.

douloureux.

19. — Amélioration. Le malade accuse toujours un peu née et ne marche qu'avec une certaine difficulté.

25. — Le mieux continue. Les douleurs occasionnées par vements respiratoires ont presque disparu par Tapplical bandage de corps composé d*une large bande de diachylon,

!•' mars. — Le malade quitte le service.

B. — Membre supérieur.

Obs. XVIL — Contusion simple de Fépaule gauche. Immo Guérisori. — Routier (Jean-Baptiste), trente et un ans, c entre le 5 mai 1879, salle Sainte-Marthe, 22. La veille, il a e fortement comprimée entre un mur et une roue de voiture

État actuel, — Large ecchymose occupant toute la fosse neuse, et se continuant vers Taisselle pour descendre à deu de doigt sur la face postérieure du bras.

Mouvements de Tépaule conservés mais douloureux. Pai ture. L*abduction du bras et la rotation en dehors s*exécui cilement. On immobilise le membre avec une écharpe de & malade quitte le service le 20 mai, complètement guéri.

Obs. XVIIL — Contusion du bras. Abcès phlegmoneux c Ouverture avec le bistouri, Guérison, — Fleurier (Louis), dixbombeur de verres, entre le 9 janvier 1879, salle Sainte 4. Il y a huit jours, il a eu le bras droit comprimé entre une et un mur. Il a cependant continué à travailler, mais son èl

10.— Oavertore de Tabcès avec le bistouri. Le doigt introduit par plaie rencontre une cavité bien limitée, remontant vers le triceps. lUiplâsmes. Repos jusqu*au 20 janvier.

H. — Suppuration tarie, plaie presque fermée. M. —Le malade quitte le service complètement guéri. }B8.XX. — Contusion simple du coude gauche. Compresses résolutives, émon,^ Pierson (Alphonse), seize ans, charcutier, entre le 6 mai [9, salle Sainte-Marthe, 9. lia été renversé la veille par une voiture à tsdoot la roue a passé sur l'extrémité inférieure de son bras gauche. itat actuel. — La région du coude présente une ecchymose transsale avec léger gonflement des tissus s'étendant à trois travers doigt au-dessus de Tarticulation. Douleur à la pression ; mouveils conservés. Les surfaces articulaires ont gardé leurs rapports naox. L*empâtement est sous-cutané, l'articulation est libre ; pas estons osseuses. Compresses résolutives.

i malade quitte le service le 18 mai» complètement guéri.

8. XX. — Contusion de la cuisse droite. Vaste épanchement sousté. Compresses résolutives, Guérison. — Lévy (Louis), quarante-

ans, camionneur, entre le 14 mars 1879, salle Sainte-Marthe, i veille la roue d'une voiture pesant environ 500 kilogrammes i sur la face externe de la cuisse droite.

3/ actuel. — Large ecchymose comprenant toute la face externe cuisse, depuis le grand trochanter jusqu'à quatre travers de doigt 3SSUS du condyle. La peau est violacée et a gardé l'empreinte de le.Les téguments sont tendus, luisants, douloureux àla pression, ^ements volontaires conservés et s*exécutant sans douleur. Vaste chement sous-cutané occupant toute l'étendue de l'ecchymose, lant, donnant une crépitation sanguine. Pas de fracture. On que des compresses d'eau blanche et l'on exerce une certaine iression.

cinquième jour, les téguments sont devenus verdâtres. L'épanlent a beaucoup diminué. Pas de douleurs. 25 mars, le malade peut marcher. Guérison complète le 7 avril.

9. XXL — Contusion du genou droit, Epanchement péri-articulaire. tresses d'eau blanche. Repos. Guérison. — Decker (André), trenteans, fileur de coton, entre le 5 janvier 1879, salle Sainteté, 21. La veille, il est tombé de toute sa hauteur^ et dans la I, le genou a porté sur la bielle d'un métier h tisser. Douleur ^iate assez vive; marche et mouvements de l'articulation possi-

Trois heures environ après l'accident, gonflement peu acmais qui ne tarde pas à augmenter, ainsi que la dou-

leur. Le lendemaio, le malade ne pouvant marcher entre àlVl-

pital.

Etat aciuel. — Augmentation d« yolume de l'articnlation, sarttnl marqué en avant et au cûlé cxLeme. Peau éraflée en aïantdeh rotule. Mouvements volontaires et provoqués très douloiireui d limités, surtout celui de flexion. Fluclualion à la partie antérieutt du genou. Aucun signe de Traclure de la roluJe. A la face eitom de l'articulation, on sent une crépitation sanguine très limitée.

Trailement. — Uepos absolu. Compresses d'eau blancbe. Dit le lendemain, 7 janvier, le gonflement a beaucoup diminué, Itt mouvements sont plus étendus et moins doulouieux. MËme tnl* tement.

8 janvier. — Le malade pouvant se soigner chez lui q l'faApital.

11. — 11 se présente le matin à la visite, complètement guéri.

Obs, XXII. — Confusion simple du genou. Itepos. Comprettrs tulives. Guéi-iion, — Bolbore (Ludovic), vingt-sept ans, peintre, tfc tre le 20 octobre 1879, salle Sainte- MarLbe, 13. Un madrier pesail environ 20 kilogrammes est, tombé la veillo sur son genou.

Elat aciuel. — A la face interne du genou gaucbe, on remanja une simple éraillure de la peau large de trois centimètres, u'intAU BBut que l'épidermo et entourée d'une ecchymose occupant tM la face interne du genou. Pas de gonflement, pas d'épaticheaiL^ intra-articulairu. Les surfaces osseuses ont gardé leurs rappMl normaux. Douleurs sourdes, vives i la pression, s'exaspérant pifl marche et les mouvements. Mouvements de flexion et d'exleosid douloureux.

ET PLAIES GONTUSES.

Plaies oontuses.

Page 1