MALADIES DBS ARTICULATIONS ET DE LEURS ANHKIS
Obs. CLVIII.— Luxation sia-acromiale incomplètt ierextrùoliak de la clavicule droite. Réduction. Immobilisation à Faide dw» idà Guérison, — Aronï (Matbias), quarante-deux ans, journalier, nln janvier 1880, salle Saint-Augustin, n'a. II y a deux jours, chuta I hauteur de 1 mètres, sur le pavé. L'épaule droite a porti wrti Immédiatement, douleur vive irradiée à la partie droite dn A du cou.
Éiat actuel. — Avant-bras demî-flécbi. Bras rapprodiidnti Au niveau de l'acromion, légère saillie formée par rextrëmité al de la clavicule reconnaissable au toucher. Uobilité anormale j os. Réduction facile par la pression directe. La luxation esta plëte. Après avoir réduit, on maintient le bras dans l'imiDolHl moyen d'une écharpe de Mayor. Le troisième jour, le n sort de TbâpitaL
Obs. GLIX. — Ltixation sous-coracoidienne de VépauU gauche. BU par tractions méikodiquei. Guérison. — Barret (Jules), trente-lmi mineur, entre le 12 mai 1879, salle Saiate-Martbe, n* 3S. 11 ji jours, chute de la hauteur de 3 mètres, sur le coude, le bru meut écarté du tronc.
État actuel. — Pas d'ecchymose ; bras dans l'abduction avec rotation en dehors; coude écarté du tronc ; avant-bras fléchi i tenu par la main du càté opposé. Signes classiques de U 11 sous-coracoïdienne : aplatissement du moignon de l'épaula, glénolde vide. Au-dessous de l'apophyse coracoïde on sent lai l'humérus ; il est facile de se rendre compte de sa présenet endroit en faisant exécuter au bras des mouvements de roi Mouvements volontaires impossibles, mouvements provoqnik
ie 120 kilogrammes. — Madame M...., quarante-quatre ans, entre le 16 juin 1880, salle Sainte-Marthe, n* 37. Forte con- . Jamais de maladie grave.
X semaines, chute en descendant d*une table ; Tépaule gauche ectement sur le sol. Aussitôt après Taccident douleurs vives ;ion contuse, et impuissance fonctionnelle du membre. Peu mflement considérable de Tépaule et du bras. Vaste ecchycupant la face postéro-interne du membre, de l'articulation humérale à Tolécràne. Il y eut en môme temps une plaie insignifiante de la région rotulienne gauche et une contusion hymose de la face externe de la jambe. Ces dernières lésions ent rapidement par l'emploi de compresses résolutives, ax accidents du côté du membre supérieur, la malade ne jpa pas pendant quelques jours, mais voyant que Timpuisnctionnelle persistait, elle alla voir un médecin qui diagnos« le luxation sous-coracoïdienne et fit des tentatives de réducil crut couronnées de succès. La malade rentra chez elle et )Ile n'observât aucune modification heureuse dans son état ,6 de ces tentatives, elle ne s'en est préoccupée que dans les i temps où on lui conseilla d'entrer à Thôpital. tetuel. — Attitude vicieuse. La tête est légèrement inclinée ôté malade. Avant-bras pendant le long du corps. Le bras est iduclion avec rotation en dehors. Déformation du moignon de qui est aplati en dehors, allongé au niveau de la paroi antéil'aisselle. L'acromion fait une saillie très appréciable. Au tou-
BBO MALADIES DES ARTICULATIONS ET DE LtURS ANNEXES.
une traction de 120 kilogrammes mesurés par le dynamomMre. A« moment des aides portent brusquement le membre dan^ l'iddutlion avec rotation en dedans, pendant que nous faisons la coaplïtiao. et noua sommes assez heureux pour voir tes surraces articulàm reprendre leurs rapports normaux. Le membre est maintenu ippfr que au tronc et dans une bonne position à l'aide d'un appareil onill qu'on enlève au bout de vingt jours. Lorsque nous enlevons l'appï» reil, il reste seulement un peu de raideur articulaire.
Obs. GLXII. — Luxation intra-coracotdienne de l'épaule gm Réduction. Appareil silicalè, — Vachs {J. -Pierre), Irenle-deui i journalier, entre le 14 février 4879, salle Saint-.\ugusliD, n' 3. veille, chute de sa hauteur sur l'épaule gauche. Douleur imméért impossibilité de faire des mouvements. Gonflement pendant î noit.
État actuel. — Bras dans l'abduction avec rotation en dedu avant-bras demi-fléchi. Paroi antérieure de l'aisselle allongée. Gd ficment du moignon de l'épaule et de la partie supérieure du bn Ecchymose très étendue recouvrant presque toute l'épaule et Itb interne du bras. Au toucher, la tôte de l'humérus déborde de plus moitié en dedans l'apophyse coracoïde ; elle fait en mCme ten saillie à la partie la plus élevée de la paroi antérieure de l'sissd Mouvements spontanés impossibles; mouvements provoqués eicB vement douloureux. Pas de crépitation. Allongement du bras de centimètre.
14 février. — Chloroforme. Extension par deux aides, contre-eit sion avec une alèze. Réduction à la première tentative. Iramobil 'aide d'un npnareJI siliralé. Le 17 février, le malarie
LUXITIONS.
Jttetuel. — L'avanl-bras est dans une flexion légère sur le bras, tetide présente une di^rormation caraclérislique. A la face postÉ- *«,sur lu ligne médiane, existe une forte saillie formée par l'olé- !H|Un peu plus rapprochée de l'épitrochlée que de l'épicondyle i'djpassant de S cenlim&tres lo niveau de ces apophyses. De foe c6lé de cette saillie on voit deux dépressions capables de ffla pulpe de l'index, Ces dépressions sont limitées latéralement, M>DS> par la saillie épicondylienne, en dehors par l'épitrochlée. if&ce antérieure, l'extrémité inférieure de l'humérus forme un f large et irrégulier qui soulève les muscles et les téguments, ) gjiiltie est plus appréciable au côté externe. Le diamMre antéro- Irieur de la région est notablement accru. Le diamËtre transit n'est pas modiflé. Le membre malade comparé au membre
présente un raccourcissement de un centimètre et demi. Au lier, OD sent à la face postérieure le tendon du triceps venant tcher au bec de l'olécrine. Ce tendon se tend comme une corde u'on imprime il l'avant-bras un mouvement de flexion forcée, uid des dépressions latérales on sent, en dedans de l'olécrâne, la le du radius et la tête de cet os qui a conservé sa forme, son De et sa situation par rapport au corps de l'os, ainsi qu'on peut ïonvaincre en faisant subir à l'avant-bras des mouvements alteri de pronation et de supination. En dehors, le doigt touche le tranchant de la cavité sigmoïde du cubitus; en avant les saillies ^pressions de l'extrémité inférieure de l'hiiménts sont moins iciables, sauf le bord interne de la trocblée qui semble placé Miatement au-dessous de la peau. La main est dans une pronatnarquée; les mouvements volontaires sont très limités : la mane peut porter la main ni à la bouche ni à la tête. Les monve- » provoqués sont douloureux et peu étendus. Toutefois on B & produire des mouvements de latéralité qui n'existent pas à , normal. Nous portons le diagnostic : luxation complète du e en arrière sans fracture apophysaire.
tiovembre 1880. — Chloroforme. Nous tentons de réduire la ion & l'aide de l'appareil de Jarvis modilié par Mathieu. Pour
ta branche de cet appareil est fixée au niveau du poignet avec icelet de cuir lacé, pendant que le croissant vient prendre un ) d'appui 5ur le tiers inférieur de l'humérus. A cet effet, l'avant-
a ét£ porté dans la flexion à angle droit. Lorsque le dynamo- B marque 50 kilogrammes, nous essayons la coaptation en sai- Itd'ttoe main l'extrémité inférieure de l'humérus et en refoulant titre l'olécrAne. Nos efforts sont insufllsants. Nous faisons une plie tentative lorsque l'appareil indique une traction de 60 kilome*. L'avant-bras est maintenu le plus possible dans la flexion à t et pendant que nous pressons l'olécrâne avec une main,
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un aide exerce sur cette main une pression qui s'ajontelliilbkl Sous l'influence de cette double pression, nous eatoidounll craquement ligamenteux et nous sentons l'olécr&ne gliiw de la trochiëe humérale. La réduction étant complfete, luua tenons l'avant-bras dans la llcxion à angle droit, et afin d'èntK U danger d'arthrite, nous immobilisons le membre avec an mfi que nous laissons en place pendant vingt-cinq jours. |
Au bout de ce temps, nous constatons que la i-éduction s'atad tenue. Le coude a sa configuration normale; mais il perûttedeUo deur articulaire. Nous conseillons i la malade les mouvemenU |l gressiTs, le massage méthodique et les douches.
Obs. CLXIV. — Luxation ilio-ischialique complète du fêmwr, Fne duaoweil colijloidien. Réduction. — RiTiëre (Louis), cinquante-Deof i employé, entre le 30 juillet 1879, salle Sainte-Marthe, n* 16. S maigre, anémique, peu robuste, n'ayant néanmoins jamais n maladies graves.
Il y a six jours, en descendant d'un train en marche, il mit Je ] droit suruneécorce d'orange, glissa et tomba violemment snrlei droit. Douleur extrême au niveau de la hanche au moment mto l'accident ; il ne put se relever et fut conduit chez lui dans une ture. Un médecin appelé porta le diagnostic : luxation de la haa et conseilla au malade d'entrer à l'bApital.
Etat actuel. — La racine de la cuisse droite est considérabla augmentée de volume. La fesse est soulevée par une saillie i maie. Le pli fessier est élevé. La peau présente une teinte jain eccbymotique très étendue et plus accentuée à la face anléro-ext du membre. Au toucher, on sent immédiatement an-desni l'ischion, la tète du fémur reconnaissable & sa forme, Jt sa e