LUXATIONS
"^uée par le chloroforme. Application de l'appareil de Jarvis sui- ^W procédé habituel. La traction est poussée jusqu'au moment où ^iBamomètre accuse 165 kilogrammes. Alors, pendant que des ^ portent le membre dans l'abduction et dans la rotation en ton, nous tentons la coaptalion des surfaces articulaires. Cette bière tentative reste sans résultat, par suite de la faiblesse de la I métallique de l'appareil qui a été tordue pendant le mouvement kdaction et de rotation. Nous recourons alors à un autre procédé : aides font la contre-extension avec une alèze qui passe entre les les, pendant que d'autres font l'extension directement sur le ibre. Quand la traction nous parait suffisante, nous ordonnons de er le membre dans l'abduction et dans la rotation en dehors et \ parvenons à ramener la tête du fémur dans la cavité cotyloïdc. Muction est accusée par un bruit caractéristique. Malheureuset nous voyons presque aussitôt la luxation se reproduire en ie. La sortie de la tète fémorale s'accompagne d'un bruit de créion osseuse qui révèle l'existence d'une fracture du sourcil cotyen. Nous réduisons une seconde fois avec facilité en répétant les les manœuvres; mais afin de maintenir les surfaces articulaires lace, nous appliquons, séance tenante, un appareil ouaté compreslaintenu par un spica. Nous plaçons en outre le membre malade I une gouttière métallique. L'immobilisation est maintenue pen- . trente jours. Quand nous enlevons l'appareil, la réduction pery ce qui indique la consolidation. Le malade quitte le service des béquilles.
■. CLXY. — Luxation de Vastragale du pied droit en arrière et en «t. Réduction, — Grangean (Edouard), vingt et un ans, ferblanentre le 18 décembre 1878, salle Saint-Augustin, n"* 4. La veille, kit une chute d'une échelle.de la hauteur de dix échelons ; l'avantdroit s'est trouvé fortement fléchi sur la jambe ; il est tombé en it et à gauche. Immédiatement, douleur très vive dans tout le ; impossibilité de reposer sur le sol. Gonflement énorme une » et demie après l'accident.
E0£ actuel. — Tuméfaction considérable du pied et du quart infér de la jambe. Ecchymoses à la face dorsale du pied et au niveau i malléole interne. L' avant-pied est fléchi sur le pied qui a sub ion ensemble un mouvement d'abduction avec rotation en de- . La face plantaire est légèrement tournée en dehors, la voûte presque effacée. La face dorsale est élargie et présente une Bssion peu profonde en avant des malléoles, au niveau de Tintermédio- tarsien. A la face interne du pied, on trouve entre le teni*Achille et la malléole interne une saillie qui représente la 9 de la poulie astragalienne, en avant de la malléole interne une ) arrondie qui représente la tête de cet os. Dépression profonde
S84 MALADIES DES ARTICUUTIONS ET DE LIURS Umm
au-dessus et en avant de la malléole externe. Le calcaaJoa ;d refoulé en arrière et en haut, comme dans l'é([uimime.L(iii^ la seconde rangée du tarse font saillie à la plante do pied. Lm ■ léoles ont subi un écarlement de un demi-ceDUmètre; envil l'astragale a subi un mouvement de rotation en arribre nitaaf son axe transversal; cet os s'est en même temps renvené uM d'un quart de cercle autour de son axe antéro-postérieQr.Qail ses rapports complètement avec la mortaise tibio-péronibre,pHl lement avec le calcanéuffl et le scapholde. Douleurs très vivet es rées par la pression et les tentatives de mouvement. L'articoli tibio-tarsienne est immobile. Mobilité anormale au nivean deVid lation médio-tarsienne.
Repos. Immobilité du membre, compresses d'eau blanche.
34 décembre. — Le gonflement a beaucoup diminué. Chlocolb Tentative de réduction. L'extension est faite & la fois sur le di pied et sur la saillie postérieure du calcanéum, à l'aide d'un bu maintenu par des bandelettes de diactiylon. La contre-extensio faite directement sur la jambe préalablement fléchie. Quand h tion nous parait surBsante, nous saisissons l'astragale et non imprimons un double monvemenl de rotation d'arrière en an de dedans en dehors de façon & loi faire parcourir le chemin pendant laluxatîon ; nous sommes assez heureux pour obtenir! duction à la première tentative. Immobilisation du pied à l'aide appareil silicate.
10 janvier 1879. — Le malade sort avec son appareil, il mard s'aidant d'une canne. Quinze jours après il revient faire enlevât pareil. Les os du pied ont repris leurs rapports normaux, ■ existe une grande raideur articulaire.
inrUlUATlONS. 685
A la suite des entorses et des luxations nous étudierons
as des paragraphes particuliers : les inflammations aiguës
dtroniqiies des articulations, dont nous rapprochons les
ïTlkroses ; les affections diverses ayant abouti à la dégéné^'
cence fongueuse groupées sous letilre générique de tumeurs
nches; des affections spéciales telles que : corps étrangers
'Pilaires; déviation des articulations (genu valgum); laxité
igartiailaire; enfin les maladies des annexes des articula-
% {hjyromss).
ARTHBITES AIGUËS ET COBOKIOUES.
^Ous avons observé 9 cas d'arthrites : Cî.e genou était [affecté chez 7 malades; dans les t autres
, il s'agissait du coude.
fD'après leur cause, on peut tes diviser en : arthrites trau- -4Jbiques, 7; arthrites par propagation, I, et arthrite liée -^e maladie constitutionnelle,' 1 ; trois étaient aiguës, six roniques.
IMous analyserons rapidement ces observations.
e malade qui fait l'objet de l'observation CLXVIl, f^ssage d'une roue de voiture sur le genou avait déminé des lésions incompatibles avec la conservation du nbre , ouverture de l'articulation , arthrite purulente ftigut* , fièvre ardente, prostration, adynamie, ganme de la plaie; nous dûmes pratiquer l'amputation de ■cuisse afin de sauver le malade. L'examen de la pièce lomique nous montra l'étendue et la gravité des lésions : ttculation était pleine de pus, la synoviale écrasée ; la rôle plateau externe du tibia et le condyle interne du restaient broyés; tes organes contenus dans le creux po- S contus. Le sacrifice du membre procura la guérison.
086 MAUOIES DES AUTICULâTIOSS ET DE LEUHS ANSEÏtS.
11 est intéressant de rapprocher de ce fait le cas Je ]^m pénétrante du genou produite par un coup de haeW (ohs. CLXXV). La lecture de l'observation montre quece«< lésion engendra une arthrite purulente beaucoup grave et de forme chronique. La jambe prit progressivem* une position vicieuse et, quand nous vîmes le malade deux après le début des accidents, il existait une ankylose ossea complète et très solide avec une subluxation de la rotule dehors el luxation du libia en airifere.
ÎSous pratiquâmes la résectiou du genou afin d'obtenir redressement du membre; cette opération réussit complM ment et la guérison s'effectua en deux mois et demi.
Les contusions des articulations produisirent suivant intensité des désordres allant depuis l'arthrite légère fad meni guérie parles révulsifs, la compression et l'immolaï tion, jusqu'à la production de désordres assez graves p uécessiter l'amputation du membre ou la résection des exi mités articulaires. Aiusi, des chocs du genou contre unei Jure et contre un banc (obs. CLXVIII et CLXIX) avaienH terminé une plaie superficielle, une ecchymose et un épi chement articulati'e inflammatoire. Les topiques résolidl la compression avec appareil inamovible, amenèrent lagl rison eu 14 jours chez le premier malade, en deux mois dl
i^^ IHFLAN MATIONS. SB7
.^^ ^i^ichlée hamérale était nécrosée; or le début des accir^ ^^^Sreuionlail&râgede douze aos, époque à laquelle le point
^^m compltjnien taire n'a pas eocore paru.
. — /^ 1 nous rechorchoDs l' explication de celte singularité, nous
^^^ums plusieurs interprétations. Nous pouvons évoquer ce
^^^ qaa le développement des points épiphysaires varie avec
" ^^ individus, qu'il est précoce chez les uns, tardif chez les
- 4lfcj«s, et que, ctiez notre malade, l'apparition de ce point com-
&jnenlaire avait devancé Tépoque moyenne du développe-
- ^int. Ces! l'explicalionlaplussimple. Nous pouvonsimaginer,
^ tBBtre pari, que l'inflammation d'origine traumetique dé-
^Dppée au niveau des cartilages de conjugaison a proToqué
JfCfi point une suractivité nutritive et hâté l'apparition du
■ail osseux, mais que ultérieurement, la suppuration ayant
^pliî ce cartilage, le fragment osseux nouvellement déve-
•^hé s'est troivé privé de tout apport nutritif et s'est né-
~ -4Ébez le malade de l'observation CLXXIV, la marche avait ^dilTérente; l'arthrite du coude s'était développée par o, consécutivement à une ostéo-myélite centrale bumérus.
chutes de la hauteur de 3 et de 10 mètres produisi-
. des désordres articulaires qui aboutirent Jt l'arthrite
pique. Les débuts remontaient à 8 ans et à 2 ans. L'un
naïades (obs. CLXX), âgé de quarante-huit ans, pré-
pit les désordres de l'arthrite déformante, bosselures
th des productions calcaires autour des extrémités arlicu-
t du fémur et du tibia, épanchement, impuissance fonc-
nelle cooiplèle. La seule ressource qui lui restât était
bputation de la cuisse qu'il refusa.
hez l'autre malade (obs. CLXXI) l'inflammation articu-
eaniL-Iioréc d'abord par les vésicatoires et l'ignipuncture
t abouti à l'arthrite sèche avec ankylose osseuse partielle;
I l'iullueiice de la fatigue étaitsurvenue une poussée aigué
nous traitâmes par l'ignipuncture et la compression
e. Il CD résulta un grand soulagement.
I dernier cas d'arthrite chronique s'est produit chez une
INFUMMATIONS. 589
dans Tarticle. La synovie qui s'écoule est fortement chargée Arthrite purulente, ifonne. Nous faisons l'amputation de la cuisse à Tunion des
irieur et moyen, par la méthode circulaire, pendant qu'un
iprime la fémorale sur la crête pectinéale. Hémostasie tem-
avec nos pinces. L'amputation terminée, nous remplaçons
ses par des fils de catgut sur les principaux vaisseaux. Drain
Ë^fnnsflxion au voisinage de la surface de section du fémur et m transversal dont les extrémités sortent aux angles de la plaie. pe points de suture métallique profonds. Quinze points de métallique superficiels. Pansement alcoolisé phéniqué et ouaté Bssif.
coupe médiane et verticale de la pièce anatomique montre que ieulation est pleine de pus, la synoviale écrasée, la rotule, le ta externe du tibia et le condyle interne du fémur broyés, les contenus dans le creux poplité fortement contus.
— T. M= 37«,6. S=39*. On enlève la moitié des fils et on les rempar des bandelettes de tarlatane coUodionnées. Suppuration
par les drains.
.^ On enlève les derniers fils. Réunion partielle par première
I— T. M = 37«. S=37*,3. A partir de ce moment température normaux.
L — Abcès à la face antérieure du moignon. Incision et draiiTages et injections avec l'eau alcoolisée phéniquée. L — Suppuration tarie au niveau du drain par transfixion; re.
Suppuration profonde complètement tarie; on enlève les der- Irains. Il ne reste plus que des plaies superficielles insigniqaei'on cautérise avec le nitrate d'argent. I. — Guérison complète. Sortie.
CSLXVIII. — Arthrite traumatique du genou gauche. Compresses
Repos. Guérison. — Guaydon (Claude), quarante-trois ans,
% entre le 17 janvier 1879, salle Saint-Augustin, n° 72. Forte
ition. Alcoolisme; jamais de maladies graves. Il y a deux
en montant sur son siège, il s*est frappé violemment le genou
I contre la caisse de la voiture. Immédiatement douleur très
pdt claudication. Dans la soirée, gonQcment. Le lendemain,
|he impossible, repos au lit. Entrée à l'hôpital le surlendemain
Incident.
590 MALADIES DES ARTICULATIONS ET DB LIUBS iHHEUL
État actuel. — Gonflement peu considérable de la partis nfc du genou. Rougeur très accentuée des téguments. Ecchri niveau du bord externe de la rotule; plaie de 3 cenUmUrt téressant que la peau, & la Tace antérieure et médiane da ml Flexion douloureuse. Sensation de picotemeals ; doolenr i pression. La pression de la rotule donne le choc caraclénitii épaiichemcnt intra-arliculaire. Repos absolu. Compresse blanche.
Sept jours aprËs l'entrée, la rougeur, la douleur et le go' ont beaucoup diminué. La flexion de la jambe surlacuin sans souffrance. Même trailemenl.
ZG janvier. — Le malade se lève depuis hier, marche facile douleur, gonflement disparu.